Les fonctionnaires ont observé hier une grève à laquelle a appelé la Ligue des employés de l’administration publique, a rapporté l’Agence nationale d’information. La Ligue a évoqué un « avertissement » lancé aux autorités, inertes alors que le pays subit un effondrement économique et financier sans précédent sur fond de paralysie institutionnelle. Elle réclame notamment le maintien du principe de rotation à 50 % des capacités de présence, ainsi qu’une majoration du montant de l’indemnité journalière de transport. Le mouvement, qui doit se poursuivre aujourd’hui, a été respecté dans l’ensemble des gouvernorats, avec certaines exceptions comme dans le Akkar (Liban-Nord) ou à Baalbeck (Békaa).
La mobilisation des Libanais devrait aller crescendo avec l’appel à une grève générale le 26 mai prochain lancé hier par la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), toujours pour dénoncer les conséquences de la crise. L’organisation demande notamment que l’État ne lève pas les mécanismes de subventions sur les importations existantes avant que le système de carte d’approvisionnement supposé s’y substituer ne soit mis en place.


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