L’utilisation de la plate-forme Sayrafa semble limitée. Photo João Sousa.
La Banque du Liban (BDL) a annoncé hier dans un communiqué le lancement d’une nouvelle phase de vente de dollars aux banques inscrites sur la plate-forme de change Sayrafa, toujours à un taux de 12 000 livres pour un dollar, alors que celui sur le marché parallèle flirte cette semaine avec les 13 000. Des dollars vendus, selon le communiqué, pour le compte des clients des banques qui devront remettre en espèces les sommes à convertir entre le lundi 31 mai et le mercredi 2 juin prochain pour un paiement effectif aux banques correspondantes le jeudi 3 juin.
La réédition de ce mécanisme, dont le premier volet a eu lieu du 21 au 25 mai, permet ainsi à la banque centrale de réduire la masse monétaire en circulation, l’une des causes parmi tant d’autres de l’inflation monumentale (+157,86 % à fin avril) que connaît le pays en marge d’une dépréciation drastique (de 88 %) de sa monnaie nationale face au dollar depuis le début de la pire crise économique et financière qu’il traverse, il y a de ça près de deux ans.
Toutefois, la BDL n’a pas pu indiquer à L’Orient-Le Jour la quantité de devises vendues aux banques au cours de la semaine écoulée, tandis que toutes n’y ont pas participé, selon une source bancaire interrogée. Une seconde source a, elle, indiqué avoir reçu des demandes dans certaines de ses agences, mais qu’elles étaient encore en suspens, dans l’attente de précisions réclamées à la BDL. De plus, bien que la BDL n’ait pas écarté de catégories de clients, cette même source a souligné que le mécanisme est « limité aux importateurs de denrées alimentaires et de médicaments non subventionnés ».
Début mai, les circulaires numéros 157, 582 et 583 ont fixé les nouvelles règles de fonctionnement de la plate-forme, qui permettaient également le retrait de devises en espèces, ce qui est toujours impossible, le communiqué de la BDL indiquant, pour la seconde semaine consécutive, qu’il s’agit de transferts.
Le communiqué indique enfin que la Commission de contrôle des banques est chargée de « s’assurer que les changeurs respectent » les circulaires émises par la banque centrale. Ils ont été les premiers à bénéficier de cette plateforme déployée en juin 2020, dont le but est de renforcer la transparence sur le marché parallèle. Mais son lancement s’était soldé par un échec retentissant, notamment parce que seules certaines transactions y étaient autorisées.
Ce n’est qu’en mars dernier, alors que la volatilité de la livre avait décuplé sa parité officielle (1 507,5 livres par dollar) sur le marché parallèle, que les autorités et la BDL ont décidé de demander aux banques de l’intégrer – sur la base du volontariat – pour y réaliser aussi des opérations de change, avec l’espoir de limiter la spéculation sur la monnaie nationale. Des textes lacunaires, selon plusieurs sources bancaires contactées, et une tentative de la BDL qui laisse perplexes de nombreux experts.
La réédition de ce mécanisme, dont le premier volet a eu lieu du 21 au 25 mai, permet ainsi à la banque centrale de réduire la masse monétaire en circulation, l’une des causes parmi tant d’autres de l’inflation monumentale (+157,86 % à fin avril)...



LE MARCHE NOIR VA FLAMBER DE NOUVEAU AVEC LES CONNERIES PROPOSEES AU GRE DES BANQUES. LES DOLLARS DEBOURSES EN L.L. CES L.L. VONT ALLER SE RETRANSFORMER EN DOLLARS FRAIS... OU ? DANS LE MARCHE NOIR ! ET LE MARCHE NOIR VA NOIRCIR DE PLUS EN PLUS. L,INCOMPETENCE DE TOUS CES GENS DE LA FINANCE EST TRAGIQUE. ELLE POUSSE LE PAYS AUX TREFONDS DE L,ABYSSE.
11 h 58, le 29 mai 2021