Au lendemain de l’annonce du constructeur automobile nippon Toyota de la réduction de sa production mondiale en septembre de 40 % par rapport à ce qu’il avait prévu en raison d’une pénurie de pièces, le géant automobile allemand Volkswagen va lui aussi réduire sa production en raison de la pénurie internationale de semi-conducteurs, a-t-il indiqué hier.
La plus grande usine du groupe, le site historique à Wolfsburg, « doit à nouveau adapter son fonctionnement à la situation d’approvisionnement » en puces qui « restera volatile et tendue au troisième trimestre », a expliqué un porte-parole. La semaine du 23 août, seule l’équipe du matin y produira des véhicules tandis que les autres seront au chômage partiel. Chez la filiale Audi, très rentable, la reprise de production sera décalée d’une semaine dans deux usines allemandes. De nouvelles hausses des contaminations de Covid-19, « notamment en Malaisie », entraînent « de nouvelles fermetures d’usines chez d’importants producteurs », ajoute-t-il dans un communiqué.
Volkswagen compte toutefois « rattraper les retards de production au second semestre ». Le patron Herbert Diess avait indiqué fin juillet qu’un « nombre à six chiffres », soit au moins 100 000 voitures ne pouvaient pas être fabriquées en raison de la pénurie.
Signe de l’impact durable et profond des problèmes d’approvisionnement, qui découlent de la pandémie de Covid-19, le géant Toyota s’apprête à réduire sa production mondiale en septembre de 40 % par rapport à ce qu’il avait prévu. Sur les 360 000 véhicules produits en moins par rapport à l’objectif initial, 140 000 devaient l’être au Japon, 80 000 aux États-Unis, 80 000 en Chine et 40 000 en Europe. Toyota a récupéré plus rapidement de l’impact du Covid-19 que nombre de ses concurrents dans le monde. Il a aussi su plutôt bien gérer jusqu’ici la pénurie mondiale de semi-conducteurs, qui perturbe l’industrie automobile depuis des mois, grâce notamment à sa profonde connaissance de ses chaînes d’approvisionnement.
En Allemagne, BMW et Daimler étaient également concernés par le chômage partiel. Le fabricant de Mercedes-Benz a dû réduire la production dans plusieurs usines cette semaine. En parallèle, le patron d’Infineon, producteur allemand de ces pièces électroniques convoitées, « va » augmenter ou « a déjà augmenté les prix ». « Nos coûts ont énormément augmenté, car nous ne produisons pas tous les semi-conducteurs nous-mêmes, et nous devons répercuter ces frais », a détaillé Reinhard Ploss dans un entretien au journal Wirtschaftswoche.
La plus grande usine du groupe, le site historique à Wolfsburg, « doit à nouveau adapter son fonctionnement à la situation d’approvisionnement » en puces qui « restera volatile et tendue au troisième trimestre », a expliqué un porte-parole. La semaine du 23 août, seule l’équipe du matin y produira des véhicules tandis que les autres seront au chômage partiel. Chez la filiale Audi, très rentable, la reprise de production sera...


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