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Politique - Explosions Du Port

Sit-in mouvementé des parents de victimes à Aïn el-Tiné et Sanayeh


Sit-in mouvementé des parents de victimes à Aïn el-Tiné et Sanayeh

Les parents de victimes bloquant l’entrée du ministère de l’Intérieur, portant les portraits de leurs proches tués le 4 août dernier. Photo Sawratcom

Alors que la réunion du bureau du Parlement sur la levée de l’immunité de députés mis en cause par le juge en charge de l’affaire du port de Beyrouth, Tarek Bitar, se tenait hier à Aïn el-Tiné, résidence du président de la Chambre des députés, un sit-in a été observé dans la zone par des membres des familles de victimes de la double explosion au port de Beyrouth.

Le sit-in s’est déroulé sous tension et sous haute surveillance des forces armées et de la police qui ont empêché les proches des victimes de s’approcher du lieu de la réunion, comme ils en avaient l’intention. Les militaires et les agents des Forces de sécurité intérieure n’ont pas hésité à repousser violemment les manifestants en deuil et en colère, provoquant bousculades et échauffourées, d’après des images de la chaîne LBCI. « Nous sommes prêts à toutes les confrontations », a hurlé l’un des manifestants, au milieu d’un océan de portraits des victimes de la déflagration du 4 août. « Ils nous ont tués, ils ont tué nos enfants. Qu’attendez-vous ? Je ne comprends pas ! » a crié une autre femme. « J’en appelle à la communauté internationale. Cela fait trente ans que la société libanaise est soumise », a affirmé une troisième personne. Les familles ont réclamé la justice pour les victimes et appelé à ce que le dossier ne soit pas politisé.


Un sit-in sous tension devant Aïn el-Tiné, résidence de Nabih Berry, où les parents de victimes ont été bousculés par les forces de l’ordre. Photo Sawratcom

Les protestataires portaient, notamment, des portraits des deux députés Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, qui sont aussi respectivement d’anciens ministres des Finances et des Travaux publics et des Transports devant être entendus à ce titre par le juge Bitar. C’est la deuxième fois que ces deux politiciens proches du président de la Chambre Nabih Berry sont impliqués dans le cadre de cette enquête : le précédent juge en charge du dossier, Fady Sawan, avait également demandé à les entendre, ainsi que d’autres responsables politiques.

Les protestataires se sont ensuite dirigés vers le siège du ministère de l’Intérieur, dans le quartier de Sanayeh, afin de protester contre la décision du ministre Mohammad Fahmi de refuser que le directeur de la Sûreté générale Abbas Ibrahim comparaisse devant la justice. « Nous sommes avec toi, Tarek Bitar, quoi qu’il arrive », ont-ils scandé, bloquant la route devant le ministère avec leurs véhicules. Le ministre Fahmi, lui, était hué par la foule.

La colère monte d’un cran à chaque rassemblement de parents des victimes du 4 août, à un mois de la première commémoration de la double explosion meurtrière qui a fait plus de 200 victimes et 6 000 blessés et détruit des quartiers entiers de la capitale. L’espoir qu’ont fait naître les récentes décisions du juge Bitar, qui a inculpé plusieurs personnalités politiques (dont les deux députés Khalil et Zeaïter et un troisième député et ancien ministre Nouhad Machnouk) est accompagné, chez les parents de victimes comme chez beaucoup de Libanais, d’une crainte de pressions politiques qui entraveraient les poursuites contre les responsables et empêcheraient la vérité d’éclater au grand jour.

Alors que la réunion du bureau du Parlement sur la levée de l’immunité de députés mis en cause par le juge en charge de l’affaire du port de Beyrouth, Tarek Bitar, se tenait hier à Aïn el-Tiné, résidence du président de la Chambre des députés, un sit-in a été observé dans la zone par des membres des familles de victimes de la double explosion au port de Beyrouth.Le sit-in s’est déroulé sous tension et sous haute surveillance des forces armées et de la police qui ont empêché les proches des victimes de s’approcher du lieu de la réunion, comme ils en avaient l’intention. Les militaires et les agents des Forces de sécurité intérieure n’ont pas hésité à repousser violemment les manifestants en deuil et en colère, provoquant bousculades et échauffourées, d’après des images de la chaîne LBCI....
commentaires (2)

Que toute âme assoiffée de justice joigne les manifestations des parents des victimes. Appel spécial à ceux qui avaient joint la juge ghada aoun dans ses assauts spectaculaires contre les mcatafs... n'est il pas temps qu'ils viennent supporter une vrai cause résultat d'une man-made catastrophe qui a tué, ruiné et démolis des vies et des avenirs de citoyens libanais...

Wlek Sanferlou

15 h 15, le 11 juillet 2021

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Commentaires (2)

  • Que toute âme assoiffée de justice joigne les manifestations des parents des victimes. Appel spécial à ceux qui avaient joint la juge ghada aoun dans ses assauts spectaculaires contre les mcatafs... n'est il pas temps qu'ils viennent supporter une vrai cause résultat d'une man-made catastrophe qui a tué, ruiné et démolis des vies et des avenirs de citoyens libanais...

    Wlek Sanferlou

    15 h 15, le 11 juillet 2021

  • Depuis quand on demande l’approbation des prévenus pour répondre à la convocation d’un juge? Pourquoi tant de décrépitude et de soumission? Où est donc ce président fort qui reste muet face à tant d’insolence , de réfutation et de la démolition de la justice du pays? Que pense t-il lui, le président fort qui bloque le pays pour des futilités alors que son rôle est d’arbitrer dans les litiges constitutionnels que chacun trouve à redire sans qu’il ne bouge le petit doigt alors qu’il s’agit d’un procès du siècle pour un crime qui a coûté la vie à plus de 200 citoyens et la démolition de toute partie de la capitale? Il est dans le collimateur et préfère garder le silence pour que les doigts accusateurs ne le pointent pas comme étant le premier responsable de ce drame à cause de son alliance contre nature avec les fossoyeurs du pays à qui il a donné les clefs et légaliser leurs armes pour l’anéantir en l’encensant à chaque occasion dans le seul but de céder tranquillement son fauteuil à son faux rejeton avec leur approbation. Le prix est exorbitant et la justice devrait reprendre tous ses droits et triompher malgré les menaces et les magouilles qu’ils essaient d’imposer. Le peuple s’il existe encore devrait se montrer solidaire des familles des victimes et se mobiliser pour leur prêter main forte car ce combat vaut plus que celui de l’argent volé et les humiliations quotidiennes, il y va de l’honneur de tous les citoyens et de leur sécurité et de leur dignité.

    Sissi zayyat

    13 h 49, le 10 juillet 2021

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