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Politique - Grand angle

Ces Libanais fidèles à leur zaïm jusqu’au bout du naufrage

Ils subissent la crise de plein fouet. Ils sont convaincus de la nécessité d’un changement au Liban. Mais pour eux, le « kellon yaane kellon » s’arrête aux frontières de leur allégeance à leur leader confessionnel.

Ces Libanais fidèles à leur zaïm jusqu’au bout du naufrage

Photos João Sousa


La tasse d’Élie sur laquelle est imprimée une photo de lui en compagnie de Samir Geagea. Photo João Sousa


Élie*, la soixantaine, est assis dans son salon, dans un petit appartement à Batroun. Sur la table, une tasse sur laquelle est imprimée une photo de lui en compagnie du « Hakim », Samir Geagea. Partout sur les murs, des signes de son appartenance aux Forces libanaises (FL). Membre du parti chrétien depuis la guerre civile, il s’est battu, fusil à la main, pour un idéal que son zaïm continue, selon lui, à incarner en 2021. Il était pourtant l’un des premiers à descendre dans la rue lors de la révolution du 17 octobre 2019 et porte un regard assez lucide sur la situation du pays. Cheveux longs attachés en arrière, ton clair et déterminé, il raconte que quatre de ses enfants ont émigré entre le Golfe et les États-Unis et que le plus petit devrait faire de même l’année prochaine. Alors qu’il travaille depuis 30 ans dans le commerce de produits alimentaires, il affirme avoir tout perdu pendant la crise. « Notre business a été détruit par la corruption. Soit tu vends des marchandises au marché noir et tu as besoin d’un appui politique en lien avec la Syrie, soit tu travailles légalement et tu ne peux pas être compétitif par rapport aux prix du marché noir. » S’il voulait changer l’ordre établi durant les premiers mois de la contestation, il refuse catégoriquement de mettre tous les leaders politiques dans le même sac. Pour lui, comme pour toutes les autres personnes interviewées dans cet article, le slogan phare de la révolution « kellon yaane kellon » (Tous ça veut dire tous) s’arrête aux frontières de son allégeance. Son leader est dédouané de toute responsabilité dans la crise politique et économique que traverse le pays. L’histoire milicienne des FL ? Une source de fierté. La participation du parti aux gouvernements de coalition et son soutien à la candidature de Michel Aoun au poste de président ? Pas de quoi remettre en question le culte qu’il porte au Hakim. « Les ministres FL ont fait du très bon travail et il n’y a aucun dossier de corruption contre eux », assure-t-il. Les FL ont la réputation d’être efficaces et plus structurées que la majorité des autres formations politiques. Mais la légitimité du parti repose surtout sur ses actions passées, pourtant sujettes à de nombreuses polémiques, qui lui permettent d’incarner une forme d’assurance vie pour de nombreux chrétiens en cas de nouvelle guerre civile, dans un contexte de forte polarisation autour de la question du Hezbollah. « Le confessionnalisme institutionnalisé prend en otage chaque communauté dans une dichotomie criminelle, celle du moi ou le chaos. C’est un système extrêmement difficile à briser », décrypte Leah Aboukhater, sociologue et chercheuse au Consultation and Research Institute.


Des partisans du Hezbollah et d’Amal. Photo João Sousa


« Le parti nous a tout donné »

Habitant et originaire de Zghorta, Antoine* reçoit dans la maison de sa belle-famille à Tripoli. Sa fidélité au parti Marada est une tradition familiale entretenue depuis des décennies. La trentaine, récemment marié et sans enfants, il travaille pour un distributeur de produits alimentaires dans le nord du Liban. Sa loyauté, il l’explique par une forme de redevabilité historique en raison de la protection que lui garantit la famille Frangié. « Durant la guerre, la famille a défendu notre village corps et âme. Sans eux, nous ne savons pas ce qu’il aurait pu advenir de Zghorta. » La dynastie Frangié représente un gage de réconfort et de sécurité pour les habitants de la région maronite de Zghorta, située dans un environnement qu’ils considèrent comme hostile puisque majoritairement sunnite. Avant la guerre civile, Zghorta n’était qu’un petit village, connu pour ses rôtisseries et boucheries, alors que ses habitants dépendaient économiquement de Tripoli. Mais le conflit a renforcé le repli communautaire, à l’image de ce qui s’est passé dans d’autres régions du Liban, où des péricentres urbains confessionnels ont émergé. L’ombre d’un nouvel affrontement et l’absence d’un État fort, capable de briser les allégeances communautaires et familiales, font le jeu des formations traditionnelles qui n’ont pas intérêt à voir leur public devenir autonome.

