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Moyen-Orient - Conflit

Nouvelles frappes aériennes à Gaza après des ballons incendiaires vers Israël

Nouvelles frappes aériennes à Gaza après des ballons incendiaires vers Israël

Une frappe israélienne le 17 juin 2021 à Gaza. Mohammed Salem/Reuters

Pour la seconde fois depuis la fin de la guerre-éclair à Gaza en mai dernier, l’aviation israélienne a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des cibles du mouvement Hamas, en représailles à des lancers de ballons incendiaires vers Israël selon les forces israéliennes. L’armée a affirmé avoir ciblé un site militaire du Hamas et un site de lancement de roquettes, situés respectivement à Gaza City et à Khan Younès, ville du sud de l’enclave palestinienne sous blocus israélien depuis près de 15 ans. Des journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza ont également fait état de déflagrations. Après ces frappes israéliennes, des militants de la Brigade al-Qassam, branche armée du Hamas, « ont tiré à la mitrailleuse » vers des villages israéliens ceinturant la bande de Gaza et des drones patrouillant le ciel, a indiqué un responsable du mouvement. Les sirènes ont retenti dans nombre de villages israéliens limitrophes de la bande de Gaza, mais l’armée israélienne a précisé que leur déclenchement « n’était pas lié à des roquettes » mais à des tirs depuis Gaza.

La guerre de 11 jours, qui avait éclaté entre le 10 et le 21 mai dernier, s’était soldée par une trêve entre l’armée israélienne et le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans le bande de Gaza, microterritoire palestinien de deux millions d’habitants. Ces affrontements avaient coûté la vie à 260 Palestiniens, dont des enfants et des adolescents, et à 13 personnes en Israël, dont un enfant, une adolescente et un soldat.

Négociations « indirectes »

Ces nouveaux échanges de tirs interviennent alors que l’ONU et l’Égypte tentent de consolider ce fragile cessez-le-feu et à l’approche de la visite, prévue à partir d’aujourd’hui, aux États-Unis du chef de l’armée israélienne, le général Aviv Kohavi. Ce dernier doit se rendre notamment en Floride, au siège du Commandement militaire pour le Moyen-Orient, et reviendra avec ses interlocuteurs américains sur la guerre de mai. Outre la reconstruction de Gaza, le chef de l’armée israélienne doit discuter avec ses homologues américains d’un possible accord d’échange de prisonniers et de l’Iran, ennemi numéro un de l’État hébreu et qui entretient des relations privilégiées avec le Hamas.

En parallèle, le Hamas s’est dit ouvert à des négociations « indirectes » concernant un échange de prisonniers, Israël souhaitant rapatrier les corps de deux soldats tués en 2014 et de deux civils entrés de leur propre gré à Gaza et détenus depuis. Le retour des dépouilles des deux soldats sont un « prérequis à tout développement important » à propos de Gaza, a indiqué jeudi un responsable de l’armée israélienne.

Selon cette même source, M. Kohavi discutera des « violations par l’Iran de l’accord sur le nucléaire » iranien de 2015, duquel l’administration Trump s’est retirée en 2018, mais que le nouveau président américain Joe Biden veut remettre sur les rails. Si la France avait indiqué mercredi que des désaccords importants persistaient dans les pourparlers indirects, le négociateur en chef de Téhéran sur le nucléaire avait précisé le lendemain sur al-Jazeera que les discussions entre l’Iran et les États-Unis se rapprochent plus que jamais d’un accord. « Nous devons nous préparer rapidement à un retour à l’accord sur le nucléaire iranien », a d’ailleurs soutenu cette semaine le nouveau chef de la diplomatie Yaïr Lapid, précisant « qu’Israël fera tout en son pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire ».

Améliorer les relations

M. Lapid s’est entretenu jeudi avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken qui lui a réaffirmé le soutien américain à « la sécurité d’Israël », a indiqué un porte-parole du département d’État, Ned Price, dans un communiqué qui ne fait aucune allusion aux événements de la journée. Les deux hommes ont aussi évoqué « l’importance » de la relation bilatérale entre leurs pays, « le besoin d’améliorer les relations israélo-palestiniennes d’un point de vue pratique » ainsi que le dossier iranien, précise-t-il. Hier, dix Palestiniens ont été arrêtés après des heurts avec la police israélienne sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupée où neuf personnes ont été blessées, selon la police et des secouristes.

Des responsables israéliens ont par ailleurs indiqué hier qu’Israël fournirait à l’Autorité palestinienne, dans le cadre d’un accord de partage, au moins un million de doses de vaccins Pfizer contre le Covid-19 dont la date de péremption approche. Selon les termes de l’accord, annoncé par le bureau du nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett, l’Autorité palestinienne s’était engagée en échange à remettre à Israël un nombre équivalent de doses du vaccin Pfizer provenant d’une de ses propres cargaisons attendue en septembre ou octobre. « Israël transmettra à l’Autorité palestinienne de un million à 1,4 million de doses du vaccin Pfizer », a précisé le bureau du Premier ministre dans une déclaration conjointe avec les ministères de la Santé et de la Défense. Selon des responsables israéliens, 100 000 premières doses ont été transférées hier. Quelques heures plus tard, l’Autorité palestinienne a toutefois fait savoir qu’elle annulait l’accord, indiquant qu’elle refusait de recevoir des doses « en passe d’être périmées ». « Après l’examen par les équipes techniques du ministère de la Santé du premier lot de vaccins Pfizer reçu ce soir d’Israël (...) il a été découvert qu’il n’était pas conforme aux caractéristiques prévues par l’accord », a déclaré le porte-parole du gouvernement Ibrahim Melhem lors d’une conférence de presse.

Sources : agences


Pour la seconde fois depuis la fin de la guerre-éclair à Gaza en mai dernier, l’aviation israélienne a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des cibles du mouvement Hamas, en représailles à des lancers de ballons incendiaires vers Israël selon les forces israéliennes. L’armée a affirmé avoir ciblé un site militaire du Hamas et un site de lancement de roquettes, situés...

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