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Société - Double explosion du port

Bitar coordonne avec les enquêteurs français

Bitar coordonne avec les enquêteurs français

Les silos du port endommagés par la double explosion du 4 août. Joseph Eid/AFP

Le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, a rencontré pendant deux jours la semaine dernière une délégation judiciaire française composée d’un procureur de la République et de deux juges d’instruction qui suivent l’affaire de la double explosion du port de Beyrouth survenue le 4 août dernier.

Accompagné des magistrats français, M. Bitar a effectué une visite de terrain dans l’enceinte portuaire, à l’endroit où la double déflagration s’est produite. La visite a été suivie d’une réunion au bureau du juge d’instruction au Palais de justice de Beyrouth, au cours de laquelle les interlocuteurs ont échangé et discuté des données relatives au processus d’enquête. La délégation française a également remis au juge Bitar un rapport technique sur la partie de l’enquête qu’elle mène, en attendant qu’elle lui soumette un rapport final à une date ultérieure.

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Selon des informations recueillies par L’Orient-Le Jour, l’enquête du parquet de Paris, basée sur des plaintes de victimes françaises et leurs proches, est effectuée parallèlement à l’enquête libanaise. Mais la coordination est totale entre les deux parties, plus particulièrement à travers l’aide technique que les investigateurs français apportent au juge Bitar, notamment des éléments concernant les causes de la double explosion. C’est dans ce cadre que M. Bitar s’est rendu avec le procureur et les juges d’instruction français sur le lieu du drame. Il aurait d’ailleurs inspecté le site trois fois depuis qu’il a pris en charge ses fonctions.

Sur un autre plan, une source proche du dossier indique que l’audition de tous les témoins par le juge d’instruction n’a pas encore été achevée. Ce notamment en raison du fait que le recueil de certains nouveaux éléments impose d’élargir l’enquête à travers de nouveaux témoignages.

À la question de savoir pourquoi, dix mois après le cataclysme, l’enquête n’est pas encore terminée, une source proche de Tarek Bitar rappelle que ce dernier n’est à son poste que depuis trois mois. Elle note aussi qu’après l’émission de près de 50 commissions rogatoires, le juge d’instruction attend des réponses, sachant que quelques-unes seulement lui sont parvenues. Quoi qu’il en soit, le dossier est sensible, affirme la source précitée, soutenant que même à l’étranger, les investigations s’étalent sur plusieurs années lorsqu’il s’agit d’affaires aussi délicates.

Sur le point de savoir s’il compte convoquer bientôt des hommes politiques qui seraient concernés par le dossier, la même source affirme qu’il ne le fera que lorsque l’enquête sera achevée pour ne pas risquer qu’elle capote.

Obtiendra-t-on bientôt un rapport préliminaire d’enquête ? Il semble que M. Bitar y ait pensé, mais craint que par ce moyen, le secret de l’enquête soit rompu.


Le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, a rencontré pendant deux jours la semaine dernière une délégation judiciaire française composée d’un procureur de la République et de deux juges d’instruction qui suivent l’affaire de la double explosion du port de Beyrouth survenue le 4 août dernier. Accompagné des magistrats français, M. Bitar a effectué une visite...

commentaires (3)

Ceux qui ont amené le nitrate, ceux qui l'ont stocké ceux qui l'ont sorti en petite ou grande quantités ceux qui l'ont utilisé ceux qui on couvert toutes ces actions ceux qui l'ont su sans rien faire ceux qui l'ont su et qui ont prétendus n'avoir aucune autorité ceux qui ont assassiné ceux qui voulaient ou qui avaient dénoncé ce complot, etc. Tous tous tous et tous en prison Pour y crépir tout le restant de leurs vies!

Wlek Sanferlou

18 h 46, le 01 juin 2021

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Commentaires (3)

  • Ceux qui ont amené le nitrate, ceux qui l'ont stocké ceux qui l'ont sorti en petite ou grande quantités ceux qui l'ont utilisé ceux qui on couvert toutes ces actions ceux qui l'ont su sans rien faire ceux qui l'ont su et qui ont prétendus n'avoir aucune autorité ceux qui ont assassiné ceux qui voulaient ou qui avaient dénoncé ce complot, etc. Tous tous tous et tous en prison Pour y crépir tout le restant de leurs vies!

    Wlek Sanferlou

    18 h 46, le 01 juin 2021

  • L,ANNEE COURT ET ENCORE ON NE SAIT PAS LE NOM DU PROPRIETAIRE DU NITRATE, ET PIRE CELUI DE SON UTILISATEUR ? QUAND DES PAYS ETRANGERS LE SAVENT DEPUIS L,EXPLOSION ET PLUS AVANT ? JUSTICE OU ARTIFICE ?

    ZERO PLAINTE. CENSURE PLAIT. SOUTENONS DONC L,OLJ.

    14 h 54, le 01 juin 2021

  • "Fearing the dilapidated ship would sink in the harbor, a judge ordered the port to offload the cargo. In October 2014, it was transferred to Hangar 12, a warehouse designated for hazardous materials."(Tiré d'un rapport de la BBC). Est-il besoin de traduire? Je crois que tous les lecteurs de l'OLJ lisent couramment l'anglais(nous ne sommes plus en 1960...). Alors l'animal qui a ordonné le déchasrgement de la cargaison de NA, quand est-ce que le juge Bitar compte l'interroger? Et quel danger y avait-il si le navire coulait simplement dans la mer avec sa cargaison? Car il a fini par couler...Où est-ce que cet animal a appris que le NA plongé dans l'eau devient plus dangereux que lorsqu'il est stocké dans un hangar destiné aux matières dangereuses? Tous, mais vraiment tous, sont soit une bande de criminels, soit une bande d'abrutis, probablement les deux à la fois! Et je me fiche pas mal si vous ne publiez pas mon commentaire !!!!!

    Georges MELKI

    12 h 47, le 01 juin 2021

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