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Au moment où le Liban est plongé dans une crise politico-financière sans précédent, la question du socle électoral des anciens partis est dans toutes les têtes. Se sont-ils effondrés comme la révolution pourrait le laisser croire ? Ont-ils su résister à cette vague, et même pu profiter de la crise pour se refaire une santé ? L’absence d’études d’opinion précises et régulières laisse planer le doute. Si les socles de certains partis semblent s’être érodés (Courant patriotique libre ou courant du Futur), d’autres pourraient se maintenir (FL, Hezbollah). « La thaoura aura un effet minime sur les bases partisanes durant les prochaines élections », veut croire Nizar Abou Hosn, le secrétaire général de l’Organisation des jeunes liés au Parti socialiste progressiste (PSP).

En octobre 2020, l’institut Synaps a publié une longue étude sur le comportement des loyalistes pendant et après la révolution. Ce rapport relève que 65 % d’entre eux auraient participé aux manifestations durant les premières semaines. Selon l’étude, plus de 50 % des personnes traditionnellement pro-14 Mars interrogées ont adhéré au « Tous ça veut dire tous », ce qui est vrai pour moins de 20 % de leurs équivalents du côté des pro-8 Mars.

Si de nombreux militants ont pris part au soulèvement libanais, beaucoup se sont vite retirés après que le slogan « kellon yaane kellon » est devenu le dénominateur commun de tous les cortèges. Au sein de la communauté chiite, les slogans s’attaquant au Hezbollah ou à son secrétaire général Hassan Nasrallah ont été perçus comme une infiltration du mouvement par les adversaires du parti. Hussein, militant Hezbollah et coiffeur à Ouzaï, dans la banlieue sud, ne se sent aucunement représenté par la contestation. S’il a manifesté aux premières heures du soulèvement, il a quitté la rue au moment où les attaques contre Hassan Nasrallah ont émergé. « C’est avant tout une figure religieuse pour nous. On ne peut pas accepter qu’il soit insulté », dit l’homme de 38 ans. Des critiques contre certains choix politiques sont apparues depuis la révolution, mais le caractère sacré du leader demeure, tout comme la question des armes, une ligne rouge pour la grande majorité des partisans du Hezbollah. « Le parti nous a tout donné. Jamais je ne l’abandonnerai, quoi qu’il fasse », soutient Hussein. Le Hezbollah incarne un protecteur contre le voisin israélien, mais plus encore contre les autres communautés libanaises, alors que les chiites ont longtemps été les opprimés et les laissés-pour-compte de l’histoire. Le parti leur a redonné une fierté, une place centrale dans l’équation libanaise, à laquelle ils ne semblent pas prêts à renoncer même si, à l’instar des autres communautés, une volonté de rompre avec l’ancien monde existe. Comme les autres formations politiques mais avec plus de moyens, le Hezbollah fidélise également ses troupes par une politique clientéliste qui le rend indispensable pour son public. La distribution des cartes al-Sajjad, qui permettent d’obtenir des denrées alimentaires à prix réduits dans les magasins de la formation, en est la meilleure illustration.


Un homme qui accroche un portrait de Nabih Berry à Khandak el-Ghamik. Photo João Sousa

« C’est le seul qui nous protège »

À l’échelle du pays, le loyalisme s’explique notamment par le fait que les principaux concernés restent financièrement dépendant de leurs zaïms, qui leur viennent en aide, leur trouvent un travail, leur payent les factures ou la scolarité des enfants. Firas*, la trentaine, porte un t-shirt à l’effigie de Nabih Berry sous son uniforme militaire. Membre de la police du Parlement, il considère qu’il doit tout au chef d’Amal, pour lequel son père s’est battu et est mort en martyr. S’il ne nie pas que son leader chiite ait pu détourner de l’argent de l’État à des fins personnelles, il considère qu’il l’a fait pour le bien de sa communauté. « Le mouvement Amal est à nos côtés dans les moments difficiles. C’est le seul qui nous protège », dit-il avec la conviction d’un croyant.

