Un haut responsable du pouvoir judiciaire a averti hier les candidats à la présidentielle iranienne de juin contre la tentation de franchir les « lignes rouges » de la République islamique. Les Iraniens sont appelés aux urnes le 18 juin pour élire un successeur au président Hassan Rohani, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat consécutif. « Les candidats ne doivent pas franchir les lignes rouges du système dans leurs campagnes et discours », a déclaré le procureur général de Téhéran, Ali Alqassi-Mehr, cité par Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire, dont le chef, Ebrahim Raïssi, n’est autre que le favori de la campagne. Dans le cas contraire, « on s’occupera d’eux fermement », a averti M. Alqassi-Mehr, mettant notamment en garde contre toute attaque à la « réputation » de l’autorité judiciaire. Parmi les autres « lignes rouges », non citées par le procureur général de la capitale, figurent habituellement la remise en question du principe de la République islamique ou du principe du « vilayat el-faqih », qui instaure une tutelle de l’autorité religieuse sur le politique. La campagne officielle en vue de l’élection présidentielle s’est ouverte sans bruit vendredi, dans un climat de mécontentement général face à la grave crise économique et sociale que traverse le pays.
Moyen-Orient
Le pouvoir judiciaire avertit les candidats à la présidentielle en Iran
OLJ / le 31 mai 2021 à 00h00


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