Le champ gazier Leviathan, le 31 décembre 2019. Jack Guez/AFP via Getty Images
La compagnie israélienne Delek Drilling a annoncé hier avoir signé un accord non contraignant pour vendre ses parts dans le gisement de gaz naturel Tamar en Méditerranée orientale à Mubadala Petroleum, filiale du fonds souverain d’Abou Dhabi, pour 1,1 milliard de dollars. S’il est finalisé, l’accord serait l’un des développements les plus importants depuis qu’Israël et les Émirats arabes unis ont normalisé leurs relations l’année dernière.
Le gisement de gaz de Tamar est l’une des principales sources d’hydrocarbures d’Israël et est capable de produire 11 milliards de mètres cubes de gaz chaque année. Cela suffit pour couvrir une grande partie du marché israélien ainsi que les exportations vers l’Égypte et la Jordanie. Delek Drilling, une entité du conglomérat Delek Group, détient une participation de 22 % dans le champ, qui est exploité par la compagnie pétrolière américaine Chevron. Le PDG de Delek Drilling, Yossi Abu, a déclaré que l’accord marquerait potentiellement un « alignement stratégique au Moyen-Orient, par lequel le gaz naturel devient une source de collaboration dans la région ». L’objectif était d’essayer de conclure l’accord, qui nécessiterait l’approbation du gouvernement israélien, d’ici à la fin du mois de mai, a déclaré Delek.
Mubadala Petroleum a, pour sa part, déclaré que « la transaction proposée est conforme à notre stratégie de recherche d’investissements de haute qualité (...) qui renforcent notre portefeuille axé sur le gaz conformément à nos objectifs de transition énergétique ».
Delek détient également une part importante dans le gisement de gaz Leviathan, plus grand et qui se trouve à proximité, et vend ses parts au sein de Tamar pour se conformer aux décisions du gouvernement qui visent à ouvrir le marché à plus de concurrence.
Source : Reuters


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine