Certains des drapeaux des pays participant au sommet du Conseil de coopération du Golfe en décembre 2017 au palais Bayan de Koweït. Photo d’archives Giuseppe Cacace/AFP
Dans son dernier rapport sur les économies du Conseil de coopération du Golfe (CCG – l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman) publié la semaine passée, la Banque mondiale (BM) a confirmé son anticipation de croissance pour ces pays, estimée à 2,2 % cette année et à 3,3 % en 2022 et 2023. En 2020, ces pays avaient vu leurs économies régresser de 4,8 % en raison de la crise sanitaire, qui avait alors poussé à la baisse les cours du brut (ils étaient même passé en dessous de zéro, à -37 dollars au printemps, en raison d’un excès d’offre et d’une demande plus faible de près de 5 %, selon la BM).
Ces prévisions de croissance positive s’expliquent par une augmentation de la demande de carburant, passant de 91 milliards de barils par jour en 2020 à 96,5 milliards cette année (estimation), ainsi qu’une augmentation du prix du baril en moyenne à 56 dollars (il est à plus de 70 dollars actuellement), contre près de 30 dollars l’année passée.
Malgré ces bonnes nouvelles, la BM appelle les pays du CCG à entreprendre des réformes afin qu’ils soient « plus compétifis ». En effet, ces économies se basent essentiellement sur les exportations de pétrole, même si le PIB non lié aux hydrocarbures est supérieur à celui d’il y a 10 ans, rapporte le BM. Plus de 70 % du total des exportations du Koweït, du Qatar, de l’Arabie saoudite et d’Oman sont constituées par le pétrole et plus de 70 % des revenus étatiques du Koweït, de Qatar, de Bahreïn et d’Oman proviennent de ces bénéfices.
Toutefois, ces pays connaissent des déficits budgétaires, en particulier le Bahreïn, le Koweït et Oman. La BM estime qu’ils connaîtront toujours un déficit en 2023, mais avec un ratio plus faible du PIB qu’en 2020. La balance des paiements des pays du CCG qui était de 6,8 % du PIB en 2019 est passée à un déficit de 2,9 % en 2020.
La BM appelle à des investissements dans plusieurs secteurs, en particulier le secteur numérique et celui des télécommunications (technologie 5G).
Ces prévisions de croissance positive s’expliquent par une augmentation de la demande de carburant, passant de 91 milliards de barils par jour en...


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