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Moyen-Orient - Conflit

En Irak, des attaques quasi quotidiennes contre les intérêts américains

Une salve de roquettes a été lancée hier contre une base américaine à l’ouest du pays, tandis qu’en Syrie, des forces kurdes reportaient avoir déjoué une attaque de drone près d’une base de la coalition internationale.

En Irak, des attaques quasi quotidiennes contre les intérêts américains

La base militaire de Aïn el-Assad, ici en janvier 2020, accueille des troupes américaines et autres dans la province d’Anbar, à l’ouest du pays. Elle avait déjà été visée lundi par trois roquettes. Ayman al-Amiri / AFP

Quatorze roquettes ont été tirées hier sur la base militaire aérienne de Aïn el-Assad dans l’Ouest irakien, l’une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les intérêts américains en Irak, dans un contexte d’attaques quasi quotidiennes. Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu le groupe jihadiste État islamique (EI) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d’une importante base de la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans l’est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d’al-Omar. Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions d’al-Hachd ach-chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens avaient été tués dans ces frappes américaines, et le Hachd ach-chaabi avait promis de « venger » ses combattants.

L’attaque contre la base aérienne irakienne de Aïn el-Assad, qui abrite des militaires américains de la coalition, s’est produite à la mi-journée. Pas moins de 14 roquettes « sont tombées sur la base et dans son périmètre, les systèmes de défense ont été activés », a tweeté le porte-parole de la coalition internationale antiterroriste en Irak, le colonel Wayne Marotto. Les roquettes, tirées depuis un camion selon les forces de sécurité irakiennes, auraient fait deux blessés légers, a précisé ce dernier après en avoir initialement mentionné trois.

L’attaque en Irak a été revendiquée par un groupe se présentant comme les « Brigades de revanche de la mort d’al-Mohandis », qui a promis « de forcer les Américains à quitter le territoire irakien ». Ce groupe inconnu porte le nom de l’ex n° 2 de la force paramilitaire irakienne d’al-Hachd ach-chaabi, Abou Mehdi al-Mohandis, tué avec le puissant général iranien Kassem Soleimani dans un raid américain en janvier 2020 à Bagdad. Le Hachd ach-chaabi, coalition pro-iranienne incontournable en Irak, composée d’une myriade de factions, salue régulièrement le lancement de roquettes et drones piégés contre les Américains, mais n’en revendique jamais la responsabilité. Les milices du groupe « ont reçu l’ordre de multiplier les attaques contre les Américains en Irak », a récemment indiqué une source au sein de cette force paramilitaire. Selon elle, le patron des services secrets iraniens, Esmaïl Qaani, a effectué une visite secrète à Bagdad au début du mois.

Une cinquantaine d’attaques en 2021

« Chaque attaque mine l’autorité des institutions irakiennes, l’État de droit et la souveraineté nationale irakienne », a dénoncé dans un autre tweet le colonel Marotto. Depuis le début de l’année, une cinquantaine d’attaques ont été menées contre les intérêts américains, mais elles s’accélèrent ces derniers jours. La base de Aïn el-Assad, dans l’ouest désertique de la province d’Anbar, avait déjà été la cible de trois roquettes lundi, et quelques heures plus tard, l’ambassade américaine à Bagdad avait été menacée par un drone, qui a été abattu. Mardi soir, une attaque à l’aide de drones piégés a été perpétrée contre l’aéroport international d’Erbil, au Kurdistan irakien (Nord), qui abrite également une base de la coalition internationale.

Pour l’analyste irakien Ali Beder, ces attaques sont avant tout une « démonstration de force », mais « n’ont pas d’effet sur la présence américaine en Irak », où quelque 2 500 soldats américains sont déployés dans le cadre de la coalition antiterroriste internationale. Il n’en reste pas moins que l’utilisation des drones est un véritable casse-tête pour la coalition, car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM installées par l’armée américaine pour défendre ses troupes. Signe que les États-Unis s’inquiètent des nouvelles attaques au drone, ils ont récemment annoncé offrir jusqu’à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

Source : AFP

Quatorze roquettes ont été tirées hier sur la base militaire aérienne de Aïn el-Assad dans l’Ouest irakien, l’une des opérations les plus importantes de ces derniers mois contre les intérêts américains en Irak, dans un contexte d’attaques quasi quotidiennes. Au même moment, des forces kurdes de Syrie ayant combattu le groupe jihadiste État islamique (EI) ont affirmé avoir déjoué une attaque de drone près d’une importante base de la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans l’est de la Syrie, dans la zone du champ pétrolier d’al-Omar. Ces opérations en Irak et en Syrie, qui semblent coordonnées, interviennent huit jours après des frappes américaines dans ces deux pays contre des positions d’al-Hachd ach-chaabi, une puissante force paramilitaire pro-iranienne. Une dizaine de miliciens...
commentaires (1)

On ne va quand même pas s'inquiéter pour les Américains qui ont amené l'Irak à sa perte par le biais d'un mensonge! qu'ils rôtissent en enfer!

Politiquement incorrect(e)

18 h 35, le 08 juillet 2021

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Commentaires (1)

  • On ne va quand même pas s'inquiéter pour les Américains qui ont amené l'Irak à sa perte par le biais d'un mensonge! qu'ils rôtissent en enfer!

    Politiquement incorrect(e)

    18 h 35, le 08 juillet 2021

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