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Société - Protection des animaux

Tollé après la découverte de chiens morts sur le campus de Hadath de l’UL

Après l’alerte lancée par l’association Animals Lebanon, l’Université libanaise nie toute implication dans cette affaire macabre et lance une enquête.

Tollé après la découverte de chiens morts sur le campus de Hadath de l’UL

Un des chiens errants qui avaient l’habitude de se promener sur le campus de l’UL. Photo Animals Lebanon

Les étudiants et enseignants du campus de l’Université libanaise à Hadath ont eu la mauvaise surprise, cette semaine, de découvrir plusieurs chiens morts, visiblement empoisonnés, dans l’enceinte de l’université, rapporte l’association de défense des animaux, Animals Lebanon. Informée par des membres du personnel et des étudiants, l’ONG a lancé l’alerte en diffusant des images sur les réseaux sociaux et mis en garde contre de tels agissements. Contactée par L’Orient-Le Jour, l’administration de l’Université libanaise, unique établissement d’enseignement supérieur public du pays, s’est défendue d’avoir pris part à de telles actions, malgré ses nombreuses plaintes concernant la présence de chiens errants sur le campus.

« Nous avons reçu plusieurs photos et vidéos où l’on aperçoit les chiens morts et du sang par terre. Au moins 12 chiens ont été tués et enterrés sur le campus, selon les informations qu’on nous a fournies. Ces animaux étaient appréciés des étudiants qui leur donnaient souvent à manger », indique à L’Orient-Le Jour Maggie Chaaraoui, vice-présidente d’Animals Lebanon. Dans les images diffusées, on voit un chien ensanglanté, un autre en train d’agoniser à terre. Sitôt publiées en ligne, ces images choquantes ont provoqué l’indignation de nombreux internautes et relancé le débat sur la cruauté envers les animaux errants dans le pays, qui n’a rien perdu de son acuité malgré les soucis liés à la crise économique et sociale.

Le recteur « attristé »

Animals Lebanon indique avoir réussi à entrer en contact avec le recteur de l’université, Fouad Ayoub, pour tenter de comprendre la raison qui se cache derrière ces actes violents. « M. Ayoub était très réceptif et attristé. Il nous a assuré qu’il n’était pas au courant de la mort de ces animaux et qu’il allait mener l’enquête pour comprendre ce qui s’est passé », souligne Mme Chaaraoui. « Le campus de Hadath est très bien surveillé et personne ne peut y entrer sans autorisation », poursuit-elle, appelant à retrouver le coupable. Elle révèle par ailleurs qu’un incident similaire avait été rapporté à Animals Lebanon il y a cinq ans par un ancien étudiant de l’UL. La militante rappelle que le Liban dispose depuis 2017 de la loi 47 pour la protection des animaux. Cette législation établit notamment les règles pour la possession d’animaux domestiques ainsi que les régulations des zoos et animaleries et interdit la possession d’animaux sauvages ou menacés. Elle prévoit également des sanctions en cas de maltraitance envers les animaux.

Pour mémoire

Abandonnés, parfois même empoisonnés, les animaux domestiques font également les frais du coronavirus

Contactée par L’OLJ, Houda Moukannas, coordinatrice générale du bureau d’information et de communication à l’UL, dément toute implication de l’université dans ces actes barbares, même si l’administration n’appréciait pas la présence des chiens errants sur le campus. « La direction du campus a sollicité la municipalité de la région à plusieurs reprises à la suite de morsures subies par certains étudiants, mais celle-ci n’a pas réagi, assure-t-elle. Toutefois, tuer des chiens ne fait certainement pas partie de notre politique. Il s’agit d’un acte individuel dont on accuse l’université. » Elle renchérit : « Nous ne savons pas qui est responsable de l’élimination de ces chiens, nous en avons simplement été notifiés ultérieurement. Le campus de Hadath est immense, nous ne pouvons pas tout surveiller. » Elle ajoute que l’UL a pris contact avec les associations de protection des animaux pour trouver des solutions à la présence des chiens errants dans le secteur.

Maggie Chaaraoui assure pour sa part qu’Animals Lebanon est prête à fournir son aide, mais que l’association ne peut pas mener le combat toute seule, surtout en ces temps de crise. « Il faut mettre en place un plan visant à gérer la présence des chiens errants. Selon la loi 47, c’est aux municipalités et au ministère de l’Agriculture de le faire. Nous sommes prêts à offrir notre soutien, mais nous manquons de fonds », indique-t-elle. Malgré le vote de la loi 47, aucun plan d’action pour gérer le phénomène des animaux non domestiqués n’a été mis en place et de nombreuses municipalités et particuliers ont toujours recours à la pratique barbare et dangereuse de l’empoisonnement pour se débarrasser des chiens errants.


Les étudiants et enseignants du campus de l’Université libanaise à Hadath ont eu la mauvaise surprise, cette semaine, de découvrir plusieurs chiens morts, visiblement empoisonnés, dans l’enceinte de l’université, rapporte l’association de défense des animaux, Animals Lebanon. Informée par des membres du personnel et des étudiants, l’ONG a lancé l’alerte en diffusant des...

commentaires (3)

Lorsqu’on tue tout un peuple sans état d’âme et sans être inquiétés rien ne les empêche de tuer toute âme vivante pour ternir l’image de ce pays qui est passé d’un pays en voie de développement au rang des pays les plus sous développés et corrompus du monde.

Sissi zayyat

13 h 03, le 23 septembre 2021

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Commentaires (3)

  • Lorsqu’on tue tout un peuple sans état d’âme et sans être inquiétés rien ne les empêche de tuer toute âme vivante pour ternir l’image de ce pays qui est passé d’un pays en voie de développement au rang des pays les plus sous développés et corrompus du monde.

    Sissi zayyat

    13 h 03, le 23 septembre 2021

  • QUAND UN PAYS, UN PEUPLE EST GOUVERNE PAR DES ASSASSINS !

    Gaby SIOUFI

    10 h 47, le 23 septembre 2021

  • Pays de Barbares!

    Robert Moumdjian

    03 h 14, le 23 septembre 2021

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