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Économie - Consommation

Une décision autorisant une société à exporter du blé local crée la polémique

Une décision autorisant une société à exporter du blé local crée la polémique

Le blé dur est principalement cultivé dans les régions chaudes et sèches et il est « surtout utilisé pour la fabrication de pâtes », selon le site consoglobe.com. Photo d’illustration Bigstock

Une décision signée par le ministre de l’Économie et du Commerce Raoul Nehmé autorisant une société libanaise, Maalouf Trading, à exporter 2 535,6 tonnes de blé produit dans la Békaa et au Hermel (Baalbeck) a été à l’origine d’une nouvelle polémique sur les réseaux sociaux, alors que les autorités se préparent à rationaliser les subventions dont bénéficient certaines importations, dont celles de blé. Le document, non daté, précisait que le blé en question était destiné à la société turque Owkan. Contacté, le ministère n’a pas précisé si cette cargaison avait déjà été expédiée.

Le ministère s’est justifié dans un communiqué mercredi soir, indiquant que le blé libanais, de variété blé dur, ne convient pas à la fabrication de pain libanais, mais il est indiqué pour le boulgour, la semoule ou encore la friké. Selon lui, « la quantité produite est supérieure à la demande du marché local, et n’affecte donc pas la sécurité alimentaire ». Il précise également que les agriculteurs concernés se sont engagés à ne pas recevoir de subventions, le blé faisant partie des rares biens, avec la betterave sucrière et les pommes, dont la production est subventionnée par l’État. Les importations de blé dur ou de farine de blé dur se sont établies à 145,98 millions de dollars en moyenne sur les années 2011 à 2020, selon le site des douanes, et les exportations, elles, n’ont atteint que 4,02 millions de dollars sur la période.

Une source au ministère a indiqué que le Liban produit « près de 50 000 tonnes de boulgour et en consomme 20 000 ». Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés par L’Orient-Le Jour, les différentes sources contactées n’ayant pu se prononcer ni sur une quantité ni sur le coût d’importation de ces produits au Liban, qui achète de l’étranger une grande partie de ses besoins. Le blé dur est principalement cultivé dans les régions chaudes et sèches et il est « surtout utilisé pour la fabrication de pâtes », selon le site consoglobe.com. En France, 75 % du blé dur est exporté, toujours selon ce site. L’ancien président du syndicat des industries agroalimentaires et actuel vice-président de l’Association des industriels (AIL), Georges Narsraoui, a quant à lui précisé qu’il y a bien une production de boulgour au Liban. Il a également révélé qu’une usine allait « bientôt voir le jour, et pourrait produire des pâtes en utilisant la variété de blé libanais », démarche qu’une ancienne usine à Koura n’avait pas réussi à entreprendre, selon lui.


Une décision signée par le ministre de l’Économie et du Commerce Raoul Nehmé autorisant une société libanaise, Maalouf Trading, à exporter 2 535,6 tonnes de blé produit dans la Békaa et au Hermel (Baalbeck) a été à l’origine d’une nouvelle polémique sur les réseaux sociaux, alors que les autorités se préparent à rationaliser les subventions dont bénéficient...

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