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Politique - Conférence De Presse

Michel Moawad : Il faut se focaliser sur l’essentiel, à savoir recouvrer l’État

Michel Moawad : Il faut se focaliser sur l’essentiel, à savoir recouvrer l’État

Michel Moawad au cours de sa conférence de presse. Photo ANI

Le député démissionnaire Michel Moawad s’est vivement attaqué, hier, lors d’une conférence de presse, à ce qu’il a appelé « la classe politique corrompue, criminelle et conspiratrice », appelant à un projet politique de l’opposition qui permettrait « de se focaliser sur l’essentiel : recouvrer l’État ».

« La protection de l’argent des déposants passe par une loi sur le contrôle des capitaux qui arrête l’hémorragie, des efforts réels en vue de la formation du gouvernement, des réformes sérieuses pour reprendre les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi qu’une levée des subventions qui sont puisées dans les fonds des déposants », a-t-il martelé. Il a estimé que les appels à la « lutte contre la fuite des capitaux » sont « vains sans une telle loi », à laquelle il avait appelé dès octobre 2019. Et de poursuivre : « Ils font diversion en nous abreuvant de détails sur la formation du gouvernement (…) alors qu’ils mènent leurs batailles sur le terrain de la mobilisation confessionnelle.

Ils nous offrent le spectacle des feuilletons politico-judiciaires censés nous faire oublier le fond du problème, à savoir la nécessité de libérer l’État et les institutions de l’emprise de cette classe politique criminelle, complémentaire et solidaire. »

Une classe politique dont le député démissionnaire de Zghorta estime qu’elle est incapable de se réformer elle-même. « La décision libanaise est confisquée depuis que le Liban est transformé en plateforme au service de l’Iran, a-t-il ajouté. Notre politique étrangère doit être bâtie autour des intérêts du Liban. Si nous voulons arrêter l’effondrement, il nous faut une politique étrangère souveraine et indépendante, fondée sur nos amitiés internationales, sur la protection du Liban de toute agression étrangère, sur le renforcement de la stabilité interne et sur la croissance de notre économie. »

La souveraineté passe aussi par le contrôle des frontières, a insisté M. Moawad, abordant l’affaire du captagon saisi en Arabie saoudite dans un chargement de grenades venant du Liban, ce qui a poussé ce pays à interdire les importations de fruits et légumes du pays du Cèdre. « Le contrôle des frontières fait partie des réformes qui sont imposées par le FMI comme condition pour une intervention au Liban », a-t-il rappelé, estimant que ce dossier est plus politique que technique. Il a rappelé que la contrebande aux frontières coûte des milliards de dollars aux Libanais et a critiqué la gestion du dossier des négociations sur les frontières maritimes en vue de l’exploitation des gisements de gaz et de pétrole en Méditerranée, des négociations que la classe au pouvoir « s’empresse d’entamer avec Israël au Sud » alors qu’elle ignore « les abus commis également par le régime syrien au Nord ».

Enfin, le député démissionnaire a appelé toutes les factions de l’opposition « à s’unir », parce que « la lutte en rangs divisés ne donne aucun résultat ». « Il faut concevoir désormais un projet clair face à la mafia et à la milice, porté par un peuple focalisé non sur les détails mais sur l’essentiel, c’est-à-dire le recouvrement de son État. »

Le député démissionnaire Michel Moawad s’est vivement attaqué, hier, lors d’une conférence de presse, à ce qu’il a appelé « la classe politique corrompue, criminelle et conspiratrice », appelant à un projet politique de l’opposition qui permettrait « de se focaliser sur l’essentiel : recouvrer l’État ».
« La protection de l’argent des déposants passe par une loi sur le contrôle des capitaux qui arrête l’hémorragie, des efforts réels en vue de la formation du gouvernement, des réformes sérieuses pour reprendre les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), ainsi qu’une levée des subventions qui sont puisées dans les fonds des déposants », a-t-il martelé. Il a estimé que les appels à la « lutte contre la fuite des capitaux » sont...
commentaires (2)

la contrebande nous coute des milliards? vrai mais qui sont a l'origine de cette contrebande ? allez allez ! vous donnez vos langues aux chats? walaw? ce sont ces memes irresponsables mafieux qui on laisse courir les subventions a l'EDL des decennies durant, pour finir par la desastreuse, ruineuse criminelle politique de subvention suite a la crise actuelle. NE JAMAIS JAMAIS L'OUBLIER .

Gaby SIOUFI

11 h 25, le 29 avril 2021

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Commentaires (2)

  • la contrebande nous coute des milliards? vrai mais qui sont a l'origine de cette contrebande ? allez allez ! vous donnez vos langues aux chats? walaw? ce sont ces memes irresponsables mafieux qui on laisse courir les subventions a l'EDL des decennies durant, pour finir par la desastreuse, ruineuse criminelle politique de subvention suite a la crise actuelle. NE JAMAIS JAMAIS L'OUBLIER .

    Gaby SIOUFI

    11 h 25, le 29 avril 2021

  • Bien dit!

    Pierre Hadjigeorgiou

    08 h 51, le 29 avril 2021

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