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Culture - Architecture

Après la pandémie, un besoin de commun, selon Hashim Sarkis à Venise

L'architecte né à Beyrouth est convaincu que la ville du futur naîtra du consensus, qu'il faudra partager des espaces collectifs, pour moins consommer et créer - ou susciter - de nouvelles formes de solidarité.
Après la pandémie, un besoin de commun, selon Hashim Sarkis à Venise

Hashim Sarkis, commissaire de la 17ème édition de la Biennale d'architecture de Venise, le 20 mai 2021. Photo AFP / Marco BERTORELLO

Penser l'après-pandémie dans un monde fragmenté en quête de commun: pour y parvenir, Hashim Sarkis, commissaire de la 17ème édition de la Biennale d'architecture de Venise qui s'ouvre samedi, explique dans un entretien à l'AFP avoir fait confiance à de jeunes créateurs.

"La question la plus difficile c'est comment résoudre les problèmes qui nous ont amenés à la pandémie. Comment nous allons régler le changement climatique, la pauvreté, les différences politiques énormes entre la droite et la gauche", explique-t-il. L'architecte né à Beyrouth en 1964 est convaincu que la ville du futur naîtra du consensus, qu'il faudra partager des espaces collectifs, pour moins consommer et créer - ou susciter - de nouvelles formes de solidarité.

"Chaque salle est conçue comme si c'était un dialogue entre différentes manières de penser l'architecture. Le visiteur entre dans les salles, voit le dialogue et commence à formuler une position. Et c'est grâce à ce dialogue qu'on va revenir à la conversation".
Autour de lui à Venise, Hashim Sarkis, à la tête de la School of Architecture and Planning du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), a réuni 112 architectes et cabinets, dont 96% assistent pour la première fois à la Biennale et quasiment la moitié ont entre 35 et 55 ans. Une nouvelle génération venue du monde entier qui remet en question les modèles existants, qui parle plusieurs langues, maîtrise les dernières technologies et expose sa diversité. La fin des stars ?
"Quand j'ai posé la question, j'ai regardé partout quelles étaient les solutions les plus innovantes et créatives. Avec ce critère j'ai choisi les participants. Ce n'est pas une question de stars", assure-t-il.

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Comme un de ses prédécesseurs, le Chilien Alejandro Aravena, Sarkis considère que la ségrégation raciale, les inégalités, la submersion des régions côtières, la pauvreté appellent des approches inédites, des disciplines inexplorées. De ces approches doivent naître "des lieux pour se rassembler, où les gens en passant voient la vie quotidienne des autres (...). C'est le début du dialogue. En cela l'architecture peut aider à transformer" la société, même si seule elle ne peut rien, explique le Libanais. Un dialogue indispensable destiné à contourner la brutalité, la violence du monde, selon lui.

"L'architecture a toujours été la cible des conflits. On détruit l'architecture. Mais finalement la reconstruction c'est le premier signe de la résolution des conflits et si on essaye de créer des moyens de créer des espaces de rencontre, où les gens se voient en passant et qu'ils rencontrent les gens que d'habitude ils ne voient pas, où s'exposent les différences économiques, les différence ethniques, c'est le début du dialogue et c'est là où l'architecture peut aider".

"Comment vivrons-nous ensemble ?" est le titre et le fil conducteur de la Biennale, ouverte jusqu'au 21 novembre. L'exposition, qui avait été annulée en 2020, reste soumise aux règles strictes de distanciation sociale même si l'Italie, dont Venise, a récemment retrouvé ses terrasses et, peu à peu, ses touristes.


Penser l'après-pandémie dans un monde fragmenté en quête de commun: pour y parvenir, Hashim Sarkis, commissaire de la 17ème édition de la Biennale d'architecture de Venise qui s'ouvre samedi, explique dans un entretien à l'AFP avoir fait confiance à de jeunes créateurs. "La question la plus difficile c'est comment résoudre les problèmes qui nous ont amenés à la pandémie. Comment...

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