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Économie - Crise

Contrôle des capitaux : l’ABL plaide son innocence

Contrôle des capitaux : l’ABL plaide son innocence

L’Association des banques a qualifié hier de « sacrés » les droits des déposants, malgré les restrictions sur l’accès des comptes en devises imposées par les banques depuis le début de la crise. Photo M.A.

L’Association des banques a réagi hier à la décision rendue mercredi dernier par la première juge d’instruction de la Békaa, Amani Salamé, dans laquelle elle ordonne la saisie conservatoire des biens de plusieurs banques libanaises et de leurs dirigeants, actuels ou anciens, dans le cadre d’une plainte déposée par des avocats représentant un groupe de déposants.

Ces derniers contestent les restrictions sur l’accès à leurs comptes en devises imposées par les banques – illégales en l’absence d’une loi instaurant un contrôle des capitaux – depuis le début de la crise que traverse le pays. Le président de l’ABL et PDG de la Bank of Beirut, Salim Sfeir, fait partie des personnes ciblées par la juge.

Dans un communiqué, l’ABL a ainsi assuré « respecter la justice et la loi » avant de souligner les « répercussions négatives » de « certaines décisions judiciaires erronées (…) non seulement pour le secteur mais aussi pour l’économie nationale et les Libanais eux-mêmes ».

L’organisation a aussi dénoncé « les campagnes de diffamation » visant des dirigeants des banques nationales, tout en qualifiant de « sacrés » les droits des déposants. L’ABL a également décrété que les accusations, telles celles de blanchiment d’argent et de contrebande – une référence directe aux griefs de la plainte reçue par la magistrate de la Békaa –, « déformaient la réputation du système bancaire libanais pour une durée indéterminée, le privant des marchés financiers internationaux ».

L’association a fait porter la responsabilité de la crise aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et appelé « à la formation d’un gouvernement comme première étape indispensable au redressement du pays et à la relance des négociations avec le Fonds monétaire international, ainsi qu’à celles avec les détenteurs d’obligations souveraines ».

Enfin, prônant la « diligence et la qualité du travail du secteur bancaire, notamment la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, salués par le Groupe d’action financière (GAFI – un organisme intergouvernemental) », l’ABL a mis en garde contre une détérioration supplémentaire des relations avec les banques correspondantes, déjà endommagées par la crise de liquidités en devises que subit le pays.

La plainte reçue par Amani Salamé s’ajoute à la longue liste de celles lancées par des clients des banques libanaises en un an et demi, au Liban ou à l’étranger. Le Parlement ne s’est penché que récemment sur l’élaboration d’une loi instaurant un contrôle des capitaux, tandis que plusieurs milliards de dollars seraient quand même sortis du pays, malgré les restrictions imposées aux clients plus modestes.

Les banques étaient particulièrement exposées à la dette publique en devises du pays sur laquelle le gouvernement a fait défaut en mars 2020 et possèdent plusieurs dizaines de milliards de dollars d’engagements auprès de la Banque du Liban. Plusieurs experts estiment néanmoins qu’elles auraient dû limiter depuis longtemps leur exposition au risque, qui a permis de doper les rémunérations perçues sur les obligations libanaises.


L’Association des banques a réagi hier à la décision rendue mercredi dernier par la première juge d’instruction de la Békaa, Amani Salamé, dans laquelle elle ordonne la saisie conservatoire des biens de plusieurs banques libanaises et de leurs dirigeants, actuels ou anciens, dans le cadre d’une plainte déposée par des avocats représentant un groupe de déposants.Ces derniers...

commentaires (2)

L’argent des déposants est sacré? Sacré ou sucré? Parce que si cet argent est préservé il va falloir qu’ils nous expliquent pourquoi les citoyens ne peuvent pas en disposer. Les magistrats font semblant de ne rien savoir sur les transferts de fonds comme sur tous les scandales qui éclatent jour après jours dans ce pays et certains juges se transforment en Rambos pour faire croire qu’ils cherchent les voleurs. Où étaient ils tous avant et pendant le saccage du pays et sa destruction? Que font ils maintenant pour connaître la vérité sur les vols de toutes les recettes et aides reçues pendant des années par le pouvoir et qui se sont évaporées comme par magie sans que le pays ne bénéficie d’aucune nouvelle structure ou réparation des dommages infligés par les guerres des mercenaires déclenchées sans aucune raison. C’est si difficile de se pencher sur les dossiers des ministères et de les éplucher pour savoir qui a fait quoi et qui a volé et combien? Ils sont tous vendus et n’ont pas leur place dans les institutions de ce pays. VOLEURS RECELEURS ET COMPLICES VOILÀ CE QU’ILS SONT.

Sissi zayyat

13 h 40, le 06 mai 2021

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Commentaires (2)

  • L’argent des déposants est sacré? Sacré ou sucré? Parce que si cet argent est préservé il va falloir qu’ils nous expliquent pourquoi les citoyens ne peuvent pas en disposer. Les magistrats font semblant de ne rien savoir sur les transferts de fonds comme sur tous les scandales qui éclatent jour après jours dans ce pays et certains juges se transforment en Rambos pour faire croire qu’ils cherchent les voleurs. Où étaient ils tous avant et pendant le saccage du pays et sa destruction? Que font ils maintenant pour connaître la vérité sur les vols de toutes les recettes et aides reçues pendant des années par le pouvoir et qui se sont évaporées comme par magie sans que le pays ne bénéficie d’aucune nouvelle structure ou réparation des dommages infligés par les guerres des mercenaires déclenchées sans aucune raison. C’est si difficile de se pencher sur les dossiers des ministères et de les éplucher pour savoir qui a fait quoi et qui a volé et combien? Ils sont tous vendus et n’ont pas leur place dans les institutions de ce pays. VOLEURS RECELEURS ET COMPLICES VOILÀ CE QU’ILS SONT.

    Sissi zayyat

    13 h 40, le 06 mai 2021

  • samir sfeir president de l'ABL fait comme l'autre crasse politique et repete que les droits des deposants est SACRE. mais alors dites mr. sfeir et KELLON, c'est qui se fiche de nos droits et ne veut point les defendre ? NB. bientot il s'en trouvera qui reprendront la these qui dit que les deposants sont egalement responsables puisqu'ils ont accepte que les banques TENEZ VS BIEN- investissent leurs depots. aussi simple. combien la banque a pris de risques, dans quelles mesures elles ont depasse les normes admises par bales-apres avoir trafique leurs chiffres/donnees ca on n'en parle pas.

    gaby sioufi

    10 h 54, le 05 mai 2021

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