Rechercher
Rechercher

Économie - Électricité

Nehmé donne six mois aux propriétaires de générateurs privés pour installer des compteurs

Nehmé donne six mois aux propriétaires de générateurs privés pour installer des compteurs

Des disjoncteurs à l’extérieur d’un bâtiment. Photo João Sousa

Le ministre sortant de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a donné hier via une circulaire un délai de six mois aux propriétaires de générateurs privés, infrastructures utilisées pour pallier le rationnement sévère du courant public, pour installer à leurs propres frais des compteurs électromécaniques pour leurs clients, afin de calculer leur consommation mensuelle d’électricité et de les facturer en fonction. « Si un client achète un compteur à ses propres frais, le propriétaire du générateur privé devra déduire ce montant de la facture », a souligné le texte. Le ministre y a également précisé que ces réductions peuvent être échelonnées sur six mois.

Cette intervention du ministre arrive quelques jours après l’augmentation du prix du kilowattheure (kWh) produit par les générateurs privés de 19,8 % en août, soit 2 367 livres libanaises. Un tarif fixé à la fin de chaque mois par le ministère de l’Énergie et de l’Eau et qui a été calculé en fonction du prix du mazout évalué à 68 477 livres les 20 litres, alors que les prix du carburant poursuivent leur hausse. Ces pénuries auront d’ailleurs grandement affecté toutes les catégories de la société, au point que les Nations unies ont décidé mercredi d’octroyer 10 millions de dollars pour faire face à la crise des carburants et au manque d’eau.

Par ailleurs, la direction générale de la Sûreté générale au Liban a annoncé hier la relance de l’activité de son poste frontalier de Abboudiyé (Liban-Nord), après une interruption de sept jours due à une panne du réseau internet dans la région, liée à la pénurie de mazout. Vendredi dernier, l’opérateur public en charge des télécoms au Liban, Ogero, avait annoncé l’interruption du réseau internet jusqu’à nouvel ordre dans plusieurs zones du Liban-Nord, dans l’attente que ses infrastructures dans cette région soient alimentées en mazout pour faire fonctionner les générateurs.

Il convient de rappeler que les propriétaires de générateurs privés sont illégaux mais tolérés depuis des années, Électricité du Liban ne produisant pas assez de courant électrique pour alimenter le pays en raison du manque d’infrastructures et, ces derniers mois, d’une grave crise de liquidités l’empêchant d’acquérir du carburant pour faire fonctionner ses centrales. Depuis octobre 2018, le gouvernement oblige les propriétaires de générateurs à installer à leur charge des compteurs chez leurs clients pour les facturer selon leur consommation. Deux ans plus tard, cette décision ne semble toujours pas être respectée sur la totalité du territoire libanais, alors que les montants dus aux exploitants explosent en raison du rationnement sévère du courant fourni par EDL, limité à quelques heures par jour, et des pénuries de carburant qui poussent certains propriétaires de groupes électrogènes à se procurer du mazout sur le marché noir.

Le ministre sortant de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a donné hier via une circulaire un délai de six mois aux propriétaires de générateurs privés, infrastructures utilisées pour pallier le rationnement sévère du courant public, pour installer à leurs propres frais des compteurs électromécaniques pour leurs clients, afin de calculer leur consommation mensuelle d’électricité et de les facturer en fonction. « Si un client achète un compteur à ses propres frais, le propriétaire du générateur privé devra déduire ce montant de la facture », a souligné le texte. Le ministre y a également précisé que ces réductions peuvent être échelonnées sur six mois. Cette intervention du ministre arrive quelques jours après l’augmentation du prix du kilowattheure (kWh) produit par les générateurs...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut