Le directeur général de la Direction des adjudications (DDA), Jean Ellieh, a annoncé hier la publication sur le site de l’institution des cahiers des charges correspondant aux appels d’offres pour l’importation de fuel-oil de grade A (480 000 tonnes), de grade B (410 000 tonnes) et de gas-oil (605 000 tonnes) à destination d’Électricité du Liban (EDL), afin d’approvisionner les centrales électriques du pays. Avec des échéances respectivement fixées aux 19, 20 et 21 avril prochain, ces appels d’offres portent sur la durée restante de 2021 et seront renouvelables chaque année. Une annonce qui suit l’arrivée à terme du contrat entre l’État libanais, et les compagnies algérienne et koweïtienne, Sonatrach et Kuwait Petroleum Corporation (KPC), fin 2020, sans qu’aucun remplaçant n’ait été trouvé au préalable. Le contrat de cette dernière a toutefois été renouvelé pour trois mois, selon nos informations.
Ces cahiers des charges avaient fait l’objet d’une polémique entre la DDA et la Direction générale du pétrole, qui relève du ministère de l’Énergie, avant l’expiration des contrats existants en décembre dernier avec Sonatrach et KPC. Depuis, et pour éviter une grave pénurie de fuel, le ministère a eu recours à des appels d’offres de type spot-cargo, réservés aux commandes ponctuelles. Cela n’aura toutefois pas évité un rationnement extrême de l’électricité dans le pays en février suite au retard d’ouverture des lignes de crédit par le gouvernement libanais. Lundi, le ministre sortant de l’Énergie, Raymond Ghajar, a d’ailleurs rappelé dans une émission télévisée le risque d’une pénurie totale d’électricité à fin mars « si des financements supplémentaires n’étaient pas trouvés ».


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