Les prix du pétrole progressaient hier au lendemain de l’appel de Washington à une action de l’OPEP+ pour limiter la hausse des cours, tandis que l’AIE a revu ses prévisions de demande en baisse pour cette année. Le matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 71,73 dollars à Londres, en hausse de 0,41 % par rapport à la clôture de la veille. À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre gagnait dans le même temps 0,32 % à 69,47 dollars.
Les cours du brut se remettaient vite du coup porté par la Maison- Blanche mercredi, qui a indiqué par la voix d’un conseiller que l’OPEP+ – les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et dix alliés – n’en faisait « pas assez » et menaçait la reprise de l’économie mondiale et les prix à la pompe. Le cartel n’augmente que modestement sa production depuis le début de l’année après l’avoir drastiquement coupée l’an dernier, ce qui soutient les prix du brut.
Cette demande de Washington illustre aussi le fait que « seule l’OPEP+ a actuellement la capacité d’augmenter de manière significative l’offre de pétrole dans le monde, ce qui lui confère un grand pouvoir sur le marché », a estimé de son côté Carsten Fritsch, de Commerzbank. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) n’a par ailleurs pas partagé hier l’inquiétude de la Maison-Blanche, du moins à moyen terme.
L’institution qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique estime que le marché pourrait même « redevenir excédentaire en 2022 » si l’OPEP+ continue à abandonner ses coupes et si les autres producteurs ouvrent le robinet en réponse à des cours plus élevés, selon les conclusions de son rapport mensuel publié hier. L’AIE a par ailleurs revu en baisse ses prévisions de la demande pétrolière mondiale pour cette année, en raison de la progression de la pandémie, notamment en Asie.


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