Pour mémoire

La contestation, catalyseur de relâchement ou de resserrement des bases des partis traditionnels ?

L’allégeance politique est avant tout un héritage familial, souvent transmis de père en fils. Dans une société fortement patriarcale, où l’image du père reste celle de l’autorité absolue, aller à l’encontre des positions politiques de ses aïeux peut sembler difficile pour le jeune adulte. Leah Aboukhater explique ce conformisme intergénérationnel par le besoin de sécurité que la famille véhicule alors que l’État n’apporte pas les filets de secours économiques qui pourraient encourager les jeunes à se révolter contre leurs parents. « Au Liban, les parents sont l’unique recours afin de subvenir aux besoins des jeunes en matière de sécurité et d’éducation. » Le clientélisme est, là encore, un élément-clé de ce mécanisme. Lorsqu’il est prêt à se lancer sur le marché du travail, le jeune diplômé aura bien du mal à trouver un emploi sans les potentielles relations politiques de son père, spécifiquement dans le secteur public, plus grand employeur au pays du Cèdre.

L’expérience de vie des jeunes, habitant la plupart du temps dans le foyer familial, ne semble pas non plus être un facteur favorisant l’émancipation. Cette génération a pourtant été au cœur du mouvement révolutionnaire, parfois dans une logique de rupture par rapport au foyer familial, et semble déterminée à tourner la page. Les indépendants ont remporté la majorité des élections estudiantines de 2020, certains partis traditionnels renonçant même à se présenter pour éviter de se faire balayer.


Ihsan el-Safi en compagnie du président Michel Aoun. Photo João Sousa

Assis dans le fond de son bureau qui chapeaute la zone économique exclusive du port de Tripoli, jouxtant l’ancienne gare ferroviaire de Mina, Ihsan el-Safi, la soixantaine, travaille comme transitaire au port depuis près de 45 ans. Les portraits de Michel Aoun, qu’il connaît personnellement depuis des décennies, ornent plusieurs de ses étagères. « Michel Aoun a une place spéciale dans mon cœur. » Membre d’une grande famille sunnite de Mina, Ihsan ne correspond pas au profil type du partisan aouniste. Mais il en partage largement la rhétorique. Il a vu d’un très mauvais œil la révolution, qu’il appelle « révolte », et considère qu’elle a été orchestrée pour nuire au mandat du président. Les slogans visant directement la personnalité de Gebran Bassil, le gendre du président, les attaques répétées contre les bureaux du CPL à Tripoli, les sanctions américaines contre son chef sont autant d’éléments qui prouvent, selon lui, le caractère non spontané du mouvement. Chaque parti accuse l’autre de manipuler les cortèges à des fins politiques, la théorie du complot étant très prégnante au sein de la société libanaise.

Alors que Michel Aoun avait fait de la lutte contre la corruption et la construction de l’État le cœur de son discours politique, certains de ses anciens sympathisants considèrent aujourd’hui que, depuis son arrivée à Baabda, il a trahi la cause qu’il s’était promis de défendre. Ceux qui lui sont restés fidèles répètent pour leur part les éléments de langage du CPL. « Ils ne veulent pas le laisser travailler, voilà le problème », confie Ihsan. Le courant aouniste est à la tête de l’État, dispose aussi de la majorité au Parlement, avec le plus grand bloc, et au gouvernement, avec le plus grand nombre de ministres. Mais l’idée que le zaïm soit empêché par les autres leaders de mettre en place sa politique est largement répandue au Liban. Le problème vient toujours de l’autre, celui qui est allergique aux réformes. La composition des gouvernements d’union nationale, qui repose sur le compromis permanent autour du plus petit dénominateur commun, entraîne des blocages systématiques, mais elle permet à chacune des parties de bloquer l’action des autres et de revendiquer son appartenance à la fois au pouvoir et à l’opposition en fonction de son intérêt du moment.

