La Banque du Liban serait à l’origine de la décision de fixer à 6 240 livres le taux de déboursement des aides accordées à près de 800 000 Libanais dans le cadre de l’aide d’urgence accordée en janvier par la Banque mondiale, selon deux documents, dont un non daté mais signé par le gouverneur Riad Salamé, relayés par l’ancien banquier Dan Azzi sur son compte Twitter. Dans le courrier en question, le gouverneur affirme que la BDL a bien suggéré ce taux – qui est équivalent à 1,6 fois celui de 3 900 livres pour un dollar imposé aux agents de change via l’application Sayrafa et qui pourra être modifié. Ce taux est cependant inférieur à celui du marché parallèle, actuellement de 9 000 livres pour un dollar, ce qui a fait l’objet de nombreuses critiques dénonçant l’accaparation par l’État d’une partie des aides versées dans un contexte de crise et de dépréciation de la livre. Dans son courrier, le gouverneur justifie cette décision en soulignant que la BDL est « la seule source de financement en monnaie forte pour toutes les institutions du pays ainsi que les mécanismes de subvention « existants pour l’importation des marchandises essentielles ». Le second document partagé par Dan Azzi est une note technique datée du 30 janvier et rédigée par le département des statistiques de la BDL concernant le calcul de l’inflation. La Banque mondiale avait pour sa part indiqué que ce taux de déboursement avait été fixé à la demande du gouvernement libanais.
Économie - Finance
La BDL à l’origine du choix du taux de déboursement des aides de la Banque mondiale, selon un document
OLJ / le 06 février 2021 à 00h00


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