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Société - Covid-19

Retour un peu chaotique dans les supermarchés au premier jour du déconfinement progressif

Le premier lot de vaccins devrait arriver au Liban la semaine prochaine.

Retour un peu chaotique dans les supermarchés au premier jour du déconfinement progressif

Des manifestants rassemblés hier à Saïda pour contester les mesures de bouclage. Photo Mountasser Abdallah

Devant un supermarché du Metn, une femme, deux masques superposés ajustés sur le visage et les mains gantées de vinyl bleu, fait les cent pas. Elle attend impatiemment que le vigile posté à l’entrée de l’établissement la fasse entrer. La file est longue.

« Je suis arrivée en avance au rendez-vous pris sur la plateforme et fixé à 14h, explique-t-elle. Dix minutes se sont écoulées et j’attends toujours. J’ai une longue liste de courses à faire. Durant le bouclage, j’achetais les choses nécessaires chez l’épicier du quartier. Mais je manque de nombreux produits que je n’y trouvais pas. On m’a accordé deux heures pour faire mes courses. À ce rythme, je risque de ne pas pouvoir tout acheter. »

Plus loin, deux autres femmes discutent nerveusement avec l’agent de sécurité. « D’accord, c’est ma mère, mais nous n’habitons pas ensemble. Chacune de nous a pris une permission. Vous ne pouvez pas nous interdire d’entrer au supermarché », lance la plus jeune d’entre elles. Elle s’éloigne en marmonnant : « Ce n’est pas ma faute si d’autres sont venus en groupe et veulent utiliser une même permission pour entrer ! »

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Au premier jour du confinement progressif, dans le cadre duquel les supermarchés peuvent rouvrir leurs portes 24 heures sur 24, à 20 % de leur capacité d’accueil, un certain chaos régnait hier. Des personnes se sont présentées devant les établissements sans avoir obtenu d’autorisation préalable. D’autres, munies d’un téléphone mobile ancienne génération, se plaignent parce qu’elles ne pouvaient pas télécharger des applications ou requérir la permission en ligne.

Devant les banques, également incluses dans cette première phase de réouverture au cours de laquelle le couvre-feu reste en vigueur, la situation ne se présentait pas sous un meilleur jour. De longues files se formaient devant les établissements. Et les clients s’impatientaient.

Soixante et un décès

Au premier jour du déconfinement progressif, la courbe des décès du Covid-19 continuait en outre son ascension. Hier, 61 patients ont succombé à la maladie, au nombre desquels le député Jean Obeid (voir par ailleurs). 2 063 nouvelles contaminations au coronavirus ont été signalées, selon le bilan quotidien du ministère de la Santé. Une baisse relative des chiffres quotidiens due au faible nombre de tests de dépistage effectués dimanche, de nombreux laboratoires étant fermés le week-end.

Avec ces nouveaux chiffres, le taux de contamination par rapport au nombre de tests effectués au cours des deux dernières semaines reste élevé, frôlant les 22 %. Au total, 321 980 personnes ont contracté le virus depuis février 2020, au nombre desquelles 3 677 sont décédées et 211 876 guéries. Parmi les cas toujours actifs, 2 254 personnes sont hospitalisées, dont 906 en soins intensifs.

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Par ailleurs, les manifestations contre les mesures de bouclage se sont poursuivies hier. Ainsi, s’opposant à la décision de garder les commerces fermés pendant plusieurs semaines encore, des associations de commerçants de plusieurs régions ont appelé à amender la progression du déconfinement afin de permettre une réouverture anticipée. Des commerçants ont manifesté leur mécontentement à Saïda et Tyr, au Liban-Sud, ainsi que dans la Békaa, réclamant l’autorisation de rouvrir leurs boutiques.

Crainte d’une « nouvelle vague »

Les appels au respect des mesures d’allègement du confinement se sont multipliés hier. « Nous demandons aux gens de respecter les procédures pour le bon fonctionnement de ces mesures et de ne pas tenter de ruser avec la loi », a ainsi déclaré le conseiller du ministre sortant de la Santé, Mohammad Haïdar, lors d’un entretien sur la chaîne libanaise LBCI.

M. Haïdar a par ailleurs confirmé que le premier lot de vaccins développés par Pfizer/BioNTech arrivera au Liban « en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine », comme cela était prévu. Des doses du vaccin russe Spoutnik V et de celui développé par AstraZeneca sont également attendues au cours des prochaines semaines.

De son côté, le président de la commission parlementaire de la Santé, Assem Araji, a exprimé hier sa crainte que le Liban ne connaisse rapidement une nouvelle vague du virus, notamment à cause de la présence du variant britannique qui se propage rapidement. Reconnaissant dans un entretien accordé sur les ondes de « la Voix de tout le Liban » que le pays « ne dispose pas de suffisamment de laboratoires pour déterminer la prévalence de la souche » britannique, il a insisté sur la nécessité et l’importance de continuer à respecter les mesures préventives et d’adhérer au couvre-feu pour éviter cette nouvelle vague.

Devant un supermarché du Metn, une femme, deux masques superposés ajustés sur le visage et les mains gantées de vinyl bleu, fait les cent pas. Elle attend impatiemment que le vigile posté à l’entrée de l’établissement la fasse entrer. La file est longue. « Je suis arrivée en avance au rendez-vous pris sur la plateforme et fixé à 14h, explique-t-elle. Dix minutes se sont écoulées et j’attends toujours. J’ai une longue liste de courses à faire. Durant le bouclage, j’achetais les choses nécessaires chez l’épicier du quartier. Mais je manque de nombreux produits que je n’y trouvais pas. On m’a accordé deux heures pour faire mes courses. À ce rythme, je risque de ne pas pouvoir tout acheter. » Plus loin, deux autres femmes discutent nerveusement avec l’agent de sécurité. « D’accord,...
commentaires (1)

La seule chose utile et logique, est l'ouverture 24 heures des supermarchés, de façon à diluer au maximum, la concentration de la foule, et par conséquent, le risque de transmission du virus. La permission sur l'application, complique l'effet escompté, car il y aurait une foule dense à l'extérieur, qui annulerait tout l'avantage attendu.

Esber

09 h 25, le 09 février 2021

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Commentaires (1)

  • La seule chose utile et logique, est l'ouverture 24 heures des supermarchés, de façon à diluer au maximum, la concentration de la foule, et par conséquent, le risque de transmission du virus. La permission sur l'application, complique l'effet escompté, car il y aurait une foule dense à l'extérieur, qui annulerait tout l'avantage attendu.

    Esber

    09 h 25, le 09 février 2021

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