« Si la même clique est réélue en 2022, je quitterai le Liban »

Rima Ayyache milite au sein du courant du Futur. Dans la rue Azmi, artère commerçante de Tripoli, cette activiste politique et sociale au sein de la branche des jeunes du parti explique qu’elle est régulièrement l’objet de critiques de la part des manifestants. Le mouvement révolutionnaire était particulièrement fort à Tripoli, où les barons locaux se sont fait conspuer. Mais la jeune femme n’a jamais cru dans la révolution. « Je soutiens le courant du Futur et ne peux pas chanter “kellon yaane kellon”, cela va à l’encontre de mes principes. Et je crois sincèrement que Saad Hariri est différent de tous les autres », dit-elle. Elle met en avant le fait qu’il est le seul à avoir démissionné à la suite des protestations. Le leader sunnite est toutefois revenu dans l’arène politique un an après. « Hariri se bat toujours pour l’intérêt du Liban dans son ensemble et pas pour celui des sunnites uniquement, c’est pour ça que je l’aime », soutient-elle. L’ancien Premier ministre Rafic Hariri avait en effet une politique d’aide qui allait bien au-delà de sa communauté. Mais depuis sa mort, le parti a effectué un repli communautaire, dans un contexte où les sunnites se sentent lésés par la montée en puissance du Hezbollah. « Hariri est notre dernière chance, il est le seul capable de nous sortir de cette situation », ajoute encore la jeune femme. Chef de gouvernement à plusieurs reprises, il n’a jamais mis en place les réformes demandées par la communauté internationale.

« Les jeunes, surtout ceux des classes défavorisées, savent pertinemment que leur zaïm est corrompu et incompétent. Mais aucune autre option ne s’offre à eux », analyse Leah Aboukhater.


Abdallah Jabbour devant le bureau des Kataëb à Sin el-Fil. Photo João Sousa

Pour Abdallah Jabbour, 29 ans, responsable d’un supermarché et représentant du bureau des jeunes Kataëb du Metn, « le règlement des problèmes ne peut pas venir de ceux qui les ont créés ». Son parti étant éloigné du pouvoir depuis 2016, il considère qu’il ne peut être tenu responsable de la situation actuelle. Les Kataëb ont lancé un projet de réforme au cours des dernières années, visant à moderniser leur image et à l’adapter au discours de la jeunesse libanaise. Mais cette entreprise n’a pas été menée à son terme, le parti refusant de rompre complètement avec son caractère traditionnel, féodal et communautaire. Pour Abdallah, le fait que Samy Gemayel soit l’héritier d’une dynastie politique et que des posters géants à son effigie soient affichés dans ses fiefs ne rentre pas en contradiction avec la nécessité de mettre en œuvre une politique progressiste au Liban. Il veut le changement, mais celui-ci ne doit pas emporter son leader. « Si la même clique est réélue en 2022, je quitterai le Liban », dit-il d’un ton résolu.


Nizar Abou Hosn dans l’entrée du quartier général du PSP, à Cola. Photo João Sousa

Nizar Abou Hosn conteste pour sa part le caractère communautaire du PSP. « Les druzes y sont majoritaires, mais ce n’est pas pour autant le parti d’une communauté », affirme-t-il. Lui non plus ne voit pas de contradiction entre ses idéaux progressistes et le caractère féodal de la formation de Walid Joumblatt. « Selon moi, le changement doit venir de l’intérieur. Refuser en bloc tout l’establishment politique, cela ne sert à rien », soutient-il. Il s’arrête, réfléchit et résume en une phrase ce que tous les autres auraient pu dire : « Tu ne peux pas venir me dire du jour au lendemain que je n’existe plus. »

* Les prénoms ont été modifiés.


La tasse d’Élie sur laquelle est imprimée une photo de lui en compagnie de Samir Geagea. Photo João SousaÉlie*, la soixantaine, est assis dans son salon, dans un petit appartement à Batroun. Sur la table, une tasse sur laquelle est imprimée une photo de lui en compagnie du « Hakim », Samir Geagea. Partout sur les murs, des signes de son appartenance aux Forces libanaises...

commentaires (32)

Est ce que l’OLJ peut nous dire ce qui se passe à l’hôtel Dieu ?!

Bery tus

20 h 12, le 30 mai 2021

Tous les commentaires

Commentaires (32)

  • Est ce que l’OLJ peut nous dire ce qui se passe à l’hôtel Dieu ?!

