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Politique - Crise politique au Liban

Macron : "Il nous faudra, dans les prochaines semaines, changer d’approche"

"Nous devons tout faire pour éviter l'effondrement du pays et donc accélérer la formation d'un gouvernement et (la mise en œuvre) des réformes nécessaires", a déclaré le président français suite à un entretien avec son homologue israélien.

Macron :

Emmanuel Macron à l'Elysée, à Paris, le 18 mars 2021. / AFP / Ludovic MARIN

Le président français Emmanuel Macron a jugé mercredi nécessaire de "changer d'approche" au Liban, toujours sans gouvernement et embourbé dans une crise socio-économique sans précédent, accusant en creux les responsables libanais d'avoir failli à leurs responsabilités. M. Macron s'est fortement impliqué, en vain jusqu'à présent, pour tenter de débloquer la crise politique libanaise en lançant en septembre dernier une initiative en faveur du pays du Cèdre.

"Je nous crois convaincus l’un et l’autre que le temps des responsabilités, en tout cas du test de responsabilité, s’achève. Et qu’il nous faudra, dans les prochaines semaines, de manière très claire, sans doute changer d’approche, de méthode", a lancé M. Macron, lors d'une déclaration à l’Élysée aux côtés de son homologue israélien Reuven Rivlin avec qui il venait de s'entretenir. "Nous devons tout faire pour éviter l'effondrement du pays et donc accélérer la formation d'un gouvernement et (la mise en œuvre) des réformes nécessaires", a-t-il encore dit, réitérant son attachement "au peuple libanais". "Nous ne pouvons laisser le peuple libanais depuis août dans la situation où il est", a poursuivi le président français.

Ces propos interviennent alors que mercredi, une source diplomatique française avait indiqué à des journalistes qu'Européens et Américains doivent accroître les "pressions" sur la classe politique libanaise pour obtenir la formation d'un nouveau gouvernement et cela pourrait in fine aussi passer par des "sanctions". Et le 11 mars, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait accusé les responsables politiques libanais de "non-assistance à pays en danger" en se refusant à sortir du statu quo et de la paralysie politique.

Depuis la démission du gouvernement de Hassane Diab après la tragique explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020, la classe politique n'a pas réussi à s'entendre sur la formation d'un nouveau cabinet capable de mener des réformes alors que le pays est au bord du chaos économique. Ces derniers jours, les pressions dans la rue (des protestations en raison de la crise économique et de la forte dépréciation de la livre libanaise) et sur le plan de la diplomatie internationale s'accentuent sur le président Aoun et le Premier ministre désigné Saad Hariri afin d'aboutir à un déblocage de cette crise politique. Jeudi, au lendemain de l'appel lancé par Michel Aoun à Saad Hariri pour former "immédiatement" le gouvernement ou "céder sa place", ce dernier s'est rendu au palais de Baabda et s'est entretenu avec le chef de l'Etat pour la 17e fois depuis sa nomination le 22 octobre 2020. Si, à l'issue de l'entretien, le Premier ministre désigné n'a pas annoncé de percée concrète au niveau du dossier gouvernemental, il a tout de même évoqué une "opportunité qu'il faut saisir" et signalé qu'une nouvelle réunion aura lieu avec le président lundi. Jeudi après-midi, après cette réunion entre le président et le Premier ministre, la livre s'échangeait à environ 12.400 contre le billet vert.


Le président français Emmanuel Macron a jugé mercredi nécessaire de "changer d'approche" au Liban, toujours sans gouvernement et embourbé dans une crise socio-économique sans précédent, accusant en creux les responsables libanais d'avoir failli à leurs responsabilités. M. Macron s'est fortement impliqué, en vain jusqu'à présent, pour tenter de débloquer la crise politique...

commentaires (14)

En effet, je pense qu'il est grand temps que les Libanais se réapproprient leur pays

CAMAYOU

12 h 33, le 19 mars 2021

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Commentaires (14)

  • En effet, je pense qu'il est grand temps que les Libanais se réapproprient leur pays

    CAMAYOU

    12 h 33, le 19 mars 2021

  • Il faut que Macron décide une fois pour toute de quelle côté il place la France. Côté barbus fanatiques et sanguinaires ou côté pro occident défendeur de la liberté d’expression et de la prospérité économique. S’il choisit enfin et sans équivoque le deuxième alors il est grand temps que le peuple libanais tout entier descende dans la rue, protégé par l’armée libanaise et fonce sur Baabda le parlement et le serail. Les libanais doivent prendre le pouvoir

    KARAM Peter

    23 h 58, le 18 mars 2021

  • Attention Hassouna va attaquer Macron pour collaboration avec l’ennemi et ingérence chose réservée à ses maîtres . Il aurait dû s’afficher avec un barbu des mollahs pour obtenir la bénédiction de HB pour aide précieuse indispensable au Liban ou alors avec Vlado.

