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Économie - Inflation

La livre se déprécie brutalement, poussant les prix de l’essence et du pain à la hausse

Il n’est pas improbable que les prix des carburants en viennent à évoluer de manière quotidienne, en fonction des fluctuations du cours de la monnaie nationale face au dollar.

La livre se déprécie brutalement, poussant les prix de l’essence et du pain à la hausse

Évoluant depuis quelque temps entre 20 000 et 21 000 livres, le taux de change sur le marché parallèle a brusquement bondi à 23 000 livres pour un dollar hier après-midi, avant de baisser quelque peu en soirée. Photo Getty/AFP

C’est une véritable réaction en chaîne, principalement due à la dépréciation de la livre libanaise sur le marché parallèle, à laquelle ont assisté les Libanais cette semaine. Oscillant autour des 21 000 livres en début de semaine, le taux dollar/livre a connu un bond ces derniers jours pour dépasser la barre des 23 000, avant de repasser sous ce seuil en début de soirée hier. Cette perte de valeur de la monnaie nationale (le taux évoluant ces dernières semaines entre 20 000 et 21 000 livres/dollar) s’est manifestée sans que L’Orient-Le Jour ne puisse confirmer ou infirmer qu’elle s’inscrit dans le sillage de la décision de la Banque du Liban (BDL) de modifier son mécanisme d’apport de devises pour certains biens encore subventionnés. Mercredi, cette dernière a en effet revu à la baisse, de 100 à 90 %, la quantité de dollars qu’elle fournissait aux importateurs de carburants à un taux de change fixé à 19 000 LL/dollar. Une décision qui avait créé un tollé le jour même parmi les professionnels du secteur, ceux-ci devant alors fournir les 10 % restants au taux du marché parallèle et prévenant en conséquence d’une hausse des prix des carburants. De fait, le prix de l’essence a augmenté hier, alors qu’il avait déjà été réévalué mercredi, selon l’habitude de tarification hebdomadaire prise par le ministère de l’Énergie et de l’Eau dans le cadre de la crise que traverse le pays depuis deux ans et de la levée progressive des subventions sur les carburants entamée au printemps dernier et finalisée il y a quelques semaines. Cette augmentation n’est toutefois pas une réelle surprise puisque le ministre de l’Énergie Walid Fayad avait rencontré jeudi le représentant des distributeurs de carburants au Liban, Fadi Abou Chacra, qui tirait la sonnette d’alarme depuis mardi. Ce dernier avait alors qualifié de « positive » cette réunion, sans donner plus de détails, tout en assurant qu’il n’y avait « pas de pénurie d’essence » dans le pays.

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Une affirmation que Walid Fayad avait également énoncée depuis les hauteurs de Baabda jeudi matin, avant d’insister sur le fait que les prix du marché « restent moins chers que ceux en vigueur dans certains pays voisins, pourtant producteurs de pétrole », omettant par là de préciser que le salaire minimum demeure fixé au Liban à 675 000 livres, soit l’équivalent d’à peine plus de 40 litres d’essence.

Vers une modification plus régulière des tarifs des carburants ?

De fait, selon les nouveaux tarifs publiés hier matin, le prix des 20 litres d’essence à 95 octane a augmenté de 2 300 livres et passe de 308 500 à 310 800 livres. Les 20 litres d’essence à 98 octane, produit quasiment introuvable sur le marché libanais, sont fixés à 319 600 livres contre 317 600, soit une hausse de 2 000 livres. Le prix du diesel, réservé aux véhicules qui en consomment, a, lui, augmenté de 18 400 livres, et il est désormais fixé à 311 000 livres, contre 292 600 jusqu’à présent. Un tarif qui a dépassé celui des 20 litres d’essence à 95 octane du fait que le mazout est intégralement payé en devises au taux parallèle, contrairement à l’essence dont seulement 10 % des devises sont donc achetées en dollars à ce même taux. Quant à la bonbonne de gaz domestique, elle se vend désormais à 266 000 livres, après une hausse de 14 900 livres.

Contacté par L’Orient-Le Jour, le porte-parole du syndicat des propriétaires de station-service, Georges Brax, explique que ce changement des prix des carburants, deux jours à peine après leur modification hebdomadaire, est dû « aux fortes fluctuations du taux dollar/livre sur le marché parallèle ». Le syndicaliste indique également qu’une telle modification des tarifs risque d’arriver de manière plus fréquente, « trois fois par semaine, voire au jour le jour », en fonction de ces fluctuations.

