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Moyen-Orient - Droits De L’Homme

Un jeune militant irakien, disparu depuis vendredi, retrouvé

Un jeune militant irakien, disparu depuis vendredi, retrouvé

Le Premier ministre irakien Moustapha Kazimi s’exprimant lors d’une visite dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, le 11 avril 2021. Photo AFP

Un jeune militant irakien, connu pour son opposition aux factions pro-iraniennes toutes puissantes en Irak et enlevé par des inconnus vendredi soir à Bagdad, a été « libéré par les forces de sécurité », selon le Premier ministre Moustapha Kazimi qui s’est rendu à son chevet à l’hôpital hier. Ali al-Mikdam, jeune journaliste bien connu en Irak, a été « retrouvé » sur une route dans le sud de la capitale ou « libéré » par les forces de police, selon les différentes versions des activistes ou des sources officielles. Le militant avait reçu des menaces il y a quelques jours, selon sa mère. Il a affirmé aux policiers avoir été kidnappé et battu. Sa disparition après un rendez-vous dans un café du quartier central de Karrada avait suscité une forte émotion sur les réseaux sociaux parmi les jeunes activistes irakiens. Signe de la sensibilité du sujet, le Premier ministre irakien a rendu visite à M. Mikdam à l’hôpital hier matin « pour s’enquérir de son état de santé après que les forces de sécurité l’ont libéré de ses ravisseurs », selon un tweet gouvernemental. Jeanine Hennis-Plasschaert, chef de la mission de l’ONU en Irak, s’est également rendue au chevet du jeune homme et a condamné sur son compte Twitter « les lâches agressions contre la liberté d’expression, pilier de la démocratie ».Figure-clé de la mouvance des jeunes activistes irakiens, Ali al-Mikdam avait récemment publié un article sur un site parrainé par le Washington Institute dans lequel il dénonçait les dizaines d’assassinats d’opposants depuis le soulèvement populaire avorté qui avait secoué l’Irak en octobre 2019, pour dénoncer la corruption et la mainmise iranienne sur Bagdad. Ce soulèvement a été réprimé dans le sang (600 morts, 30 000 blessés), et des dizaines de figures du mouvement ont été tuées ou enlevées depuis. Après l’écrasement du mouvement, Ali al-Mikdam s’était réfugié en Turquie puis à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Il venait de revenir à Bagdad il y a huit jours, a précisé sa mère.

Cette nouvelle affaire prouve qu’« il règne une impunité totale en Irak », a réagi Ali al-Bayati, membre de la Haute Commission irakienne pour les droits humains, un organisme indépendant. Pour lui, la libération de Ali al-Mikdam est due à « la mobilisation des réseaux sociaux et des activistes », et prouve que « lorsqu’il est sous pression, le gouvernement a le pouvoir d’intervenir ». « Mais nous voulons un signal clair » des autorités irakiennes pour poursuivre et juger les auteurs des assassinats et enlèvements, a-t-il déclaré. « Jusqu’à présent, personne n’a rendu de comptes, et c’est un feu vert pour de nouvelles violations des droits de l’homme », a-t-il dit.

Source : AFP

Un jeune militant irakien, connu pour son opposition aux factions pro-iraniennes toutes puissantes en Irak et enlevé par des inconnus vendredi soir à Bagdad, a été « libéré par les forces de sécurité », selon le Premier ministre Moustapha Kazimi qui s’est rendu à son chevet à l’hôpital hier. Ali al-Mikdam, jeune journaliste bien connu en Irak, a été « retrouvé » sur une route dans le sud de la capitale ou « libéré » par les forces de police, selon les différentes versions des activistes ou des sources officielles. Le militant avait reçu des menaces il y a quelques jours, selon sa mère. Il a affirmé aux policiers avoir été kidnappé et battu. Sa disparition après un rendez-vous dans un café du quartier central de Karrada avait suscité une forte émotion sur les réseaux...
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