La Banque du Liban a déboursé 485 millions de dollars pour financer les importations médicales depuis le début de l’année. Photo Bigstock
La Banque du Liban (BDL), qui subventionne depuis le début de la crise les importations de plusieurs catégories de produits en puisant dans ses réserves de devises, a publié hier ses estimations sur le montant déboursé en 2021 pour financer celles de médicaments, de matériel médical, de lait pour nourrissons et de matières premières pour le secteur pharmaceutique. Des chiffres qui sont contestés par une partie des acteurs concernés, dont Karim Gebara, président du syndicat des importateurs de médicaments.
La BDL a ainsi affirmé que la facture des subventions liées à ces importations s’élevait jusqu’au 20 mai à 1,232 milliard de dollars, soit bien plus que les 1,173 milliard de dollars qu’elle affirme avoir déboursés en 2020. Jusqu’au 20 mai 2021, la BDL a vendu aux banques qui avaient présenté des dossiers pour les importations de différents produits médicaux 485 millions de dollars. Il faut ensuite, selon elle, rajouter « 535 et 212 millions de dollars » liés respectivement à des « dossiers à l’étude » et « des demandes déposées ces dix derniers jours ».
La BDL a, de plus, évoqué la création prochaine d’une commission spéciale au sein du ministère de la Santé pour valider les dossiers reçus en fonction des besoins du marché, sans toutefois préciser les critères retenus. Une source à la BDL a enfin rappelé que beaucoup de produits importés grâce à ces subventions finissaient par alimenter la contrebande, notamment vers la Syrie.
Mais la méthode de comptabilisation employée par la BDL est contestée au sein des filières concernées. « La somme de 1,173 milliard de dollars correspond à ce que la BDL a payé en 2020 et n’inclut donc pas 747 millions de dollars d’impayés de sa part », souligne Karim Gebara. Il est rejoint par une source anonyme proche du dossier qui regrette que « les transferts qui se font actuellement soient ceux des dossiers de l’année dernière ».
Pour les importateurs, la comparaison devrait plutôt se faire au niveau de ce que la BDL a déboursé depuis le début de l’année, à savoir les 485 millions de dollars qu’elle a mentionnés. « Par un simple calcul, on peut remarquer que cela correspondrait à un montant annuel de 1,164 milliard, soit un résultat très proche de la facture de 2020 », affirme Karim Gebara.
Plusieurs observateurs martèlent la nécessité de rationaliser les mécanismes de subvention existants qui permettent aux importateurs d’échanger leurs livres contre des dollars que la BDL vend au taux officiel (1 507,5 livres plus la marge autorisée), alors que la valeur de la livre s’est effondrée.
La BDL a ainsi affirmé que la facture des subventions liées à ces importations s’élevait jusqu’au 20 mai à 1,232 milliard de dollars, soit bien plus que les 1,173 milliard de dollars qu’elle affirme avoir déboursés en 2020. Jusqu’au 20 mai 2021, la BDL a vendu aux banques qui avaient présenté des...


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s'il fallait comprendre par le mot FILIERE les importateurs de medicaments et autres produits, ben je me pose La Question a savoir laquelle des 2 parties est fiable.
10 h 40, le 22 mai 2021