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Économie - Confinement

Les commerçants vont proposer un protocole sanitaire pour ouvrir leurs portes dès lundi

Les commerçants vont proposer un protocole sanitaire pour ouvrir leurs portes dès lundi

Le président de l’Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, a prévenu hier du risque social et sécuritaire que la fermeture prolongée du secteur risque d’engendrer. Photo M.A.

L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) a demandé hier, lors d’une conférence de presse à Beyrouth, que le secteur puisse ouvrir ses portes dès lundi 15 février, plutôt qu’à partir du 8 mars comme le prévoit la stratégie de déconfinement progressif mise en place par les autorités et qui suit près d’un mois de bouclage strict pour limiter la propagation du coronavirus. Selon son président Nicolas Chammas, l’association travaille actuellement sur un protocole sanitaire, dont les contours n’ont pas encore été précisément définis. Au début du mois, une semaine avant l’ouverture progressive, l’ACB avait publié un communiqué dans lequel elle s’engageait à réduire son effectif à « 50 % » par exemple et à effectuer des tests PCR « réguliers » pour ses employés. Hier, l’association a précisé que les commerçants seraient d’accord pour ouvrir leurs commerces à temps partiel, le cas échéant.

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Une délégation de « propriétaires d’entreprise », selon le terme employé par le communiqué du ministère de l’Économie et du Commerce, a rencontré le ministre sortant Raoul Nehmé pour lui présenter les difficultés du secteur, malmené par la crise économique et financière, la dépréciation de la livre de près de 80 %, l’explosion meurtrière du port de Beyrouth le 4 août dernier et les fermetures successives des commerces en raison de la crise sanitaire. Le ministre leur a alors demandé de présenter par écrit leurs propositions de protocole sanitaire, afin qu’elles soient présentées au comité interministériel chargé de la lutte contre le Covid-19. Nicolas Chammas a aussi appelé l’État à punir les contrevenants sévèrement dans le cas de non-respect du protocole sanitaire.

Réductions fiscales

Nicolas Chammas a prévenu du risque social et sécuritaire que la prolongation de la fermeture engendre, le secteur employant près de « 27 % » de la main-d’œuvre du pays, selon lui. « Jusqu’à présent, nous avons réussi à contenir les gens. Mais si la situation continue, ils vont descendre dans les rues », a mis en garde le syndicaliste.

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L’ACB a demandé à nouveau à l’État de lui octroyer des réductions fiscales pour toute l’année 2020, afin de pouvoir payer les salaires des employés. Au début du mois, l’association a plaidé pour une suppression des impôts et des frais pour les années 2020 et 2021 et, si possible, que l’État subventionne « 20 % du chiffre d’affaires ou 80 % des paiements de salaires », entre autres mesures de compensation pour les pertes occasionnées. Les commerçants de Beyrouth ne sont pas les seuls à demander une réouverture du secteur. C’est par exemple le cas des commerçants de Jounieh et du Kesrouan mardi dans un communiqué. En début de semaine, les commerçants de Tyr (Liban-Sud), de Rachaya (Békaa) et du Batroun (Liban-Nord) ont manifesté contre le prolongement de la fermeture. Le secteur commercial n’est pas le seul mécontent dans l’histoire. En effet, le président du syndicat des transports terrestres, Bassam Tleiss a, lui, rencontré le ministre sortant des Travaux publics Michel Najjar pour discuter des difficultés de la filière en ces temps d’ouverture progressive, le nombre de passagers permis actuellement étant de 30 %.


L’Association des commerçants de Beyrouth (ACB) a demandé hier, lors d’une conférence de presse à Beyrouth, que le secteur puisse ouvrir ses portes dès lundi 15 février, plutôt qu’à partir du 8 mars comme le prévoit la stratégie de déconfinement progressif mise en place par les autorités et qui suit près d’un mois de bouclage strict pour limiter la propagation du...

commentaires (3)

Bravo, ouvrez!

Je partage mon avis

15 h 35, le 11 février 2021

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Commentaires (3)

  • Bravo, ouvrez!

    Je partage mon avis

    15 h 35, le 11 février 2021

  • de grace mr chammas et Co restez dans la logique, ne divaguez pas, surtout ne faites pas de la demagogie. "" reductions fiscales "" ? dans quels buts vous tenez juste a surexciter les commercants naifs ? quels impots les commercants auront a payer pour une annee 2020 plombee par mille et un desastre ?

    gaby sioufi

    10 h 44, le 11 février 2021

  • Le pays est confiné depuis le 14 janvier et les nombres de décès et de nouvelles contaminations sont toujours très élevés. Et le secteur économique qui s’effondre de plus en plus. C’est sans doute le but recherché par ce gouvernement qui est la destruction complète et totale du pays pour qu’une partie particulière termine sa mainmise totale sur le pays

    Liberté de Penser

    08 h 30, le 11 février 2021

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