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Économie - Pétrole

Les tensions sur l’offre poussent le Brent au sommet en trois ans

Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse hier, tirés par une offre restreinte d’or noir notamment aux États-Unis après l’ouragan du mois dernier, et par une demande toujours forte. Le Brent atteignait un sommet en près de trois ans.

En fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 77,68 dollars à Londres, en augmentation de 0,57 % par rapport à la clôture de jeudi, après avoir touché quelques instants plus tôt 77,87 dollars, soit son plus haut niveau depuis fin octobre 2018. À New York, le baril de WTI pour le même mois progressait de 0,41 %, à 73,60 dollars.

« La hausse des prix est facilitée par une offre limitée couplée à une demande robuste, ce qui entraîne un resserrement notable du marché pétrolier », résume Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank. Dans une note publiée vendredi, les analystes d’UBS voient le baril de Brent atteindre 80 dollars d’ici à la fin du mois, notamment à la faveur de la « baisse continue des stocks de pétrole ».

L’offre est particulièrement perturbée aux États-Unis car l’industrie pétrolière du premier producteur et consommateur de brut au monde subit toujours les effets de l’ouragan Ida dans le golfe du Mexique et en Louisiane à fin août. Au total, « 30 millions de barils n’ont pas été extraits ces 28 derniers jours, et la production n’a pas retrouvé son niveau normal », ont calculé les analystes d’UBS. Le Bureau de régulation de l’environnement et de la sécurité (BSEE) a indiqué jeudi qu’encore 16 % de la production de brut dans le golfe du Mexique était interrompue.

Les réserves commerciales de brut s’en ressentent. Lors de son point hebdomadaire mercredi, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) a rendu compte d’une nouvelle diminution, la septième consécutive. « Les travaux de maintenance au Kazakhstan, ainsi que des perturbations imprévues de l’offre au Nigeria, au Mexique et en Libye, ont aussi pesé sur la production de l’Opep+ », cartel de pays producteurs emmené par l’Arabie saoudite et la Russie, ajoute UBS.

Jeffrey Halley, d’Oanda, relève aussi la flambée des prix du gaz naturel, qui entraîne un report de la demande sur l’or noir, devenu par comparaison plus compétitif, tandis que la faiblesse du dollar rend le brut moins onéreux pour les investisseurs munis d’autres devises.

Or la demande pétrolière mondiale va connaître un fort rebond après une contraction cet été, causée par la résurgence de cas de Covid-19 en Asie, affirme l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s’attend quant à elle à ce que la demande mondiale de brut dépasse son niveau d’avant la pandémie l’an prochain, tirée par la vaccination et la reprise économique. « L’absence de nouveaux confinements en Europe, la reprise solide du transport routier en Chine et l’abandon par les États-Unis des restrictions pour les voyages internationaux (pour les personnes vaccinées, NDLR) à partir de novembre sont autant de facteurs » qui soutiennent la demande, estime Louise Dickson, de Rystad.


Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse hier, tirés par une offre restreinte d’or noir notamment aux États-Unis après l’ouragan du mois dernier, et par une demande toujours forte. Le Brent atteignait un sommet en près de trois ans.En fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 77,68 dollars à Londres, en augmentation de 0,57 % par...

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