Rechercher
Rechercher

Économie - Hydrocarbures

Le prix de l’essence en légère baisse, ceux du mazout et du gaz revus à la hausse

Le prix de l’essence en légère baisse, ceux du mazout et du gaz revus à la hausse

Les « files de l’humiliation » ne désemplissent pas, causant des embouteillages sur plusieurs kilomètres. Photo P.H.B.

Les prix du mazout et du gaz, en sévère pénurie au Liban, ont été revus à la hausse hier, alors que celui de l’essence a légèrement baissé, a annoncé la Direction générale du pétrole, rattachée au ministère de l’Énergie et de l’Eau. La tarification hebdomadaire des carburants a été publiée au moment où la levée des subventions sur ces produits fait actuellement l’objet de discussions entre le ministère et la Banque du Liban (BDL), selon le porte-parole du syndicat des propriétaires de station-service, Georges Brax. Les tarifs postlevée des subventions, qui devraient être publiés la semaine prochaine, connaîtront une hausse brutale, alors que le pays est en crise et que près de trois quart des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon l’Escwa.

À partir d’aujourd’hui donc, le prix des 20 litres d’essence 95 octane coûte désormais 126 400 livres, après une légère baisse de 200 livres, et celui des 20 litres 98 octane est passé de 130 800 à 130 500 livres. Le prix du mazout, lui, a été revu à la hausse : ce produit se vend désormais à 98 600 livres, contre 98 100 la semaine dernière. Enfin, la bonbonne de gaz s’échange à 92 000 livres, son prix ayant augmenté de 600 livres.

Le mois dernier, les responsables libanais avaient annoncé une suppression partielle des subventions par la BDL sur le carburant et le calcul des prix selon un taux de 8 000 livres pour un dollar jusqu’à fin septembre, contre 3 900 livres depuis fin juin. Cette décision n’a toutefois pas débloqué la crise des carburants dans le pays, notamment due au stockage illégal de ces produits et à la contrebande vers la Syrie.

Mardi, Georges Brax avait affirmé que les subventions sur les carburants allaient être supprimées d’ici à quelques jours, des propos qui ont été confirmés à L’Orient-Le Jour par d’autres sources proches du dossier. Selon le syndicaliste, les tractations entre la BDL et le ministère de l’Énergie portent sur deux possibilités : soit les subventions seront supprimées mais l’approbation des importations de carburants restera aux mains de la banque centrale qui débloquera des crédits en devises au taux du marché parallèle (actuellement autour de 18 400 livres pour un dollar) ; soit les importations seront complètement libres et les décisions concernant les quantités achetées à l’étranger seront prises directement par les sociétés concernées. Cependant, ces deux méthodes risquent grandement de déprécier la livre, qui a déjà perdu plus de 92 % de sa valeur depuis la fin de l’été 2019, enfonçant encore plus le pays et ses habitants dans la crise et la pauvreté.

Entre-temps, un grand nombre d’automobilistes font toujours la queue au quotidien pendant de longues heures devant les stations-service encore ouvertes, dans ce qui est désormais qualifié de « files de l’humiliation », causant des embouteillages sur plusieurs kilomètres.

Les prix du mazout et du gaz, en sévère pénurie au Liban, ont été revus à la hausse hier, alors que celui de l’essence a légèrement baissé, a annoncé la Direction générale du pétrole, rattachée au ministère de l’Énergie et de l’Eau. La tarification hebdomadaire des carburants a été publiée au moment où la levée des subventions sur ces produits fait actuellement l’objet de discussions entre le ministère et la Banque du Liban (BDL), selon le porte-parole du syndicat des propriétaires de station-service, Georges Brax. Les tarifs postlevée des subventions, qui devraient être publiés la semaine prochaine, connaîtront une hausse brutale, alors que le pays est en crise et que près de trois quart des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, selon l’Escwa. À partir d’aujourd’hui donc, le prix des 20...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut