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Économie - Justice Au Liban

Après l'interrogatoire de Salamé, son avocat dément toute « commission » perçue par l'ex-gouverneur


Après l'interrogatoire de Salamé, son avocat dément toute « commission » perçue par l'ex-gouverneur

Riad Salamé, qui était alors encore gouverneur de la Banque du Liban, en décembre 2021. Photo d'archives JOSEPH EID / AFP

Deux jours après l'interrogatoire de l'ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, par l'avocate générale près la Cour de cassation, Samaranda Nassar, à son domicile à Safra (Kesrouan), dans le cadre d'une affaire d'enrichissement illicite présumé, l'avocat de M. Salamé, Wissam Al-Ghaoui, a dénoncé « des fuites médiatiques déformées concernant l'enquête », estimant que ces « fuites ne peuvent provenir que de l'une des personnes présentes lors de l'interrogatoire » qui s'est tenu le 17 juin 2026. L'avocate générale avait été mandatée par le procureur général près la Cour de cassation, Rami el-Hajj.

« Contrairement à ce qui a été rapporté, l’enquête a établi que les montants évoqués — d’un total de 266 millions de dollars américains — sont inexacts et ne constituent en aucun cas des commissions. Il s’agissait de prêts accordés par la Banque du Liban, dans le cadre de son rôle, afin de préserver la stabilité monétaire et financière dans le contexte de la crise financière mondiale de 2010 », a souligné l'avocat dans un communiqué, en allusion à un montant repris par plusieurs titres de la presse libanaise. Me Al-Ghawi a précisé qu'« à la suite de ces prêts, et après leur remboursement intégral, la Banque du Liban a réalisé des bénéfices à hauteur de 33 millions de dollars américains grâce à cette opération, qui constitue aujourd’hui le fondement de la plainte déposée par la Banque centrale à l’encontre de son ancien gouverneur ». Il a toutefois préféré ne pas révéler « davantage de détails afin de préserver la confidentialité de l’enquête ».

L'affaire contre Riad Salamé et Samir Hanna, ancien PDG et président du Conseil d'administration du groupe Bank Audi, avait été portée devant le parquet en janvier dernier par le gouverneur actuel de la banque centrale, Karim Souhaid. Entouré d’un secret strict dans les milieux de la justice et de la BDL, le dossier porterait, selon le peu d’informations disponibles, sur des titres souscrits par la BDL dans des sociétés, et dont les garanties auraient été constituées par des actions détenues dans Bank Audi. Le Code de la monnaie et du crédit interdit à la BDL d’investir dans des entités privées, sa mission étant d’assurer la stabilité financière et non de se livrer à des activités commerciales.

Le procureur el-Hajj avait décidé que l'interrogatoire de M. Salamé serait mené à son domicile, après avoir pris connaissance de rapports d'une commission de médecins démontrant le mauvais état de santé de l'ex-gouverneur. Accompagnée d'un greffier, la juge Nassar a tenu son audience en présence de l'avocat de M. Salamé.

Evoquant par ailleurs l'état de santé de Riad Salamé, son avocat assure qu'il « a été confirmé par plusieurs médecins spécialistes et médecins légistes, dont un médecin désigné par la Banque du Liban elle-même à la demande de la justice ».

« Ces fuites, si elles avaient été exactes, auraient pu constituer une violation du secret de l’instruction. Or, étant donné qu’elles sont fausses, elles ne représentent qu’une tentative de faire pression sur la justice et d’influencer le cours de l’enquête, tout en tentant de masquer l’absence de tout fondement factuel ou juridique à la plainte déposée par la Banque centrale contre son ancien gouverneur », a encore affirmé Me Wissam Al-Ghaoui. Cette plainte porte sur une décision prise par le Conseil central de la Banque du Liban en 2010 — et non par son gouverneur à titre personnel — une décision qui a bénéficié à la BDL plutôt que de lui causer un quelconque préjudice, a-t-il précisé.

Deux jours après l'interrogatoire de l'ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, par l'avocate générale près la Cour de cassation, Samaranda Nassar, à son domicile à Safra (Kesrouan), dans le cadre d'une affaire d'enrichissement illicite présumé, l'avocat de M. Salamé, Wissam Al-Ghaoui, a dénoncé « des fuites médiatiques déformées concernant l'enquête », estimant que ces « fuites ne peuvent provenir que de l'une des personnes présentes lors de l'interrogatoire » qui s'est tenu le 17 juin 2026. L'avocate générale avait été mandatée par le procureur général près la Cour de cassation, Rami el-Hajj.« Contrairement à ce qui a été rapporté, l’enquête a établi que les montants évoqués — d’un total de 266 millions de dollars américains — sont...
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