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Économie - Innovation

Appel à candidature pour l’école de codage ESA Coding Lab

Les candidats auront jusqu’au 30 juin prochain pour postuler à la première formation en « développement full stack » prévue pour la rentrée prochaine dans les locaux de l’Institut français du Liban-Sud à Nabatiyé.

Appel à candidature pour l’école de codage ESA Coding Lab

C'est à Nabatiyé que l'école de codage ESA Coding Lab ouvrira ses portes à la rentrée prochaine pour son premier cycle de formation en programmation informatique. Photo P.H.B.

C’est officiel : à la rentrée scolaire prochaine, un maximum de vingt étudiants pourront commencer leur formation en « développement full stack » (programmation informatique polyvalente) au sein de la nouvelle école de codage ESA Coding Lab, dans les locaux de l’Institut français du Liban-Sud à Nabatiyé. Prévus en janvier dernier, l’ouverture de l’établissement et le lancement de la formation ont été reportés à septembre prochain en raison du bouclage national de ce début d’année pour enrayer la recrudescence de la pandémie de Covid-19. Un mal pour un bien puisque tous les indicateurs sanitaires sont plutôt encourageants quant à une reprise scolaire en présentiel après les vacances d’été.

Initié en 2018 et lancé en juillet dernier lors de la signature des contrats entre l’Agence française de développement (AFD) et l’École supérieure des affaires (ESA), ce projet a comme premier but « de créer des opportunités d’emplois au Liban », explique Sabine Habibian, cheffe de projet à l’ESA, en plus de capitaliser sur le vivier de candidats présents dans cette région et au Liban. Malgré la crise économique et financière que le pays traverse depuis près de deux ans, l’économie de la connaissance y demeure l’un de ses plus hauts potentiels. Et ce alors que « le pays manque cruellement de codeurs bien qu’il existe une énorme demande des entreprises en développeurs informatiques au Liban et à l’international », souligne Jihad Bitar, directeur de l’incubateur d’entreprises Smart-ESA.

Gratuité de la formation

Visant à former une main d’œuvre compétente, autant en codage d’interfaces web (Javascript, HTML, CSS) qu’en back-end (gestion et codage de différents logiciels et applications), l’ESA Coding Lab a d’ores et déjà recruté des professeurs libanais, développeurs de métier, qui suivront en plus une formation avec la Coding Factory de l’ESIEE-IT, une école française spécialisée dans le code informatique et partenaire technique du programme utilisé pour le cursus de l’ESA Coding Lab. Planifié sur cinq mois (quatre de formation et un de projet final), ce premier cycle en précédera deux par an dès 2022 et la possibilité d’ouvertures d’écoles dans d’autres régions du pays.

Pour mémoire

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Le coût de la formation sera acquitté une fois qu'elle sera achevée, et via le futur employeur des candidats sélectionnés à raison d’un mois et demi de salaire versé par l’entreprise à l’ESA Coding Lab et un mois de salaire versé par l’étudiant à ses formateurs également. L’école mise donc sur l’intégration rapide des étudiants sur le marché du travail, à la suite de leur formation et de l’obtention d’une certification (reconnue en France), pour poursuivre le développement de l’école.

Frein à la fuite des cerveaux libanais

S’élevant à 1 million d’euros (1,17 million de dollars), dont la moitié a été versée par l’AFD, à laquelle la Banque du Liban (à l’initiative du projet en 2018) a ajouté 250 000 dollars, le restant provenant des fonds propres de l’ESA, ce projet est « stratégique », souligne Sabine Habibian, pour l’investissement français dans le développement de l’entrepreneuriat libanais, cheval de bataille de Smart-ESA depuis sa fondation en 2017. Partenaire de L’Orient-Le Jour pour le « Prix Entrepreneur HEC », qui met en avant de jeunes pousses libanaises et étrangères et dont la seconde édition vient d’être lancée, l’incubateur a déjà permis à « pas moins de 80 start-up libanaises de bénéficier de l’expertise transmise par des spécialistes dont les missions ont été financées par la France », avait expliqué l’été dernier Jihad Bitar.

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Ciblant l’accueil de plus de 300 étudiants à l’horizon des quatre premières années d’activité, et bien que le certificat de l’ESA Coding Lab n’empêchera pas les jeunes diplômés de postuler pour un emploi à l’étranger, l’école souhaite faire du Liban une niche en développeurs informatiques et permettre à une économie en berne de reprendre un peu de vigueur, tout en freinant la fuite des cerveaux libanais, sachant aussi que le télétravail est un des avantages primordiaux de ce secteur. Ainsi, « les programmateurs libanais peuvent aisément travailler pour des entreprises internationales à partir du Liban », rappelle Jihad Bitar, même si une myriade de débouchés existe déjà sur le sol national, comme « The Hub » par l’armateur français CMA CGM, un centre dédié au développement numérique inauguré début 2020. CMA CGM prévoit d'y recruter près de 150 employés libanais qualifiés en trois ans.

L’appel à candidature pour faire partie de la première fournée d’étudiants qui bénéficieront de cette formation sera bientôt lancé et les candidats auront jusqu’au 30 juin prochain pour postuler. Pour plus d’informations, l’adresse e-mail suivante est mise à disposition des candidats intéressés : [email protected]


C’est officiel : à la rentrée scolaire prochaine, un maximum de vingt étudiants pourront commencer leur formation en « développement full stack » (programmation informatique polyvalente) au sein de la nouvelle école de codage ESA Coding Lab, dans les locaux de l’Institut français du Liban-Sud à Nabatiyé. Prévus en janvier dernier, l’ouverture de l’établissement et le...

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