Rechercher
Rechercher

Société - Covid-19 au Liban

Déjà 4.340 décès, un an après la détection du premier cas

Sami Brax, président du syndicat des propriétaires de stations-service, emporté par des complications liées au Covid-19.

Déjà 4.340 décès, un an après la détection du premier cas

Une femme se faisant administrer le vaccin dans un hôpital de Beyrouth, le 15 février 2021. Photo Joao Sousa

Un an après la déclaration officielle du premier cas de coronavirus au Liban, le pays a enregistré 43 décès et 1.685 nouvelles contamination au cours des dernières 24h, selon le bilan publié dimanche soir par le ministère de la Santé. Le taux de propagation par rapport au nombre de tests effectués au cours des 14 derniers jours est de 18,3 %, un chiffre en baisse depuis plusieurs jours mais qui reste quand même élevé. Au total, 355.056 personnes ont contracté le virus depuis février 2020, parmi lesquelles 4.340 sont décédées, alors que 268.071 ont été guéries. Parmi les cas toujours actifs, 2.206 personnes sont hospitalisées, dont 935 en soins intensifs.

Des complications liées au Covid-19 ont notamment emporté dimanche le président du syndicat des propriétaires de stations-service au Liban, Sami Brax.

Commentant les dernières statistiques de contamination disponibles et leur répartition régionale, le ministre sortant de la Santé Hamad Hassan, en visite à l'hôpital gouvernemental de Baalbeck, a souligné que contrairement à d'autres régions comme Beyrouth et le Mont-Liban, où le taux de contamination avait baissé grâce au confinement, le nombre de nouveaux cas continuait à augmenter dans la région de Baalbeck-Hermel en raison du manque de respect des mesures sanitaires.

Lire aussi

Les défis de l’intégration du secteur privé dans la stratégie nationale de vaccination

Concernant la vaccination, le ministre Hassan a indiqué que le mohafazat de Baalbeck-Hermel connaissait un des taux les plus bas d'inscription sur la plateforme de vaccination, s'élevant à 2% des inscriptions totales, après le Akkar (1,6%). Il a espéré que ces chiffres augmenteraient et appelé les autorités locales à aider les habitants à s'inscrire, surtout les personnes âgées. Il a en outre rappelé que la vaccination, conformément à la stratégie mise en place, vise à "protéger toute la société, qu'il s'agisse des Libanais ou des résidents étrangers". Il a fait cette déclaration alors que des informations ont circulé dernièrement faisant état du refus de vacciner certains ressortissants étrangers, notamment des Palestiniens.

Le coup d'envoi de la campagne de vaccination a été lancé en début de semaine dans tout le Liban. Ainsi, les premières 28.500 doses du vaccin Pfizer/BioNTech, arrivées la semaines dernière, ont été distribuées dans des centres de vaccination agréés et, samedi, le pays a également reçu un 2e lot de 31.500 doses de ce même vaccin. Le ministre Hamad Hassan avait en outre annoncé vendredi la signature d'un contrat pour l'importation d'un million et demi de doses du vaccin AstraZeneca/Oxford. Des doses de ce vaccin et du russe Spoutnik V devraient être réceptionnées dans les prochaines semaines. Le ministère de la Santé a parallèlement commencé à étudier le dossier des vaccins chinois.

Lire aussi

Vaccination anti-Covid-19 : un traitement préférentiel pour certains employés de l’AUBMC

Le Liban a entamé le 8 février son déconfinement progressif, après trois semaines de bouclage strict. Le couvre-feu total reste en vigueur, mais certains secteurs ont pu rouvrir leurs portes, notamment les magasins d'alimentation et les banques. Ce déblocage s'étend sur quatre phases de deux semaines chacune et une nouvelle phase doit commencer ce lundi avec la réouverture de plusieurs secteurs.

Le déconfinement a été entamé malgré des statistiques toujours élevées en matière de contaminations et décès. Le nombre d'hospitalisations reste aussi relativement élevé, alors que les hôpitaux du pays, qui souffrent déjà des retombées de la grave crise économique et financière que subit le pays, sont toujours à la limite de la saturation. Une situation aggravée par le nouveau différend entre les hôpitaux et les assurances à propos de l'augmentation des tarifs pour les patients disposant d'une assurance à cause de la dévaluation de la livre libanaise. "Si ce différend n'est pas réglé, nous connaîtrons un chaos dans le milieu hospitalier et un effondrement des assurances", a mis en garde le président de la Commission parlementaire de la santé, Assem Araji.


Un an après la déclaration officielle du premier cas de coronavirus au Liban, le pays a enregistré 43 décès et 1.685 nouvelles contamination au cours des dernières 24h, selon le bilan publié dimanche soir par le ministère de la Santé. Le taux de propagation par rapport au nombre de tests effectués au cours des 14 derniers jours est de 18,3 %, un chiffre en baisse depuis plusieurs jours...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut