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Économie - CARBURANT

Ghajar : Ceux qui ne peuvent pas payer 200 000 livres pour un bidon devront trouver d’autres moyens de transport

À l’issue d’une réunion de la commission parlementaire des Travaux publics, le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a affirmé hier que « ceux qui ne peuvent pas payer 200 000 livres pour un bidon d’essence devront trouver d’autres moyens » de transport, alors que le pays en crise ne bénéficie que d’un réseau de transports publics vétuste. Il précise que les gens « moins bien lotis doivent bénéficier de la carte d’approvisionnement », alors que les autorités n’ont toujours pas approuvé sa mise en place. De son côté, le président de la commission, Nazih Najm, a prôné la formation d’une équipe ministérielle et d’un représentant de la Banque du Liban (BDL) afin de suivre ce dossier. « Nous voulons arrêter la contrebande des hydrocarbures en mettant en place une plateforme numérique similaire à la plateforme Impact (développée pour le suivi du Covid-19) permettant aux Libanais et au secteur des transports publics d’obtenir de l’essence », a-t-il déclaré.En parallèle, et avec un jour de retard, le ministère de l’Énergie a publié hier les tarifs des carburants, en hausse. Cette mise à jour des prix, qui se base sur le cours mondial du pétrole et la dépréciation de la livre libanaise face au dollar, a été publiée alors que des files d’automobilistes continuent de s’agglutiner devant les stations-service face à un rationnement sévère de la distribution des carburants.

Selon le nouveau tarif, les 20 litres d’essence 95 octanes ont augmenté de 1 700 livres libanaises et se vendent désormais à 43 500 livres, tandis que l’essence 98 octanes (qui n’est quasiment plus importée sur le marché local) a augmenté de 1 800 livres pour atteindre 44 800 livres. Le mazout a, lui, augmenté de 1 700 livres et est vendu à 31 700 livres pour 20 litres. Quant au prix de la bonbonne de gaz, il est passé à 26 600 livres après une hausse de 1 400 livres.


À l’issue d’une réunion de la commission parlementaire des Travaux publics, le ministre sortant de l’Énergie et de l’Eau, Raymond Ghajar, a affirmé hier que « ceux qui ne peuvent pas payer 200 000 livres pour un bidon d’essence devront trouver d’autres moyens » de transport, alors que le pays en crise ne bénéficie que d’un réseau de transports publics...

commentaires (3)

Que cette quasi lapalissade soit clivante montre la gravité de notre impréparation, même bientôt 2 ans après le début de la crise du dollar et des banques. Et le Liban officiel ne fait toujours rien à part être glacé d'effroi dans la lumière des projecteurs (lesquels, il est vrai, pourraient s'éteindre bientôt) ...

M.E

16 h 28, le 18 juin 2021

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Commentaires (3)

  • Que cette quasi lapalissade soit clivante montre la gravité de notre impréparation, même bientôt 2 ans après le début de la crise du dollar et des banques. Et le Liban officiel ne fait toujours rien à part être glacé d'effroi dans la lumière des projecteurs (lesquels, il est vrai, pourraient s'éteindre bientôt) ...

    M.E

    16 h 28, le 18 juin 2021

  • Lire, Difficile à avaler et facile à gerber.

    Sissi zayyat

    13 h 22, le 18 juin 2021

  • Cette déclaration est pour le moins irréfléchie et inappropriée, si l'on comprend bien les "sans dents et autres miséreux " seront forcés et contraints d'utiliser tous les moyens de locomotion sauf leur propre véhicule !!! La levée des subventions se fera le plus tard possible, la syrie n'étant pas prête pour supporter un tel changement, quand on pense à cette gabegie qui existe depuis des lustres dans tous ces ministères et l'autre bouffon du roi( le gendre) qui décide que dorénavant il ne subira plus les critiques en lâchant ses chiens... il y a vraiment des claques qui se perdent.

    C…

    09 h 23, le 18 juin 2021

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