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Nos lecteurs ont la parole

Y a-t-il un pilote dans le Tupolev ?

Et voilà ! Et voilà ! La porte de la grande datcha de la place Rouge s’ouvre et les cloches de la cathédrale de Basile-Le-Bienheureux font entendre leur carillon. À défaut d’avoir la réussite française dans un plan global de sauvetage du Liban, l’Est s’ouvre sous nos pas. Une première tentative décriée avait bien été effectuée depuis quelques mois sans grands tambours ni trompettes. Mais apparemment, maintenant, c’est différent. Il paraît que même les moujiks sont sortis de leurs isbas pour réclamer la mise en place d’un gouvernement au Liban. Il faut dire que depuis qu’ils bénéficient d’un président à perpétuité, ils se présentent en donneurs de leçons. Notez que lorsqu’on voit comment Poutine traite ses opposants… Non ! Non ! Il ne faut pas dire de mauvaises choses. Ce sont nos amis après tout.

D’ailleurs, ils l’ont toujours été. La moitié des Russes travaillait dans la joie, la gaieté et la bonne humeur chez nous autrefois. Depuis, elles sont retournées sur la terre de leurs ancêtres. Même la crise économique a fait fuir l’éveil aux désirs charnels. Bon, il faut dire aussi que les Libanaises se sont bien défendues aussi. Mais cela est un autre sujet.

Maintenant, il s’agit de savoir si les profondeurs du lac Baïkal vont s’ouvrir pour engloutir tant de vains efforts et de querelles fratricides ou si Vladimir va préférer ne pas salir la pureté de l’eau et ne pas ternir l’image de Vladivostok avec des idées corruptrices.

Aux dernières nouvelles, c’est un gouvernement fort, capable de faire des réformes, qui conforte toutes les parties et surtout sans tiers de blocage. Une vague impression de déjà-vu…

Autant reprendre La Marche slave de Tchaïkovski ou Pierre et le loup de Prokofiev. Encore que c’est de la musique et que la musique adoucit les mœurs. Quoique… Nous vivons à l’ère du heavy metal et de la techno ; pour la douceur, on repassera.

Mais qui commande le Tupolev au fait ? Un pilote de la MEA ou un cosaque de l’Armée rouge ? Ne nous moquons pas les uns des autres. Ne mettons pas les Russes en avant comme dernier rempart de la civilisation conciliatrice envers laquelle nous allons faire repentance. Ils feront ce que tous ont tenté de faire, sans grands résultats, avant eux. Mais c’est l’intention qui compte.

Ceci dit, Spoutnik en russe veut dire « compagnon de route ». À vrai dire, ce n’était pas celui qu’on attendait depuis le début. Mais nous avons eu le vaccin qui sera un ami renouvelable, à l’instar de celui de la grippe. Et maintenant, nous avons un compagnon plus politique. Ou devrais-je dire un contremaître ?

Pour reprendre une citation de Louis de Funès dans Rabbi Jacob : « Mais le peuple, le peuple, il aime qu’on lui mente, le peuple. » Ou mieux encore : « Vous promettez tout, et moi je ne donne rien. »

En tout cas, nous n’avons rien eu. Ils ont été fidèles à leurs promesses, au moins de ce côté. Donc, pour reprendre, l’initiative russe est certainement louable. Mais est-ce qu’elle se transformera en Berezina ?

Y aura-t-il un avant les Russes et un après ? Ou n’y aura-t-il rien du tout avec l’éternel credo du respect du plan français qui est sur les lèvres de tout le monde ? Iront-ils vers un plan Marshall version XXIe siècle pour le Liban ? Ou simplement vers un plan Marsal (et son pote espagnol Alvarez), fer de lance d’une frange de la société? Reprendrons-nous entre nos mains les principes de Keynes ou entrerons-nous dans ceux de Lénine ?

Arrêtons d’incriminer X, Y ou Z. Personne n’a raison ou tort. Nous sommes tous coupables. Et ça, malheureusement, autant les Russes, que les Français, que les Égyptiens, que les Américains et que ceux qu’on n’ose pas citer le savent très bien. Les étrangers ne font que soumettre des idées et donner des encouragements pour trouver des solutions raisonnables loin des maux des mots. Seulement, voilà ! Tous arrivent à la même conclusion ou à ce qu’on appelle, non sans une certaine ironie, dans une dissertation philosophique, une ouverture vers une autre idée (ou un autre cercle vicieux !).

Y aura-t-il de nouveau un pilote dans l’avion ?

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Et voilà ! Et voilà ! La porte de la grande datcha de la place Rouge s’ouvre et les cloches de la cathédrale de Basile-Le-Bienheureux font entendre leur carillon. À défaut d’avoir la réussite française dans un plan global de sauvetage du Liban, l’Est s’ouvre sous nos pas. Une première tentative décriée avait bien été effectuée depuis quelques mois sans grands tambours ni trompettes. Mais apparemment, maintenant, c’est différent. Il paraît que même les moujiks sont sortis de leurs isbas pour réclamer la mise en place d’un gouvernement au Liban. Il faut dire que depuis qu’ils bénéficient d’un président à perpétuité, ils se présentent en donneurs de leçons. Notez que lorsqu’on voit comment Poutine traite ses opposants… Non ! Non ! Il ne faut pas dire de mauvaises choses. Ce sont nos amis après...
commentaires (1)

LE MALHEUR EST QUE LA CRASSE POLITIQUE LIBANAISE ET SES SUIVEURS NAIFS PENSENT ENCORE QUE LIBAN EST CONSIDERE ETRE LE NOMBRIL DU MONDE.

Gaby SIOUFI

14 h 35, le 23 avril 2021

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Commentaires (1)

  • LE MALHEUR EST QUE LA CRASSE POLITIQUE LIBANAISE ET SES SUIVEURS NAIFS PENSENT ENCORE QUE LIBAN EST CONSIDERE ETRE LE NOMBRIL DU MONDE.

    Gaby SIOUFI

    14 h 35, le 23 avril 2021

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