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Moyen-Orient - TROUBLES

Au Soudan, les procivils mettent en garde contre « un coup d’État rampant »

Au Soudan, les procivils mettent en garde contre « un coup d’État rampant »

Des manifestants contre les perspectives d\'un pouvoir militaire, à Khartoum, le 21 octobre 2021. Reuters/Mohamed Nureldin Abdallah

La coalition procivils au Soudan a réitéré samedi son soutien au Premier ministre Abdallah Hamdok, mettant en garde contre « un coup d’État rampant » lors d’une conférence de presse que des manifestants hostiles ont brièvement tenté d’empêcher. « Nous renouvelons notre confiance au gouvernement et au chef du gouvernement », a martelé Yasser Arman, un des leaders des Forces de la liberté et du changement (FLC), fer de lance de la révolte qui a démis l’autocrate Omar el-Béchir en 2019.

« La crise actuelle est une machination, un coup d’État rampant », a-t-il poursuivi alors que le Soudan, déjà englué dans un marasme politique et économique, est le théâtre depuis un mois du blocage de son principal port dans l’Est et que des centaines de manifestants réclament depuis une semaine un « gouvernement militaire » aux portes du palais présidentiel.

Face à ces promilitaires, les partisans d’un transfert complet du pouvoir aux civils se sont mobilisés jeudi dernier par dizaines de milliers, prenant la rue dans une démonstration de force qui, pour les experts, ne va malgré tout pas accélérer la difficile transition après 30 ans de dictature. Signe que les tensions ne sont pas retombées, une centaine de manifestants ont brûlé des pneus samedi devant l’agence officielle SUNA qui accueillait la conférence de presse des FLC, forçant la coalition à repousser sa prise de parole de deux heures. « Ce sont des partisans du régime Béchir », a accusé M. Arman, une accusation que les procivils renvoient également aux participants au sit-in promilitaires tenu non loin de SUNA. Samedi également, M. Hamdok a affirmé ne pas avoir ordonné de remaniement de son cabinet, ni même de changement au sein des autorités de transition, alors que depuis des jours, les rumeurs de remplacement se multiplient.

Khartoum est depuis plusieurs jours le théâtre d’un ballet diplomatique. Après la venue de la responsable de l’Afrique au sein de la diplomatie britannique, l’émissaire des États-Unis pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman, a rencontré samedi les dirigeants soudanais.

Devant M. Hamdok, le général Abdel Fattah el-Burhane – chef du Conseil de souveraineté qui gère la transition – et son numéro 2, le commandant paramilitaire Mohammad Hamdan Daglo, M. Feltman a plaidé pour « une transition démocratique civile comme le réclame le peuple ». Il les a également appelés à « redire leur attachement à travailler ensemble », précise l’ambassade américaine à Khartoum, alors que le plan de transition de 2019 prévoit une remise du pouvoir aux civils avant les premières élections libres depuis 30 ans, prévues fin 2023.

Source : AFP


La coalition procivils au Soudan a réitéré samedi son soutien au Premier ministre Abdallah Hamdok, mettant en garde contre « un coup d’État rampant » lors d’une conférence de presse que des manifestants hostiles ont brièvement tenté d’empêcher. « Nous renouvelons notre confiance au gouvernement et au chef du gouvernement », a martelé Yasser Arman, un des...

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