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Société - Conflit

Sit-in à Tripoli pour réclamer la démission du gouverneur du Liban-Nord

Sit-in à Tripoli pour réclamer la démission du gouverneur du Liban-Nord

Les protestataires ont appelé au départ du mohafez. Photo ANI

Quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés hier devant le Sérail de Tripoli pour réclamer la démission du mohafez du Nord, Ramzi Nohra, en scandant des slogans hostiles à ce dernier, après l’incident qui s’est produit mercredi entre lui et le président du conseil municipal de Tripoli, Riad Yamak. L’armée et les forces de l’ordre se sont déployées près du lieu, mais aucun incident n’a été signalé.

M. Nohra, qui avait convoqué M. Yamak pour enquêter sur les circonstances de l’incendie criminel du siège de la municipalité il y a près d’un mois lors de violentes manifestations, a été la cible de vives accusations après avoir empêché l’élu de sortir de son bureau s’il n’effaçait pas les photos du procès-verbal renfermant sa déposition ou du moins s’il ne signait pas qu’il a refusé de le faire. Le président du conseil municipal avait finalement accepté d’inscrire son refus dans le procès-verbal, et ce n’est qu’alors qu’il aurait été autorisé à quitter les lieux.Député de Tripoli, Fayçal Karamé, qui recevait hier en sa résidence des délégations populaires, a expliqué devant ses hôtes que le mohafez avait convoqué Riad Yamak après avoir reçu une pétition de membres du conseil municipal de la ville lui demandant d’enquêter avec ce dernier au sujet de l’incendie du bâtiment. « Ce qui s’est passé, c’est que le mohafez a assumé le rôle de juge d’instruction et a exagéré dans son enquête dans laquelle il s’est laissé aller au point de considérer Yamak comme étant accusé » dans l’affaire de l’incendie, a expliqué M. Karamé, soulignant que Ramzi Nohra « a effectivement porté atteinte à la dignité du président du conseil municipal ». Il a fait part de son « indignation », jugeant que « ce sont tous les Tripolitains que le mohafez à humiliés à travers ce comportement ». « À mon avis, il ne pourrait pas garder son poste », a ajouté Fayçal Karamé.

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Le Premier ministre sortant, Hassane Diab, a demandé au ministre sortant de l’Intérieur, Mohammad Fahmi, d’ouvrir une enquête « rapide et transparente » sur l’incident afin « d’imposer des sanctions disciplinaires appropriées », rapporte son bureau de presse. Le ministre sortant de l’Intérieur a ensuite indiqué avoir envoyé à l’Inspection centrale « le dossier complet sur l’incident » entre le mohafez et M. Yamak « pour les besoins de l’enquête ».

L’incident avait suscité un tollé jeudi au sein de la société civile à Tripoli qui a organisé devant le palais municipal un sit-in auquel ont participé des membres de la municipalité pour protester contre la séquestration de M. Yamak. Selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), les protestataires ont scandé des slogans hostiles au mohafez, appelant à son départ.

Fin janvier, l’incendie du siège de la municipalité de Tripoli par des manifestants en colère contre la situation socio-économique avait provoqué une vive réaction parmi les responsables politiques, tandis que la grande ville du Nord avait été le théâtre de manifestations émaillées de heurts violents durant plusieurs jours. Ces violences avaient fait un mort parmi les manifestants, et plus de 300 blessés parmi les protestataires et les forces de l’ordre.


Quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés hier devant le Sérail de Tripoli pour réclamer la démission du mohafez du Nord, Ramzi Nohra, en scandant des slogans hostiles à ce dernier, après l’incident qui s’est produit mercredi entre lui et le président du conseil municipal de Tripoli, Riad Yamak. L’armée et les forces de l’ordre se sont déployées près du lieu, mais...

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Malheureusement son éviction ainsi que celle tous les autres malfrats ne seraient possible qu’une fois leurs donneurs d’ordres et leurs corrupteurs sont dégagés. Ils les ont placés pour faire le sale boulot de sape pour dominer et écraser un peuple qui a toujours refusé de se mettre à genoux.

Sissi zayyat

12 h 27, le 27 février 2021

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Commentaires (1)

  • Malheureusement son éviction ainsi que celle tous les autres malfrats ne seraient possible qu’une fois leurs donneurs d’ordres et leurs corrupteurs sont dégagés. Ils les ont placés pour faire le sale boulot de sape pour dominer et écraser un peuple qui a toujours refusé de se mettre à genoux.

    Sissi zayyat

    12 h 27, le 27 février 2021

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