Les prix de l’essence, fixés par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, ont poursuivi leur hausse hier, dans un contexte de crise économique et de craintes de pénurie. Georges Brax, qui dirige pour le moment le syndicat des propriétaires de station-service suite au décès de son père, Samy Brax, dans l’attente de nouvelles élections, a toutefois assuré hier à L’Orient-Le Jour l’absence de pénurie de carburant dans le pays.
Il a plutôt souligné des problèmes d’approvisionnement dus à la lenteur des transferts de fonds en provenance de la Banque du Liban (BDL) et aux fermetures de routes par des manifestants ces derniers jours en réponse à l’incurie des dirigeants libanais face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
Depuis lundi, des stations-service de plusieurs régions ont dû fermer en raison d’un épuisement de leur stock, notamment dans le nord et le sud du pays, ainsi que dans la Békaa. « Avec la réouverture des routes hier, la situation devrait rapidement revenir à la normale », a-t-il expliqué.
Plus tard dans la journée, George Brax a également lié la hausse des prix des carburants à la conjoncture mondiale du prix du baril de pétrole, établi hier autour des 65 dollars après avoir furtivement dépassé les 70 dollars lundi.
Ainsi, le prix des 20 litres d’essence 95 et 98 octanes a augmenté de 1 300 livres. Les 20 litres de 95 octanes passent donc à 34 800 livres et ceux de 98 octane à 35 800. Les 20 litres de mazout ont aussi augmenté de 1 000 livres et coûtent désormais 24 400 livres. Enfin, la bonbonne de gaz passe de 25 300 à 25 800 livres.
Les prix des carburants sont aussi déterminés par le taux de change de la livre qui s’échangeait hier entre 10 400 et 10 600 livres pour un dollar sur le marché noir, contre une parité officielle de 1 507,5 livres le dollar. En effet, depuis octobre 2019, la BDL subventionne une partie (90 % actuellement) de la facture des importations de carburants au taux officiel, le reste étant payé au taux du marché noir.
Des prix qui portent de plus en plus atteinte au pouvoir d’achat des Libanais, qui a fondu en un an et demi de crises et alors que l’État se prépare à limiter les subventions existantes sur certaines importations essentielles, dont celles du carburant.
Il a plutôt souligné des problèmes d’approvisionnement dus à la lenteur des transferts de fonds en provenance de la Banque du Liban (BDL) et aux fermetures de routes par des manifestants ces derniers jours en réponse à l’incurie des dirigeants libanais face à la crise multidimensionnelle que traverse le pays.
Depuis lundi, des stations-service de plusieurs régions ont dû fermer...


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