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Moyen-Orient - Diplomatie

Consulat à Jérusalem : Washington n’a « pas besoin » du feu vert d’Israël, affirment les Palestiniens

L’État hébreu suggère plutôt aux Américains d’ouvrir le consulat à Ramallah.

Consulat à Jérusalem : Washington n’a « pas besoin » du feu vert d’Israël, affirment les Palestiniens

Le Premier ministre palestinien, Mohammad Shtayeh, le 10 novembre 2021. Abbas Momani/AFP

Les États-Unis « n’ont pas besoin de la permission » d’Israël pour rouvrir leur consulat pour les Palestiniens à Jérusalem, a soutenu hier le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayeh, appelant Washington à imposer des sanctions contre les colonies et à juguler le déficit de son administration.

Le président américain, Joe Biden, s’était engagé ces derniers mois à rouvrir le consulat pour les Palestiniens à Jérusalem, fermé sous Donald Trump, qui avait aussi reconnu la Ville sainte comme la capitale uniquement d’Israël, au grand dam des Palestiniens.

Les Palestiniens souhaitent faire de Jérusalem-Est, secteur de la ville qu’Israël occupe depuis 1967, la capitale de l’État auquel ils aspirent, tandis que l’État hébreu a décrété la ville « une et indivisible ».

Au cours du week-end dernier, Israël s’est catégoriquement opposé à la réouverture à Jérusalem du consulat américain auprès des Palestiniens. « Un consulat américain servant les Palestiniens n’a pas sa place à Jérusalem. Nous exprimons notre position clairement, tranquillement et sans faire de drame », a déclaré samedi soir le Premier ministre israélien Naftali Bennett lors d’une conférence de presse. « Si (les Américains) veulent ouvrir un consulat à Ramallah (Cisjordanie), nous n’avons aucun problème avec cela », a renchéri à ses côtés le chef de la diplomatie, Yaïr Lapid, une proposition balayée du revers de la main par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. « Les dirigeants palestiniens n’accepteront pas la réouverture du consulat américain à Jérusalem-Est, la capitale de l’État de Palestine. L’administration américaine s’est engagée à rouvrir ce consulat, une mesure dont nous avons été officiellement informée, et nous attendons sa mise en œuvre dans un proche avenir », a réagi dimanche la présidence.

Début septembre, le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid avait dit son opposition à la réouverture du consulat pour les Palestiniens à Jérusalem disant que la Ville sainte « était la capitale d’Israël et d’Israël seulement » et que cette mesure risquait de « déstabiliser » le nouveau gouvernement.

« Ramallah n’est pas Jérusalem, Ramallah n’est pas la capitale de la Palestine (...) Pour nous, la réouverture du consulat à Jérusalem-Est a une grande signification politique », a rétorqué hier M. Shtayeh. « Nous voulons que ce consulat à Jérusalem soit la future ambassade des États-Unis pour l’État de Palestine », a-t-il encore dit lors d’une rencontre avec la presse étrangère à Ramallah. « Je suis certain que les États-Unis n’ont pas besoin de la permission de qui que ce soit, car Jérusalem-Est est un territoire occupé (...) Nous avons bon espoir que (l’administration Biden) va respecter sa promesse », a ajouté M. Shtayeh.

Il a par ailleurs appelé Washington, premier soutien d’Israël, à imposer des sanctions contre les produits issus des colonies, où vivent plus de 675 000 Israéliens à Jérusalem-Est et en Cisjordanie alors que la colonisation israélienne est illégale au regard du droit international. Il a à cet effet évoqué le cas de la société israélienne NSO, créatrice du logiciel espion Pegasus, placée la semaine dernière sur la liste noire américaine des compagnies menaçant la sécurité d’État. « Si l’administration américaine peut imposer des sanctions à l’entreprise israélienne à l’origine du logiciel Pegasus (...) je crois que les États-Unis peuvent aussi imposer des sanctions aux produits venant des colonies », a ajouté M. Shtayeh.

Le Premier ministre palestinien a rencontré hier à Ramallah une délégation du Congrès américain. « Par le passé, les États-Unis nous aidaient à combler notre déficit budgétaire (...) et j’ai demandé aujourd’hui aux membres du Congrès de nous aider en ce sens », a ajouté M. Shtayeh, alors que la Banque mondiale vient d’alerter sur le déficit palestinien, qui devrait atteindre 1,36 milliard de dollars en 2021.

Source : AFP

Les États-Unis « n’ont pas besoin de la permission » d’Israël pour rouvrir leur consulat pour les Palestiniens à Jérusalem, a soutenu hier le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayeh, appelant Washington à imposer des sanctions contre les colonies et à juguler le déficit de son administration.Le président américain, Joe Biden, s’était engagé ces derniers mois à rouvrir le consulat pour les Palestiniens à Jérusalem, fermé sous Donald Trump, qui avait aussi reconnu la Ville sainte comme la capitale uniquement d’Israël, au grand dam des Palestiniens.Les Palestiniens souhaitent faire de Jérusalem-Est, secteur de la ville qu’Israël occupe depuis 1967, la capitale de l’État auquel ils aspirent, tandis que l’État hébreu a décrété la ville « une et indivisible ».Au cours du...
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