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Économie - Carburant

Essence et électricité : le ministre de l’Énergie fait le point

Essence et électricité : le ministre de l’Énergie fait le point

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Walid Fayad, hier, à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Walid Fayad, s’est rendu à Baabda hier pour faire le point avec le chef de l’État, Michel Aoun, sur les derniers développements dans les dossiers de l’électricité et du carburant. À l’issue de cette réunion, le ministre a répondu aux questions de la presse et s’est voulu rassurant en affirmant qu’« il n’y a pas de pénurie de carburant » sur le marché local, après des craintes parmi les Libanais ces derniers jours d’un retour aux files d’attente observées aux abords des stations-service ces derniers mois.

Une légère panique observée hier par les acteurs du secteur, à la suite de la décision de la Banque du Liban (BDL) de ne plus fournir aux propriétaires de stations-service que 90 % de son apport en devises, à un taux dollar/livre fixé à 19 000, les obligeant à payer les 10 % restants de la facture d’essence en dollars en les achetant sur le marché parallèle au taux en vigueur (autour de 21 400 livres le dollar, hier).

Alors que les prix des carburants connaissent une hausse presque continue depuis la levée des subventions de la BDL, mises en place en octobre 2019, il y a quelques semaines, les professionnels du secteur avaient demandé mercredi à la banque centrale de revenir sur cette décision, craignant une plus grande inflation encore sur ces biens, dont les tarifs sont réévalués chaque semaine par le ministère.

Face à ces craintes, Walid Fayad a expliqué hier que cette modification du mécanisme de financement est « une méthode de tarification qui répartit la distribution de l’accès aux devises parmi les différents acteurs du processus » d’achat de l’essence. Quant aux prix des hydrocarbures, « bien qu’(ils) ne plaisent pas, il s’agit, au final, des prix du marché, qui restent moins chers que ceux en vigueur dans certains pays voisins, pourtant producteurs de pétrole », a-t-il affirmé.

Une déclaration qui omet toutefois le fait que le prix des 20 litres d’essence, fixé depuis mercredi à 308 500 livres, représente à peine moins de la moitié du salaire minimum, fixé à 675 000 livres, dans un pays en plein effondrement depuis plus de deux ans.Une réunion s’est ensuite tenue hier après-midi avec les différents acteurs du secteur, dont le représentant des distributeurs de carburant au Liban, Fadi Abou Chacra, qui a lui-même déclaré à son issue que « les quantités de carburant sont sécurisées sur l’ensemble du territoire ».

Électricité

Sur le dossier de l’électricité, Walid Fayad a indiqué avoir discuté avec Michel Aoun du suivi du projet d’importation de gaz égyptien et d’électricité jordanienne pour approvisionner le pays en courant. « Nous espérons arriver à une augmentation de l’approvisionnement en électricité dans les prochains mois », a-t-il souligné, ajoutant qu’un « équilibre doit être trouvé » concernant le réseau local, en augmentant les factures tout en protégeant les personnes à revenus limités.

Le ministre a en outre assuré que son ministère travaille, en coopération avec celui de l’Économie et du Commerce, pour « empêcher tout abus » concernant la vente d’électricité par les propriétaires de générateurs privés. « De nombreuses transgressions sont observées mais on ne peut les éliminer d’un coup », a-t-il prévenu, insistant sur le fait que les propriétaires de ces groupes électrogènes « n’ont pas le droit de refuser l’installation de compteurs » de consommation, ce qui serait équivalent à « un crime ». L’objectif étant en effet de « permettre aux consommateurs de surveiller leur consommation électrique afin, si nécessaire, de la rationaliser ».

Pour ce faire, le ministère de l’Économie avait donné un dernier délai, qui a expiré en début de semaine, aux propriétaires de générateurs pour installer ces compteurs, alors que la facture de l’abonnement à ces infrastructures palliant le rationnement du courant fourni par l’État a atteint des sommets ces dernières semaines, sur fond de suppression des subventions sur le mazout.

Par ailleurs, l’établissement public Électricité du Liban (EDL) devrait recevoir aujourd’hui une livraison de gasoil importé par la société ZR Energy DMCC, comme l’a indiqué mercredi à L’Orient-Le Jour la Direction du pétrole, au sein du ministère de l’Énergie et de l’Eau. Deux autres commandes devraient suivre dans les prochains jours.

Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Walid Fayad, s’est rendu à Baabda hier pour faire le point avec le chef de l’État, Michel Aoun, sur les derniers développements dans les dossiers de l’électricité et du carburant. À l’issue de cette réunion, le ministre a répondu aux questions de la presse et s’est voulu rassurant en affirmant qu’« il n’y a pas de pénurie de carburant » sur le marché local, après des craintes parmi les Libanais ces derniers jours d’un retour aux files d’attente observées aux abords des stations-service ces derniers mois.Une légère panique observée hier par les acteurs du secteur, à la suite de la décision de la Banque du Liban (BDL) de ne plus fournir aux propriétaires de stations-service que 90 % de son apport en devises, à un taux dollar/livre fixé à...
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