Au plus fort de la crise économique, des pénuries à répétition et de la déprime généralisée, la guerre médiatique se poursuit, notamment entre le Hezbollah et son environnement d’une part et ce qu’on appelle le camp pro-occidental au Liban d’autre part. Cette guerre d’un nouveau genre fait feu de tout bois et utilise aussi bien les données régionales que l’intox au niveau des informations. Parmi les armes utilisées par les deux camps, la politique des États-Unis et celle de l’Iran constituent des arguments de poids.
La dernière trouvaille du Hezbollah est ainsi d’utiliser les développements régionaux et internationaux pour déstabiliser ses adversaires. Depuis l’annonce par les autorités US du retrait de leurs forces d’Afghanistan, les stratèges du parti suivent attentivement les moindres développements dans cette région. Non seulement parce que l’Afghanistan est à la frontière de l’Iran, mais aussi parce que cette partie du monde regroupe tous les grands acteurs internationaux et régionaux. Pour le Hezbollah, qui concentre actuellement ses efforts à éviter de se laisser entraîner dans une confrontation interne coûteuse pour tous les Libanais, lui en tête, les développements dans la région et dans le monde peuvent donc constituer des signes utiles pour interpréter la suite des événements. En dépit de la détérioration rapide de la situation libanaise, le Hezbollah estime ainsi que les rapports de force internationaux évoluent en faveur de l’axe auquel il appartient. Dans ce contexte, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, 20 ans après leur déploiement dans ce pays à la suite des attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, est un signe précurseur d’un affaiblissement stratégique de cette grande puissance au profit d’autres forces qui, prises séparément, ne peuvent pas l’affronter, mais ensemble peuvent l’inquiéter. Certes, les stratèges du Hezbollah sont conscients du fait que les troupes américaines se retirent d’Afghanistan en y laissant un chaos qui pourrait constituer un casse-tête pour les pays voisins et pour les puissances régionales, en particulier pour l’Iran et la Chine, sans oublier le Pakistan et la Russie (à travers les Républiques d’Ouzbékistan, de Tadjikistan et du Turkménistan) et même la Turquie qui cherche à avoir une influence dans ce secteur. Mais ce qui intéresse essentiellement le Hezbollah c’est d’utiliser la situation afghane dans la guerre médiatique qu’il mène aux alliés des Américains dans la région et au Liban.
Désormais, les analyses des proches du Hezbollah se concentrent sur le fait qu’une fois de plus, et de façon particulièrement flagrante, les autorités américaines ont lâché leurs alliés en Afghanistan sans tenir compte de leur sort, ne servant que leurs intérêts propres. En 2001, les troupes US ont envahi l’Afghanistan pour en déloger el-Qaëda et pour vaincre les talibans. Vingt ans plus tard, les soldats américains quittent ce pays, y laissant un pouvoir faible, incapable d’imposer son autorité sur le territoire et cédant de plus en plus de terrain aux mêmes talibans que les Américains voulaient vaincre. Le pouvoir mis en place à la faveur de l’arrivée des Américains n’a pas réussi à se renforcer au cours de ces années et désormais il se retrouve seul face aux talibans qui avancent vers la capitale. Toujours selon la propagande du Hezbollah, les Américains ont aujourd’hui changé de stratégie et ils ne se soucient pas du sort de leurs alliés dans ce pays, exactement comme ils ont agi avec leurs précédents alliés en Égypte, en Tunisie et ailleurs.
Toute la thèse du Hezbollah repose donc actuellement sur la volonté de montrer aux alliés libanais de l’Occident que celui-ci n’est pas fiable et qu’il pourrait les lâcher, sans tenir compte de leurs intérêts, lorsqu’il le jugera bon. Le parti utilise cette argumentation d’abord pour décourager ses adversaires et semer le doute dans leurs esprits, mais aussi pour montrer qu’il a, lui, choisi un camp qui ne lâche pas ses alliés, même au moment des pires crises. Il est sans doute encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette tactique sur le camp pro-occidental au Liban. Mais il semble qu’il commence lui aussi à l’utiliser. Ainsi, il y a quelques jours, des informations ont circulé sur les réseaux sociaux selon lesquelles les autorités iraniennes auraient informé le commandement du Hezbollah que la situation économique au sein de la République islamique est tellement désastreuse qu’elle aurait décidé de suspendre les aides qu’elle envoie au parti. Selon ces mêmes informations, l’Iran aurait demandé au Hezbollah d’oublier l’approvisionnement en essence, médicaments et autres denrées de base.
Ces informations ont rapidement déstabilisé les partisans du Hezbollah au point que celui-ci a riposté par un communiqué officiel qui annonce que la République islamique ne songe pas un instant à abandonner ses alliés libanais ou à les laisser sans ressources, indépendamment de la crise économique qu’elle traverse. Hier, des sources proches du Hezbollah ont fait circuler des informations selon lesquelles ce parti aurait pris la décision de faire face à la crise économique et que l’Iran est prête à lui donner tout ce dont il a besoin pour assurer des conditions de vie décente à son environnement et à ceux qui le souhaitent. De même, les sources précitées ont annoncé que toute attaque contre une cargaison destinée au Hezbollah entraînerait une riposte immédiate, sans même attendre un feu vert de la part de la direction.
La dernière trouvaille du Hezbollah est ainsi d’utiliser les développements régionaux et internationaux pour déstabiliser ses adversaires. Depuis l’annonce par les autorités US du retrait de leurs forces d’Afghanistan, les stratèges du parti suivent attentivement les moindres...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mme Haddad ne relate que des faits qui cette fois sont réels. Le Hezbollah est totalement déstabilisé par la crise et essaye de d’améliorer son image très écornée même chez ses ouailles qui commencent juste a ouvrir les yeux. D'abord clarifions ce que propose le Hezbollah: - Une république islamique a l'image de l'Iran. Un régime théocratique autoritaire qui malgré ces énormes ressources et richesses a préféré la guerre au développement du pays. L'Iran a créer des milices mafieuses un peut partout et tous les pays ou elle a décidé d'y jeter son dévolu ont sombré dans la misère y compris notre pays. Seul le Fakih et ses sbires ont un mot a dire, tous les autres "zip it". - Ce que propose l'occident est une démocratie ou tout un chacun a sa place et peut exprimer son opinion même si elle sonne fausse aux autres. Une économie libre et diverse ou chacun a la chance de pouvoir se faire une place au soleil. Aucun état occidental ne demande au Liban d’être une province US ou Européenne, etc... Pour finir et en bref, le Hezbollah propose que nous devenions une colonie Iranienne, l'Occident ne nous propose qu'un système politique et un mode de vie. Politiquement, il n'existe pas de Pro-Occidentaux au Liban car ces partis la sont tous souverainistes et aucun ne demande la soumission du pays a qui que ce soit contrairement au Hezbollah. ce parti périra bientôt car aucun Libanais, mais aucun qui qu'il soit, le moment venu, n'acceptera une telle soumission a quiconque. On continue!
09 h 27, le 16 août 2021