    Bery tus

    20 h 12, le 30 mai 2021

  • Bien de libanais confondent zaiiim et chef: comparer Chehab, qui fut un chef mais pas un zaim, nous a offert une patrie structurée! Tout comme Sarkis, il a fait son boulot de chef pour tous les libanais y compris ceux de la même secte qu'eux mais sans prétendre aucunément qu'ils étaient zaiiim de cette secte. Le jour où l'on comprendra ceci ( comme Bashir la compris et pour ceci l'on a vu des milliers de toutes confessions l'adopter comme président) on sera libre de l'esclavage aux zaiiim et on se trouver citoyens d'un état. Dur à comprendre pour beaucoup...

    Wlek Sanferlou

    15 h 33, le 30 mai 2021

  • On pourrait résumer notre situation en trois mots: falej la t3alej!

    Georges MELKI

    11 h 06, le 30 mai 2021

  • Avec l'alphabet de Sa3id 3akl: Loubnan a7la balad, wa at3ass cha3eb

    Nammour JP

    10 h 44, le 30 mai 2021

  • "Les moutons vont à l'abattoir .Ils ne disent rien, et ils n'espèrent rien . Mais, du moins, ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera . Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois . Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit" Octave M.

    Khalil S.

    09 h 40, le 30 mai 2021

  • Excellent article. La vérité blesse. Sortir de l'abysse sera long!

    Saleh Tassabehji

    08 h 41, le 30 mai 2021

  • "Kellon ya3né kellon", bien sûr, pour dire qu'ils (les "leaders") doivent tous comparaître devant la justice. Mais ça ne devrait nullement signifier qu'ils sont tous responsables à parts égales. Chaque "zaïm" doit porter sa propre part de responsabilité dans cette situation catastrophique que connaît le Liban.

    Fadi Harouny

    07 h 50, le 30 mai 2021

  • Ces commentaires naïfs tous dans le 'politiquement correct' contre la diversité culturelle et religieuse du Liban, laissent perplexe. Le système du 'zaim' avec tous ses défauts a probablement sauvé le Liban. Sans lui et dans les épreuves que le pays a vécu, tout le monde sait que les problèmes auraient été encore bien pires.

    Mago1

    02 h 13, le 30 mai 2021

  • Les moutons de Panurge, comme tous leurs pareils, finissent en kebbé sur la table de leur zaiim, et perdent leurs peaux qui devient descente de lit du même zaiim et famille...Mabrouk au peuple et bienvenue au 21eme siècle...

    Wlek Sanferlou

    00 h 34, le 30 mai 2021

  • Excellent article! Conclusion? Les libanais n’ont que ce qu’ils méritent. Et non, ce n’est pas la faute aux américains, saoudiens, iraniens, israéliens, syriens etc. Nous sommes notre seul et unique ennemi! 

    Fady Abou Hanna

    21 h 30, le 29 mai 2021

  • OLJ, you need to perform an opinion poll to gauge the level of support for the legacy political parties which have spread corruption in public institutions, and mismanaged the country's finances. The question is what percentage of the population is willing to vote for the nascent opposition, and how many seats is the new opposition expected to gain in the upcoming elections in 2022.

    Mireille Kang

    20 h 48, le 29 mai 2021

  • J’avais déjà relevé le problème des zaïms dans un commentaire d’il y a pas très longtemps, j’avais exactement dis la même chose que l’article nous conte aujourd’hui. Je redis et redis encore et encore tant que le peuple ne réagira pas contre tous les zaïms et les politiques de quelques cotés que ça soit, le pays s’enlisera dans les sables mouvants que les zaïms ont rée et aménagé pour l’envoyer a mille lieux sous terre. A quoi a servi la révolte ou la mini-révolution éphémère sinon à donner des regrets et remords pour tout espoir déçu et réduit à néant pour toujours. Je reviens à charge en disant que c’est la quadrature du cercle, tant que chacun tire la couverture à soi en prétextant que c’est toujours la faute à l’autre, en démobilisant l’élan populaire déjà pas vraiment convaincu de ce qu’il réclamait. J’ai l’impression que l’équation nous mènera vers un démantèlement du Liban qui sera à l’image de L’Iran qui est déjà le maître des lieux qu’on veuille l’admettre ou pas. Je le dis et le constate à contre coeur mais c’est la dure réalité qui apparaît pour le moment en espérant avoir totalement tort !!!

