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Politique

Kassem crie victoire : Le complot visant à éliminer le Hezbollah a échoué

Le dignitaire chiite hausse le ton, accusant le pouvoir politique d'avoir servi de « couverture » aux Américains et aux Israéliens.

Kassem crie victoire : Le complot visant à éliminer le Hezbollah a échoué

Des personnes réagissent tandis que le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, s’adresse à la foule via un écran géant lors de la première journée des commémorations de l’Achoura au mausolée de l’ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 17 juin 2026. Photo Anwar Amro / AFP

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a haussé le ton vendredi alors qu'il prononçait une allocution religieuse en prévision des célébrations de Achoura. Il a évoqué la « victoire du Hezbollah » face à ce qu'il a estimé être un « complot américano-israélien et international », dans lequel l'État libanais a été utilisé comme « couverture ». « L’objectif de ce plan est d’éliminer la résistance et son environnement populaire, et d’effacer totalement sa présence du Liban », a-t-il fait valoir. Dans un discours assorti de références religieuses, le chef du Hezbollah a appelé à suivre le « devoir religieux » de la résistance, et a longuement défendu la « victoire » de son parti, à l'heure où l'armée israélienne élargit sa « zone tampon » au Liban-Sud, et où le bilan des victimes de l'offensive israélienne depuis début mars est de près de 4 000 morts.

« Complot américano-israélien »

Le dignitaire chiite a estimé que le Hezbollah traversait « la phase la plus dangereuse de son existence au Liban ». « Nous faisons face au plus dangereux complot américano-israélien et international. Nous faisons face à ce qu’il y a de plus dangereux pour notre pays, pour l’avenir de nos enfants et pour nos idées », a-t-il dit. Il a fustigé dans ce cadre l'État libanais, qui aurait été « la façade et la couverture à travers lesquelles, en violation de la Constitution, seraient menées toutes les actions visant à affronter la résistance et à la faire tomber, quel qu’en soit le prix ». « Il était demandé au pouvoir politique de fournir la couverture politique nécessaire », a-t-il affirmé.

Alors que l'armée libanaise a été chargé de démanteler l'arsenal du Hezbollah en août 2025 par le gouvernement libanais, il a affirmé que ce projet comprenait une tentative de « provoquer une confrontation entre l’armée et la résistance ». « Ils y ont beaucoup travaillé. Mais grâce à la conscience de l’armée, de ses responsables et aux circonstances objectives, cette discorde n’a pas eu lieu », a-t-il dit. Il a également affirmé que les tenants de ce projet ont « empêché la reconstruction afin que les habitants restent déplacés et sans abri, et que l’environnement populaire de la résistance se retourne contre elle ». « Ils ont imposé un blocus financier total afin de nous empêcher de nous rétablir et de nous relever », a-t-il dénoncé.

Naïm Kassem a évoqué aussi une « pression sur la Syrie afin qu’elle intervienne depuis l’Est et qu’elle forme avec Israël une tenaille depuis le Nord ». Le président américain Donald Trump laisse entendre régulièrement une possible intervention de la Syrie au Liban contre le Hezbollah, malgré le refus affiché de son président Ahmed el-Chareh. « Mais, grâce à Dieu, le régime syrien n’a pas répondu à cet appel », a-t-il ainsi souligné. Face à ce « plan », le numéro un du Hezbollah a assuré que sa formation a « préservé l’unité des forces de la résistance, l’unité avec le mouvement Amal, ainsi qu’avec tous les hommes de bonne volonté qui sont à nos côtés ».

« Devoir religieux »

Adoptant une posture visiblement défensive, Naïm Kassem a en outre accusé ses détracteurs de « chercher à susciter la colère des gens pour qu’ils se retournent contre nous. Mais ils ne se retourneront pas contre nous ». « N’allez pas interpréter la victoire selon leurs critères, qui sont ceux de la supériorité militaire, a poursuivi le dignitaire chiite. La victoire, selon nos critères, c’est la victoire de la fermeté et de la continuité. Nous sommes la victoire. Par notre existence, par notre récit, par notre action, par notre résistance. Quant à eux, ils incarnent tous la défaite »

Il a par ailleurs estimé qu' « il faut en finir avec cette obsession de convaincre les autres ». « L’important est que nous soyons convaincus. Nous sommes convaincus que nous sommes victorieux », a-t-il dit, avant d'en appeler au « devoir religieux » (taklif char'i) de ses partisans. « Cette règle du devoir religieux est en réalité la clé de tout. Il ne vous est pas demandé de remporter la victoire avec les outils, les idées et les convictions des autres. Il vous est demandé de remporter la victoire à travers le projet du Dieu Tout-Puissant. Dans ce projet, est victorieux celui qui accomplit son devoir », a-t-il explicité. « Si, au fond de vous-même, vous vous sentez victorieux, alors vous êtes réellement victorieux, même si les montagnes s’effondrent sur votre tête, parce que vous êtes du côté du droit », a-t-il aussi lancé.

Il a enfin assuré que le « projet israélien en est aujourd’hui à son plus faible niveau », et que « l’Israélien quittera notre terre jusqu’au dernier centimètre ». « Soyez certains que la victoire, dans son sens concret qui conduira à l’expulsion de l’ennemi de notre territoire, se réalisera », a-t-il conclu. Après une nouvelle journée d'escalade meurtrière, des officiels israéliens ont réaffirmé que l'armée de l’État hébreu restera présente sur les près de 10 kilomètres de profondeur occupés au Liban.

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a haussé le ton vendredi alors qu'il prononçait une allocution religieuse en prévision des célébrations de Achoura. Il a évoqué la « victoire du Hezbollah » face à ce qu'il a estimé être un « complot américano-israélien et international », dans lequel l'État libanais a été utilisé comme « couverture ». « L’objectif de ce plan est d’éliminer la résistance et son environnement populaire, et d’effacer totalement sa présence du Liban », a-t-il fait valoir. Dans un discours assorti de références religieuses, le chef du Hezbollah a appelé à suivre le « devoir religieux » de la résistance, et a longuement défendu la « victoire » de son parti, à l'heure où l'armée israélienne élargit sa « zone tampon » au Liban-Sud, et où le...
commentaires (2)

Partition

P H

22 h 21, le 19 juin 2026

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Commentaires (2)

  • Partition

    P H

    22 h 21, le 19 juin 2026

  • Pour célébrer une victoire même imaginaire il faut d’abord sortir de son trou.

    Liban Libre

    21 h 19, le 19 juin 2026

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