La Syrie a pour la première fois enregistré l’an dernier le plus grand nombre de victimes de mines, devant l’Afghanistan, selon le rapport annuel de l’Observatoire des mines, une coalition d’ONG, publié hier. Pour la première fois depuis que l’Observatoire des mines a commencé son suivi en 1999, le plus grand nombre de victimes annuelles a été documenté l’an dernier en Syrie (2 729 morts et blessés), pays non signataire du Traité d’interdiction des mines. Jusqu’à présent, l’Afghanistan et la Colombie, deux pays signataires du traité, se trouvaient en tête du classement. Dans son rapport, l’Observatoire précise, concernant la Syrie, n’avoir pas « documenté ou confirmé, pendant la période considérée, l’utilisation de mines antipersonnel par les forces gouvernementales syriennes ou les forces russes participant à des opérations militaires conjointes en Syrie ». « Les groupes armés non étatiques en Syrie ont probablement continué à utiliser des mines terrestres improvisées, comme les années précédentes, mais l’accès limité (...) au territoire sous le contrôle des groupes armés non étatiques a rendu difficile la confirmation d’une nouvelle utilisation » de mines, ajoute-t-il.
Moyen-Orient - Rapport
La Syrie a enregistré le plus grand nombre de victimes de mines en 2020
OLJ / le 11 novembre 2021 à 00h00


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