Rechercher
Rechercher

Nos Lecteurs ont la Parole

Le chant du cygne

Les Libanais vivent à l’heure actuelle sur un bateau à la dérive.

La misère est dans la rue.

Pénurie, famine, chômage, faillite, chaos... Tous ces mots qui nous font tressaillir n’ont plus de résonance auprès de nos dirigeants aveuglés par la gestion de leurs intérêts personnels.

Faut-il attendre l’effondrement total et la désintégration de l’État pour faire le constat de la disparition d’un pays millénaire ? Comment un pays phare, bouillonnant de vie, rayonnant à travers le monde, en est-il arrivé, par l’inconscience, la corruption et l’incompétence de ses dirigeants, à s’effriter jusqu’à mettre sa survie en péril ? Que peut-on encore attendre du bon vouloir des responsables politiques pour sauver le pays et renflouer ses institutions ?

Il est temps pour la société civile, formée de groupes de pression, de s’unifier sous l’égide d’un comité de direction capable de concevoir et de mettre à exécution un programme de sauvetage pour sortir le pays de son marasme et lui offrir une vraie alternative par la voie des élections parlementaires prochaines.

Dans l’immédiat, et pour prévenir l’écroulement irréversible du pays, il est impératif de constituer au plus tôt un gouvernement provisoire de salut public qui entamera les réformes urgentes pour restaurer la confiance et permettre de bénéficier de l’aide internationale si vitale. Le Liban est un vivier de personnalités honnêtes, intègres, compétentes et spécialisées, qui ont fait leurs preuves à travers le monde, mais qui sont restées écartées du système établi, monopolisé par les mêmes oligarques, résistants à tout changement.

Il est aussi grand temps de consacrer l’indépendance de la magistrature, épine dorsale de tout État de droit, sans laquelle aucune confiance dans une justice équitable ne peut prospérer. Le crime haineux de l’explosion du port de Beyrouth, emportant plus de deux cents victimes innocentes et des milliers de blessés graves et entraînant la destruction d’une grande partie de la capitale, n’a pas suffi à ébranler la conscience de nos gouvernants et à rétablir le cours de la justice.

Le pays se meurt, l’heure est très grave où tout peut s’écrouler à tout moment, alors que les têtes du pouvoir s’obstinent, sans état d’âme, à se disputer des postes ministériels d’un gouvernement en gestation. L’initiative du patriarche maronite, basée sur la neutralité positive du pays et la tenue d’une conférence internationale pour consolider la survie du Liban, représente une lueur d’espoir et une opportunité, peut-être, d’éviter le naufrage.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Les Libanais vivent à l’heure actuelle sur un bateau à la dérive.
La misère est dans la rue.
Pénurie, famine, chômage, faillite, chaos... Tous ces mots qui nous font tressaillir n’ont plus de résonance auprès de nos dirigeants aveuglés par la gestion de leurs intérêts personnels.
Faut-il attendre l’effondrement total et la désintégration de l’État pour faire le constat...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut