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Politique

Ils ont dit... sur la décision de dessaisir le juge Sawan de l’enquête du port

– Le chef des Forces libanaises Samir Geagea : « Nous avions malheureusement prévu que le juge Fadi Sawan serait dessaisi de cette enquête après tous les obstacles qui ont été placés sur son chemin. Personne ne pourra nous convaincre qu’une enquête locale est susceptible de nous mener à la vérité concernant le crime du port (…) Nous demandons au président de la République et au Premier ministre sortant d’envoyer un message sans tarder au secrétaire général de l’ONU afin de requérir la formation d’un comité international d’investigation sur ce drame. »

– Le chef du parti Kataëb, le député démissionnaire Samy Gemayel : « Le cheminement de cette enquête, du refus (de responsables politiques) de comparaître devant les juges jusqu’à la décision de dessaisir le juge Sawan, nous conforte dans l’idée que des soupçons pèsent sur cette investigation qui souffre de nombreuses lacunes. Ce dossier est désormais entaché par une nette tendance à la politisation, s’étant perdu dans des dédales coutumiers qui visent à dévier les procédures judiciaires de leur objectif, comme durant la période de la tutelle syrienne. (…) Voilà pourquoi nous n’avons plus confiance dans la procédure judiciaire libanaise et ne retenons que deux choix possibles : d’une part l’internationalisation de l’enquête conformément à une demande formulée par le parti Kataëb le 23 septembre 2020 (…) et d’autre part le renforcement de l’indépendance de la justice, qui passerait par un remplacement pur et simple de cette classe politique. »

– Le bureau de justice du Parti socialiste progressiste : « La décision prise par la Cour de cassation est un point noir dans l’histoire de la justice libanaise pour plusieurs raisons. D’une part, les justifications apportées ne correspondent pas aux prérogatives de la Cour de cassation pénale (…) D’autre part, ces justifications avancées par la cour ne sont accompagnées d’aucune preuve pratique qui explique qu’elle en ait tiré une pareille conclusion. Enfin, cette décision, dans la manière dont elle a été présentée, reflète clairement le préjugé qui a été décidé dans les coulisses par les forces politiques lésées par une enquête transparente, menée par un juge probe résolu à révéler la vérité. »

– Fouad Siniora, ancien Premier ministre : « J’aurais préféré que l’enquête soit menée dès le début dans le cadre d’une investigation internationale. Dans le cas où cela ne se concrétiserait pas, le dossier sera de plus en plus inextricable. Voilà pourquoi j’aurais souhaité que le juge Sawan (ne se mette pas dans son tort et qu’il) respecte les dispositions de la Constitution, et qu’il poursuive son enquête en accordant de l’importance à toutes les facettes de cette affaire, non seulement celles en relation avec les responsabilités des cadres administratifs et sécuritaires du port, et qu’il ne se contente pas de poursuites contre eux. Pour moi, l’essentiel réside dans la responsabilité de ceux qui ont fait parvenir ces matières au port, ainsi que celle de tout pays ou parti impliqué. »


– Le chef des Forces libanaises Samir Geagea : « Nous avions malheureusement prévu que le juge Fadi Sawan serait dessaisi de cette enquête après tous les obstacles qui ont été placés sur son chemin. Personne ne pourra nous convaincre qu’une enquête locale est susceptible de nous mener à la vérité concernant le crime du port (…) Nous demandons au président de la...

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