Le vice-président de la Commission européenne, Margaritis Schinas, a effectué hier une tournée auprès des responsables libanais, à commencer par le président de la République Michel Aoun qui a plaidé devant lui pour un rapatriement des réfugiés syriens ayant fui leur pays avec le début de la guerre civile en 2011 et dont plus d’un million ont trouvé refuge au Liban.Avec la guerre en Syrie déclenchée en 2011, 6,6 millions de Syriens se sont réfugiés à l’étranger, s’installant dans
leur écrasante majorité dans les pays voisins, notamment en Turquie et au Liban. Le pays du Cèdre affirme accueillir sur son sol 1,5 million de Syriens, dont près d’un million inscrits auprès de l’ONU en tant que réfugiés. Selon un tweet de la présidence, M. Aoun a fait savoir à M. Schinas que « le Liban ne peut plus supporter le fardeau de la présence des réfugiés syriens et a demandé à l’Union européenne d’œuvrer pour faciliter le retour de ces réfugiés vers des zones sûres en Syrie ». « Le Liban, qui prend des mesures pour empêcher l’émigration illégale depuis son territoire, espère être traité de la même manière par les autres pays, notamment ceux de l’Union européenne », a affirmé le chef de l’État. « Le fait que la communauté internationale ignore les appels du Liban pour un retour des déplacés chez eux laisse croire qu’il y a une volonté de les garder au Liban, ce qui est inacceptable », a mis en garde M. Aoun. Quant à Margaritis Schinas, il a affirmé, selon Baabda, que l’UE « continuera à apporter son aide au Liban en attendant que le conditions soient réunies pour que les réfugiés rentrent chez eux ».
Le diplomate s’est ensuite entretenu avec le président du Parlement Nabih Berry et le chef du gouvernement Nagib Mikati, ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Abdallah Bou Habib et Bassam Maoulaoui.
Le vice-président de la Commission européenne est venu au Liban dans le cadre de la seconde étape de sa tournée auprès de plusieurs pays, à la lumière de la crise migratoire avec la Biélorussie. L’UE accuse Minsk d’avoir organisé des mouvements migratoires en délivrant des visas, notamment à des ressortissants de Syrie, d’Irak et du Yémen, et en affrétant des vols pour se venger des sanctions occidentales imposées au régime du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, l’an dernier après la brutale répression d’opposants.
À l’issue de sa réunion avec M. Mikati, le vice-président de la Commission européenne a tenu un point de presse au Grand Sérail. « J’ai obtenu des assurances de la part de mes interlocuteurs au Liban qui m’ont affirmé être prêts à travailler avec nous », a affirmé le responsable européen, en référence aux efforts visant à contrer le flux migratoire en provenance de la Biélorussie. « Nous devons construire une coalition internationale contre l’utilisation des populations comme pions politiques », a ajouté le responsable. « Je veux remercier le Liban pour ses efforts significatifs qu’il a déjà pris sur ce plan pour limiter le nombre de vols à destination de Minsk (...) » a-t-il également souligné.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Au risque de choquer plus d'un, mais peut être afin de les inciter à rentrer en Syrie, le gouvernement devrait durcir les conditions d'accueil des réfugiés.. à quel titre bénéficient ils de la gratuité sur l'eau et l'électricité au détriment des Libanais ? la fameuse la carte d’approvisionnement au profit des Libanais, c'est un peu l'arlésienne, on n'en parle, on ne la voit pas arriver. Toutes les aides émanant des organisations internationales, ne devraient elles pas bénéficier d'abord aux Libanais ?
16 h 37, le 13 novembre 2021