Le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a affirmé samedi n’avoir reçu aucune réponse de la part du gouverneur de la Banque du Liban (BDL) concernant l’audit juricomptable, alors que celle-ci avait annoncé la veille avoir adressé un mémorandum au ministère affirmant sa volonté de « coopérer positivement » avec le cabinet de conseil américain Alvarez & Marsal.
« Aucune réponse du gouverneur de la BDL concernant l’audit juricomptable n’est parvenue au ministre Wazni le 12 février 2021 », indique un communiqué du bureau de presse du ministre. « Ce qui est valable pour l’audit juricomptable l’est également pour les subventions et les transferts à Électricité du Liban, à moins que le gouverneur ait changé sa politique de communication et souhaite désormais communiquer uniquement via la presse », ironise le texte.
Cela fait déjà plus d’un mois que le cabinet Alvarez & Marsal attend une décision au sujet de la « coopération » de la BDL, selon une source proche du dossier. En effet, bien que l’État ait signé en septembre dernier un contrat avec le cabinet d’audit, ce dernier avait finalement jeté l’éponge en novembre face au refus de la Banque centrale de lui fournir un certain nombre de documents et informations en invoquant le secret bancaire. Toutefois, le 21 décembre, le Parlement a adopté une loi levant ce secret sur les comptes de la BDL et des institutions publiques, permettant ainsi au Liban de reprendre contact avec la société d’audit la veille de Noël. Un nouveau contrat devrait être signé pour englober les comptes des institutions publiques.
L’audit des comptes de la Banque centrale est l’une des conditions posées par la communauté internationale pour le déblocage d’une aide financière au Liban qui glisse depuis plus d’un an dans un abîme économique et financier.


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