    Le Point du Jour.

    20 h 03, le 29 mai 2021

  • Article miroir qui renvoie une image cruellement objective.

    Bassam Youssef

    19 h 49, le 29 mai 2021

  • Tous les partis politiques sauf 2-3 dont les FL NE SONT PAS HÉRÉDITAIRE !!! Il suffit de voir les différents chef dont ce parti a eu .... mais oui même avec les FL il y a la culture du chef du zaim mais cela n’est pas du de leur main se sont leur supporter qui le font

    Bery tus

    15 h 47, le 29 mai 2021

  • Un idiot est un idiot ; deux idiots sont deux idiots . Dix mille idiots sont un parti politique ......

    aliosha

    12 h 51, le 29 mai 2021

  • Les partisans de ces pourris sont frappés par le syndrome de Stockholm tout comme leurs zaims. Ils les singent en les appuyant aveuglément sachant qu’ils manigancent contre leurs intérêts, les volent et les humilient et vont jusqu’à attenter à leur vie, tout comme leurs zaims rampent devant les fossoyeurs de la république sachant que leurs projets pour ce pays ne sont que destructions et du malheur et une fois dans leur filet risquent leurs vies s’ils dérogent à leurs règle et ce dans le seul but d’occuper un poste au pouvoir et à s’enrichir. C’est à n’y rien comprendre.

    Sissi zayyat

    12 h 10, le 29 mai 2021

  • Si un état non corrompu prenait en charge le bien-être des citoyens, comme c'est le cas dans les pays civilisés, il ne serait pas nécessaire de dépendre d'un parti. Le problème c'est que ces chefs SONT l'état. Alors on tourne en rond sans espoir...

    Politiquement incorrect(e)

    12 h 05, le 29 mai 2021

  • Ici tout le monde parle de régime (les supporters de ceux qui ne sont pas au pouvoir, ne se sentent pas concernés). TOUS les za3im et anciens chefs de guerre (ou pas) sont à mettre a la porte. Ils n’existeraient pas sans les moutons qui constituent leur base...

    EL RIZ Mohamed

    11 h 41, le 29 mai 2021

  • Nous ne formerons jamais une nation et nous sommes incapables de constituer un pays. En revanche, dès que nous émigrons nous savons parfaitement nous adapter aux règles du pays d’accueil tout en revendiquant notre origine libanaise en faisant l’éloge du peuple libanais. Ces beaux principes tombent à l’eau aussitôt que nous mettons le pied à l’aéroport de Beyrouth de retour de l’étranger

    Censuré par l’OLJ

    11 h 19, le 29 mai 2021

  • l'article le plus triste..... aucun espoir de changement le cauchemar à l'infini....

    Isabelle Cochrane

    10 h 32, le 29 mai 2021

  • les explications donnees par cette "synthese" ne sont qu' EXPLICATIONS nullement des "Excuses" . en conclusion, les libanais sont encore TROP NOMBREUX a etre encore au stade primaire original de leur suivisme politique des siecles passes- mis a part ceux qui profitent economiquement de leur Patron

    Gaby SIOUFI

    10 h 22, le 29 mai 2021

  • Ces gens la, de qui le regime puise sa force, font que le regime ne va pas s'ecrouler, quoi que thawra fasse. Nous sommes bloqués...

    Le Liban d'abord

    10 h 16, le 29 mai 2021

  • Nous vivons politiquement dans une societe sectaire, tribale, primitive, hors la loi; il est temps que les Libanais sortent de leur prison sectaire, tribale, politique et pensent a batir une nation moderne ou les politiciens travaillent au service des citoyens et du pays. A bat les Zaims politiques, role transmis de pere en fils, non soumis a la reddition de comptes et au dessus de la loi. Tant que cela ne se realise pas, il n y a aucun espoir pour le Liban et la region!

    Sabri

    10 h 14, le 29 mai 2021

  • faut voter pour des personnes compétentes au Parlement voulant légiférer les réformes. A les croire avec la mise en scène Hariri Bassil, il manque plus la signature de Hariri, sur la pile de lois préparés tous main dans la main sans aucune clause suspicieuse… Suivez ses incompétents jusqu’à la dernière minute avant de voter contre le jour J Qui a ce rythme ne verra pas probablement le jour.