    Sissi zayyat

    21 h 57, le 18 mars 2021

  • C'est surtout l'intérêt d'Israël qui est la préoccupation principale de l'Europe et des Etats -Unis. Tout le reste n'est qu'hypocrisie!

    Politiquement incorrect(e)

    20 h 39, le 18 mars 2021

  • He bien OUI! Declarations devant Reuven Rivlin. Ce qui prouve encore une fois qu'Israel est inquiet de voir le Liban devenir une province Iranienne entre les mains du Hezbollah. L'interet d'Israel est d'avoir un voisin LIBRE, INDEPENDANT et qui tienne debout economiquement. Ceux qui n'ont pas encore compris cela ne comprendront jamais rien.

    IMB a SPO

    20 h 15, le 18 mars 2021

  • Probablement, une nouvelle approche serait nécessaire. Car, un doute légitime existe, avec Aoun surtout , vus ses antécédents en matière de gouvernements , les choses traînant sans considération du temps perdu, et sans issue éventuelle à l'actuelle crise. Cette constatation, c'est juste après la 17ème concertation entre les 2 hommes, pour résoudre le dilemme de la formation du gouvernement.

    Esber

    19 h 51, le 18 mars 2021

  • C'est quand même beaucoup de culot de la part de la France d'imiter les USA en nous mettant à la remorque de l'etat héreux ! Çà ne marche pas chez nous ! Nous avons à nous defendre des dangers de l'implantation et de la mainmise etrangère sur nos gisements . Saint Vladumir y verra du rouge !

    Chucri Abboud

    19 h 43, le 18 mars 2021

  • Allez, le gros bâton... Il n’y a que cela qui pourrait, qui pourrait marcher... et encore...!

    LeRougeEtLeNoir

    19 h 30, le 18 mars 2021

  • "... a lancé M. Macron, lors d'une déclaration à l’Élysée aux côtés de son homologue israélien Reuven Rivlin avec qui il venait de s'entretenir". Holà, le hzb va monter sur ses grands chevaux, et y trouver un motif pour rabacher son opposition et sa résistance face à l'ennemi sahyouni !? Et comme l'ami de mon ennemi est mon ennemi, toute initiative française sera mal perçue !? J'espère me tromper.

    Desperados

    18 h 49, le 18 mars 2021

  • SI MACRON ENTEND PAR UNE NOUVELLE APPROCHE JETER DU LEST DU COTE DES BOYCOTTEURS AOUN, GENDRE ET HEZBOLLAH MERCI NOUS NE VOULONS PAS DE CETTE AIDE. SI PAR CONTRE APPLIQUER DES SANCTIONS DOULOUREUSES A LEUR ENCONTRE POUR LES OBLIGER A LA FORMATION D,UN GOUVERNEMENT DE MISSION DE MINISTRES NON PARTISANS ET INDEPENDANTS SERAIT ENCORE MIEUX ALORS BIENVENUE A LEUR AIDE. - MACRON, GARE A L,ERREUR POLITIQUE QUI SERAIT AUSSI STRATEGIQUE ET CATASTROPHIQUE AU PEUPLE LIBANAIS QUE VOUS AVEZ A COEUR.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 37, le 18 mars 2021

  • Voyons si nos chefs de tribus vont écouter M. Macron cette fois et former ce gouvernement tant attendu car le peuple ne peut plus supporter ce fardeau du vide qui tue .

    Antoine Sabbagha

    18 h 22, le 18 mars 2021

  • NOUS VOULONS AIDÉ LE PEUPLE LIBANAIS, COMMENT ? EN DEMANDANT AU NOUVEAU HARIRI DE FORMER UN GOUVERNEMENT AVEC L'ACCORD DU JEUNE PATRIOTE IRANIEN AOUN. MERCI POUR CET AIDE.

    Gebran Eid

    18 h 12, le 18 mars 2021

  • Monsieur Macron, ils vont faire semblant de se réunir pour régler le problème de la formation du gouvernent parce que vous avez menacé de sanctions et on pris peur. Mais il vont attendre que la ferveur des pays tombent pour se montrer à nouveau intraitables et obtus. Il ne faut pas menacer ni leur donner d’ultimatum, il faut que les sanctions tombent au plus vite pour que les libanais se débarrassent d’eux et qu’ils puissent rebâtir leur pays. Beaucoup de libanais ne sont pas convaincus de la culpabilité de leurs leaders et demandent des preuves pour s’en détourner. Alors puisque vous avez tous les preuves irréfutables, publiez les et sanctionnez sans oublier aucun et vite le temps joue contre nous et l’existence de notre pays.

    Sissi zayyat

    17 h 51, le 18 mars 2021

  • Je suis sidéré par ces propos sur le Liban, lors d’une rencontre avec le président Israélien. Il faut remercier l’Iran et ses alliés libanais d’avoir ramené le Liban 40 ans en arrière. Depuis mai 2007, le Liban s’effondre progressivement... C’est affligeant!!!

    Alexandre Husson

    17 h 45, le 18 mars 2021

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