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Politique - Célébrations du 1er août

L’armée reste un gage de stabilité et d’unité nationale, affirme Michel Aoun

L’armée reste un gage de stabilité et d’unité nationale, affirme Michel Aoun

L’armée libanaise est très affectée par la crise. Photo d’illustration al-Markaziya

À l’occasion de la 76e fête de l’Armée qui tombait hier 1er août, les hommages ont plu de toutes parts, alors même que la troupe est largement affectée par la crise économique en général et la dévaluation de la monnaie nationale en particulier.

Le président de la République Michel Aoun a rendu un hommage marqué à l’institution militaire qui est, a-t-il dit, « le gage de stabilité et d’unité nationale le plus sûr », malgré les conditions économiques et financières extrêmes auxquelles sont confrontés les Libanais. Dans son message traditionnel adressé aux militaires, le chef de l’État a déploré « les souffrances endurées par les soldats » au vu des difficultés financières auxquelles ils font face. « L’engagement de la communauté internationale à soutenir l’armée, surtout dernièrement, est un signe tangible de sa confiance dans son rôle de protection du Liban et de ses institutions constitutionnelles », a-t-il encore affirmé.

« En dépit des circonstances difficiles, l’armée reste inébranlable et droite comme les cèdres », a souligné pour sa part le Premier ministre désigné Nagib Mikati dans un communiqué, notant « tous les sacrifices consentis par la troupe pour défendre le Liban, préserver son territoire et protéger son peuple ».

« Que chacun lise dans le livre de l’armée les leçons du sacrifice, de l’unité et de l’appartenance nécessaires afin de sauver le Liban », a plaidé de son côté le président du Parlement Nabih Berry, appelant à « ne pas sacrifier la patrie au nom d’intérêts personnels étroits ».

« Notre pays a besoin de vos armes pour préserver sa souveraineté, sa stabilité et arrêter toute agression qui pourrait l’affecter », a affirmé quant à elle Zeina Acar, ministre sortante de la Défense et ministre par intérim des Affaires étrangères. « Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une guerre non militaire », a-t-elle cependant précisé.

L’ex-Premier ministre et leader du courant du Futur, Saad Hariri, a salué « la loyauté de l’armée envers l’État et son sacrifice pour le Liban, malgré la confusion politique et les crises ».

Par ailleurs, sur son compte Twitter, le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, s’est adressé aux militaires, les qualifiant de « héros qui savent faire face aux défis sans faiblir ». « Vous êtes l’espoir de notre peuple en ces circonstances difficiles, et vous êtes les sauveurs de la nation », a-t-il ajouté.

Arrivée d’un avion d’aides

Par ailleurs, un avion qatari chargé de 70 tonnes de vivres à destination de l’armée est arrivé hier à l’aéroport de Beyrouth. Le chargement a été reçu par une délégation de l’ambassade du Qatar et une délégation militaire du commandement de l’armée. Il s’agit du deuxième avion d’aides, le premier était arrivé début juillet.

Doha avait annoncé une aide alimentaire mensuelle de 70 tonnes à l’armée qui « s’inscrit dans le cadre des efforts constants du Qatar pour résoudre la crise politique au Liban, et traduit son engagement à aider la République libanaise et à se tenir aux côtés du peuple libanais, en partant de sa conviction portant sur l’importance des efforts conjoints arabes », selon l’agence de presse qatarie officielle QNA.


À l’occasion de la 76e fête de l’Armée qui tombait hier 1er août, les hommages ont plu de toutes parts, alors même que la troupe est largement affectée par la crise économique en général et la dévaluation de la monnaie nationale en particulier. Le président de la République Michel Aoun a rendu un hommage marqué à l’institution militaire qui est, a-t-il dit, « le gage de...

commentaires (3)

Ce n’est pas Aoun qui a abandonné l’armée et ses forces avant de fuir lâchement en France ?

Wow

13 h 37, le 02 août 2021

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Commentaires (3)

  • Ce n’est pas Aoun qui a abandonné l’armée et ses forces avant de fuir lâchement en France ?

    Wow

    13 h 37, le 02 août 2021

  • C’est ce même président qui empêche l’armée de jouer son rôle sur les frontières et dans certaines régions du pays qui parle de gage de stabilité et de souveraineté alors que le pays est on ne peut plus déstabilisé et usurpé par ses alliés qui se sont accaparés des frontières et des régions alors que les ordres donnés à cette armée par son chef suprême le président sont de regarder et laisser faire sauf quand il s’agit des citoyens libanais qui manifestent leur colère et leur dégoût de cette crasse politique qui ne cesse de les anéantir en les humiliant, là les ordres de fermeté et de despotisme sont assénés pour lutter contre toute révolte qui les mettra en danger? C’est ça la stabilité et la souveraineté pour Aoun? Nous ne parlons définitivement pas le même langage que celui du prétendu garant de la sécurité et de la souveraineté du pays, son serment a été vite oublié une fois bien calé dans son fauteuil

    Sissi zayyat

    11 h 25, le 02 août 2021

  • « Que chacun lise dans le livre de l’armée les leçons du sacrifice, de l’unité et de l’appartenance nécessaires afin de sauver le Liban » Voyons comment: - 1969 le Général Boustany signe le traité du Caire avec toutes les conséquences qui s'en sont suivies. - 1975 sous la pression des leaders Sunnites, Karamé & compagnie, l’armée se désintègre laissant le pays a la merci des milices armées de l'OLP et alliés locaux. Sans les Kataeb, PNL, Gardiens du Cèdre et le Tanzim le pays serait aujourd’hui le Fatahland. - 1983 l’armée refuse de se déployer dans la montagne, elle finie par se désintégrer cette fois sous la pression des leaders Chiites. Sans les FL pour soutenir l’armée et bloquer les divers fronts le Liban ne serait plus aujourd'hui. - 1989-90 L’armée s'en prend a la seule organisation, les FL, qui l'a protégé et soutenue pendant les nombreuses années de sa déconfitures pour nous mettre sous la tutelle de la Syrie avec les conséquences qui s'en sont suivies. - 2019 l’armée s'en prend au peuple frondeur et les laissent se faire agresser par les ouailles du Hezbollah et d'Amal sans sourciller. Franchement, elle est garante de qui et de quoi cette armée? Je penses que le peuple Libanais a le droit de se le demander. Il ne s'est pas trouvé un seul officier depuis 1943 digne de se nom, a part Chehab, pour faire ce qu'une armée est censé faire, défendre son peuple et la constitution du pays.

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 25, le 02 août 2021

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