    Alors...

    10 h 12, le 29 mai 2021

  • Un article dont le contenu donne les envies mitigées d’en rire ou d’en pleurer ! Pauvre Liban !

    Cadige William

    09 h 32, le 29 mai 2021

  • "...fidèles à leur zaïm..." la cause principale de nos malheurs ! Et ces zaïms, connaissant cette "fidélité" bornée, en profitent au maximum...pour eux uniquement ! - Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 16, le 29 mai 2021

  • Très bon article illustrant le panorama politique du Liban. Assez déprimant. Notre politique reste tribale et ne nous permettra jamais de transcender ces allegiances aux zaims. L’ignorance et le dévouement fanatique aux partis confessionnels restent l’essence du Liban et sa malédiction.

    CW

    08 h 52, le 29 mai 2021

  • AU LIBAN IL N,Y A PAS DES PARTIS POLITIQUES AU PROPRE SENS DU MOT. IL Y A DES PANURGES QUI CHACUN A BATI UNE ETABLE QU,IL A NOMMEE PARTI POLITIQUE ET OU IL GARDE ET ENTRETIENT SES MOUTONS, SES ANES ET SES MULETS QUI TOUS LE SUIVENT, AVEUGLES DES YEUX ET DE LA CAVITE SUPPOSEE CEREBRALE, LES UNS BELANT ET LES AUTRES BRAYANT. ILS APPLAUDISENT BETEMENT AUX PAROLES VIDES ET AUX CONNERIES DE LEUR PANURGE. ET CA, C,EST L,ECRASANTE MAJORITE DU CHEPTEL LIBANAIS. ET AVEC CA LE RESTE DES SUPPOSES INTELLIGENTS SE CASSE LA TETE DE COMMENT CREER AVEC TOUS CES CHEPTELS DIVERS UNE NATION. FAUT LEUR TROUVER DES PRAIRIES POUR BROUTER, LES UNS DANS LES PAYS DE LA REGION ET LES AUTRES OUTRE-MER. CA C,EST LA DESCRIPTION REELLE DE CE QU,ON S,EVERTUE A APPELLER ENCORE LIBAN. C,EST TRISTE, C,EST REGRETTABLE ET C,EST MALHEUREUX.

    CENSURE + CARENCE + BOURDES = FUITE DES ABONNES.

    08 h 10, le 29 mai 2021

  • le malheur du Liban,tous ces gens la.

    Marie Claude

    06 h 58, le 29 mai 2021

  • On est foutus

    Zampano

    05 h 24, le 29 mai 2021

  • C'est trop triste

    Hind Faddoul

    05 h 18, le 29 mai 2021

  • Excellent article très réaliste et qui résume bien le drame social du Liban! Vous avez mis le doigt sur la plaie: structure féodale, tribale, paternaliste, sur fond multi-confessionnel qui arrangeait la majorité des zaims traditionnels qui se perpétuaient de père en fils et qui faisaient du clientélisme leur cheval de bataille et ce, sur le dos d’une structure d’ état fantoche, d’une vache à lait abusée, mal nourrie et actuellement à l’artIcle de la mort...Tous les citoyens, toutes classes sociales confondues y trouvaient leur compte: les plus pauvres survivaient grâce aux services et aides de leurs leaders communautaires, les classes moyennes elles, ne rêvaient que de gravir rapidement l’échelle sociale grâce à leurs connections, pistons et petites combines en considérant le pays comme une cour des miracles, et les classes riches et aisées se trouvaient dans un paradis où la loi de la jungle et la corruption sont considérés les clés du succès.....C’est sûr que même la jeunesse est prise dans cette spirale infernale et, même si elle est plus éduquée et séculaire, elle est prise en otage par cet instinct grégaire de survie qui expliquerait que plus de 50% voteraient encore pour leur parti ou chefs communautaires si les élections se tenaient demain....Et vogue la galère: ce n’est pas pour rien qu’on ne verra pas le bout du tunnel de sitôt et que la majorité de ces jeunes ne rêvent que de refaire leur vie sous des cieux plus cléments...Hélas

    Saliba Nouhad

    04 h 30, le 29 mai 2021

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