Nouvelle hausse du prix du pain

Jeudi soir, c’est pour le pain qu’une nouvelle liste des tarifs avait été annoncée par le ministère de l’Économie, comme il le fait régulièrement depuis le début de la crise. Il a parallèlement modifié les prix des différents types de farine, alors qu’en début de semaine, les boulangers du nord du pays se plaignaient d’une pénurie de cette matière première en raison du rationnement en électricité et de la hausse des prix des carburants.

Dans le détail, depuis hier, le grand paquet de pain blanc est toujours vendu en boulangerie à 9 000 livres, et à 9 500 dans les commerces, pour un poids minimal moindre, de 1 050 grammes, contre 1 200 grammes auparavant, constituant une hausse de 14,28 %. Le paquet moyen est réduit à 800 grammes au minimum (au lieu de 810 précédemment) et se vend en boulangerie à 7 000 livres, et à 7 500 dans les commerces, contre respectivement 6 500 et 7 000 livres, constituant ainsi une hausse de 8,04 %. Enfin, le petit paquet de pain se vend, lui, à 5 000 livres en boulangerie, et à 5 500 dans les commerces, également en hausse de 500 livres, pour un poids minimal inchangé de 380 grammes et donc une augmentation de 11,11 %. À noter qu’au kilo, c’est le grand paquet qui devient le moins cher, suivi par le moyen et par le petit.

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Selon le communiqué, ces prix sont basés sur le taux dollar/livre, mais aussi sur l’augmentation des prix des carburants et de celui du blé sur le marché mondial, ainsi que sur la pénurie en électricité. Les prix du sucre, de la levure, du sel et du sac en plastique entrent également dans la tarification du pain libanais, alors que la BDL subventionne les importations de blé à 100 % au taux officiel (1 507,5 livres le dollar). Avant la crise, les tarifs des deux paquets de pain, le petit et le moyen, étaient fixés à 1 000 et 1 500 livres respectivement.

C’est sur l’ensemble des prix des biens à la consommation que devrait « certainement » se répercuter cette nouvelle dépréciation, a averti, dans la presse, le président du syndicat des propriétaires de supermarché, Nabil Fahed. De son côté, celui du syndicat des importateurs de denrées alimentaires, Hani Bohsali, a indiqué à L’Orient-Le Jour que cela devrait avoir lieu « d’ici à une semaine, en fonction des futures fluctuations » du taux de change. Ce dernier a toutefois nuancé en précisant que chaque acteur de la profession était libre de décider quand appliquer une telle modification.

C’est une véritable réaction en chaîne, principalement due à la dépréciation de la livre libanaise sur le marché parallèle, à laquelle ont assisté les Libanais cette semaine. Oscillant autour des 21 000 livres en début de semaine, le taux dollar/livre a connu un bond ces derniers jours pour dépasser la barre des 23 000, avant de repasser sous ce seuil en début de soirée hier. Cette perte de valeur de la monnaie nationale (le taux évoluant ces dernières semaines entre 20 000 et 21 000 livres/dollar) s’est manifestée sans que L’Orient-Le Jour ne puisse confirmer ou infirmer qu’elle s’inscrit dans le sillage de la décision de la Banque du Liban (BDL) de modifier son mécanisme d’apport de devises pour certains biens encore subventionnés. Mercredi, cette dernière a en effet revu à la...
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AU PEUPLE LIBANAIS NOYE JUSQU,AU NEZ ON LE POUSSE SOUS L,EAU JUSQUE PAR DESSUS LES OREILLES. A L,ASPHYXIE TOTALE. MALHEUREUX PEUPLE TU AS LA FORCE DE TOUT CHANGER. QU,ATTENDS-TU ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

11 h 31, le 13 novembre 2021

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  • AU PEUPLE LIBANAIS NOYE JUSQU,AU NEZ ON LE POUSSE SOUS L,EAU JUSQUE PAR DESSUS LES OREILLES. A L,ASPHYXIE TOTALE. MALHEUREUX PEUPLE TU AS LA FORCE DE TOUT CHANGER. QU,ATTENDS-TU ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 31, le 13 novembre 2021

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