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Économie - Carburant

Le prix de l’essence et du mazout en hausse, celui du gaz en légère baisse

Le prix des carburants a augmenté hier au Liban tandis que celui du gaz a légèrement baissé, après deux semaines sans mise à jour des tarifs et alors que les files qui se forment devant les stations-service sont de plus en plus longues face à un rationnement sévère de la distribution.

Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a ainsi annoncé une augmentation de 900 livres libanaises sur les 20 litres d’essence à 95 et 98 octanes et de 1 400 livres sur les 20 litres de mazout. Le prix de la bonbonne de gaz a, lui, baissé de 300 livres. Cette tarification se base sur les cours mondiaux du baril de pétrole et le taux de change de la livre libanaise face au dollar, qui avait dépassé la barre des 14 000 livres mardi soir pour la première fois depuis mars.

Selon les nouveaux tarifs, le prix des 20 litres d’essence à 95 octanes est donc passé à 41 800 livres, et 43 000 pour du 98 octanes (qui n’est quasiment plus importé sur le marché local). Les vingt litres de mazout s’échangent désormais à 30 000 livres. La bonbonne de gaz est quant à elle vendue à 25 200 livres.

Cette hausse du prix des carburants a été enregistrée alors que, depuis plusieurs semaines, les Libanais se pressent dans les stations-service, devant lesquelles se forment de longues files de voitures. Ce rationnement est dû, selon les différents professionnels du secteur, à des modifications apportées par la Banque du Liban (BDL) au mécanisme de subventions permettant aux importateurs d’obtenir une partie des dollars au taux officiel de 1 507,5 livres pour un billet vert, ce qui ralentit, voire paralyse le déchargement des navires de ravitaillement et donc l’approvisionnement des stations. À cela s’ajoutent les craintes des Libanais d’une levée de ces subventions sur le carburant. Contacté par L’Orient-Le Jour, le porte-parole du syndicat des propriétaires de stations-service, Georges Brax, a indiqué que les professionnels de la filière espèrent un déblocage rapide des crédits pour pouvoir décharger les navires-citernes qui se trouvent dans les eaux libanaises et ceux qui sont en route. Il ajoute ne pas comprendre la raison du retard de la banque centrale, tout en reconnaissant que la « situation devient difficile pour tout le monde », clients et distributeurs. 


Le prix des carburants a augmenté hier au Liban tandis que celui du gaz a légèrement baissé, après deux semaines sans mise à jour des tarifs et alors que les files qui se forment devant les stations-service sont de plus en plus longues face à un rationnement sévère de la distribution.
Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a ainsi annoncé une augmentation de 900 livres libanaises...

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