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Société - Technologie

Innover dans le numérique, le défi du secteur éducatif au Liban

Le groupement numérique « Ed’Innov » a été lancé hier à l’ESA par l’ambassade de France, l’Institut français et Smart ESA.

Innover dans le numérique, le défi du secteur éducatif au Liban

L’ambassadrice de France, Anne Grillo, s’exprimant hier à l’ESA. Photo service de presse de l’ambassade de France

Malmené par la crise multiple que traverse le pays, à la fois politique, sociale, économique, financière et sanitaire, le secteur éducatif libanais n’a d’autre choix que de recourir aux nouvelles technologies s’il veut éviter l’effondrement. Après avoir montré ses limites en temps de Covid-19, avec le recours dans l’urgence à l’enseignement en ligne, il est aujourd’hui confronté à un nouveau défi : innover dans le numérique tout en permettant d’assurer à tous un enseignement de qualité.

C’est le défi que se lance le groupement numérique « Ed’Innov » d’innovation dans l’éducation, lancé hier à l’École supérieure des affaires (ESA). Un groupement développé et financé conjointement par l’accélérateur de start-up Smart ESA, l’Institut français du Liban et l’ambassade de France à travers son service de coopération et d’action culturelle. Objectif ? Réunir différents acteurs locaux et internationaux au bénéfice du secteur éducatif libanais, institutions éducatives, enseignants, parents d’élèves, instances étatiques, certes, mais aussi éditeurs, ONG, start-up technologiques, entrepreneurs, experts… de leur permettre de se regrouper, d’échanger, d’identifier les problématiques, afin d’envisager des solutions et de les mettre en place. Des problématiques liées, à titre d’exemple, à la recherche d’outils pour la formation des professeurs à l’enseignement numérique, de moyens pour privilégier l’autonomie des élèves, ou d’un système d’évaluation à distance.

Le directeur de l’ESA, Maxence Duault. Photo service de presse de l’ambassade de France

« Le numérique éducatif fondamental pour l’avenir du pays »

L’occasion pour l’ambassadrice de France au Liban, Anne Grillo, de réaffirmer son engagement dans l’éducation au Liban. « Ce qui distingue ce pays, ce sont ses talents », souligne-t-elle, évoquant la nécessité pour le pays du Cèdre de « préserver son identité et sa singularité » en termes de qualité de l’éducation. Alors que sévit une crise multiple, la question du numérique éducatif est « fondamentale pour l’avenir du pays », relève Mme Grillo. D’où le projet d’œuvrer à « mettre en commun toutes les expériences », de privilégier aussi la « solidarité » et la recherche collective de « solutions innovantes ». Et si le numérique a certes mis en valeur des failles techniques ou « accentué les inégalités » entre élèves, jusqu’à la déscolarisation parfois pour les plus défavorisés, il n’en reste pas moins que le recours au numérique est une « opportunité » et « source de créativité », assure l’ambassadrice. D’où la volonté très forte des trois acteurs français de donner corps au groupement « Ed’Innov ». « Toute l’ambassade sera derrière ce projet », promet Anne Grillo, insistant sur la nécessité de tirer profit de la crise actuelle pour positionner le Liban comme « un référent en matière d’innovation techno-pédagogique ».

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Dans les détails, « Ed’Innov » se veut « un enjeu majeur pour l’éducation au Liban, francophone en particulier », explique Ina Pouant, directrice adjointe de l’Institut français du Liban et conseillère adjointe de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France. Le groupement entend donc « accompagner les acteurs de l’éducation dans la transformation des méthodes ». Il est aussi question « de moderniser l’apprentissage et l’enseignement du français et en français », d’utiliser « les expertises françaises », « de réduire les inégalités » et, à plus large échelle, de contribuer « au développement du secteur économique du numérique éducatif au Liban, non seulement au bénéfice du français mais aussi des autres langues d’enseignement ».

L’événement a vu la participation du directeur de l’ESA, Maxence Duault, qui a expliqué l’approche d’« Ed’Innov » et les modalités de développement du projet. Il s’est déroulé en présence notamment du directeur général de l’Éducation nationale, Fady Yarak, et du président du Centre de recherche et de développement pédagogiques (CRDP), Georges Nohra.


Malmené par la crise multiple que traverse le pays, à la fois politique, sociale, économique, financière et sanitaire, le secteur éducatif libanais n’a d’autre choix que de recourir aux nouvelles technologies s’il veut éviter l’effondrement. Après avoir montré ses limites en temps de Covid-19, avec le recours dans l’urgence à l’enseignement en ligne, il est aujourd’hui...

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