La commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, présidée par le député Georges Adwan (Forces libanaises), a poursuivi hier l’examen de la proposition de loi instaurant un contrôle formel des capitaux. Ce texte lui avait été transmis courant juin par la commission des Finances et du Budget.
À l’issue de la réunion, les députés ont indiqué avoir validé et amendé une partie des dispositions mais avoir dû reporter à la semaine prochaine l’examen d’une partie du texte en raison de l’insuffisance des données disponibles. Le 7 juin, les membres de la commission des Finances avaient, eux, reconnu avoir élaboré la mouture du texte en se passant de certaines données chiffrées qui avaient pourtant été demandées à la Banque du Liban et à l’Association des banques du Liban (ABL) afin de, par exemple, définir les plafonds de retrait qui seraient autorisés par la nouvelle loi.
L’Orient-Le Jour est revenu le 17 juin sur les différentes dispositions contenues dans le texte transmis à la commission de l’Administration et de la Justice. Celui-ci a pour principaux objectifs d’amender, d’uniformiser et de légaliser les restrictions bancaires imposées de manière illégale au commun des déposants libanais depuis le début de la crise, alors que plusieurs voix ont assuré que les banques avaient permis à certains grands déposants et personnalités politiquement exposées de sortir leur argent du pays. Si la formalisation de ce contrôle des capitaux de facto faisait partie des moyens qui auraient pu mitiger les effets de la crise à ses débuts, le Fonds monétaire international a, lui, considéré il y a un mois que l’adoption d’une telle loi aujourd’hui serait contre-productive, surtout « sans le soutien de politiques budgétaire, monétaire et de taux de change adaptées ».


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