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Économie - Commerce

La voie se libère pour la première femme africaine à la tête de l’OMC

La voie se libère pour la première femme africaine à la tête de l’OMC

La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala n’attend que l’approbation des États-Unis pour prendre la tête de l’Organisation mondiale du commerce. Photo d’archives AFP

La voie s’est dégagée un peu plus hier pour que la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala puisse devenir la première directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à condition toutefois que la nouvelle administration Biden lui donne sa bénédiction. La seule autre candidate à ce poste restant encore en lice, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, a officiellement renoncé hier à briguer ce mandat. Mme Yoo a consulté les États-Unis, qui sous Donald Trump étaient son principal soutien, et d’autres capitales, et « décidé de renoncer à sa candidature », a précisé le ministère sud-coréen du Commerce dans un communiqué.

La candidate nigériane « ne sera pas automatiquement désignée. Le choix exige un consensus qui en pratique veut dire que les États-Unis adhèrent au consensus », a toutefois tempéré un diplomate européen en charge du commerce à Genève à l’AFP, tout en expliquant que le retrait de la candidate coréenne laissait entendre que c’est exactement ce qui est en train de se passer. Le processus de désignation d’un successeur au Brésilien Roberto Azevedo, parti un an avant la fin de son mandat pour raisons familiales, est dans une impasse depuis l’automne. Le comité chargé de la succession avait annoncé le 28 octobre que la candidate la mieux placée pour faire l’objet d’un consensus était la Nigériane, qui se fait appeler Dr Ngozi.

En plus d’être la première femme à la tête de l’OMC, elle serait la première directrice générale originaire d’Afrique. Mais les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, lui ont barré la route, soutenant Mme Yoo, première femme à avoir été ministre du Commerce dans son pays, en arguant du fait qu’elle avait 25 ans d’expérience dans le domaine. La position de l’ex-administration Trump a poussé le processus dans l’impasse.

Le prochain chef de l’institution devra affronter la crise économique, mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les États-Unis. À la mi-octobre, Ngozi Okonjo-Iweala avait indiqué vouloir se donner deux priorités pour montrer que l’OMC est indispensable. Elle souhaite pouvoir présenter à la prochaine Conférence ministérielle de l’organisation un accord sur les subventions à la pêche – qui est pour l’heure au point mort – pour démontrer que l’OMC peut encore produire des avancées multilatérales. L’autre priorité, c’est de rebâtir l’organe de règlement des différends – le tribunal de l’OMC – qui a été torpillé par l’administration Trump et est en état de mort cérébrale.

L’OMC a une réunion prévue le 1er et le 2 mars de son Conseil général, mais le porte-parole a souligné que ce calendrier pouvait être accéléré si besoin.

Christophe VOGT, avec Claire LEE à Séoul/ AFP

La voie s’est dégagée un peu plus hier pour que la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala puisse devenir la première directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), à condition toutefois que la nouvelle administration Biden lui donne sa bénédiction. La seule autre candidate à ce poste restant encore en lice, la ministre sud-coréenne du Commerce Yoo Myung-hee, a officiellement renoncé hier à briguer ce mandat. Mme Yoo a consulté les États-Unis, qui sous Donald Trump étaient son principal soutien, et d’autres capitales, et « décidé de renoncer à sa candidature », a précisé le ministère sud-coréen du Commerce dans un communiqué.La candidate nigériane « ne sera pas automatiquement désignée. Le choix exige un consensus qui en pratique veut dire que les États-Unis adhèrent au...
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